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Le monde changeant de l'impression d'étiquettes

Mike Fairley (FINAT) À quelques semaines de l'ouverture de la prochaine édition de Labelexpo Europe, Mike Fairley revient sur la manière dont la technologie d'impression des étiquettes a évolué au fil des années.
Il passe en revue quelques-unes des décisions d'investissement en machines auxquelles les transformateurs font face aujourd'hui.

 Ancienne étiquette de boisson
Plus de 400 ans se sont écoulés depuis la fabrication des premières étiquettes imprimées connues. À l'époque, elles auraient été imprimées sur du papier à la cuve, avec des caractères typographiques en relief ou des images gravées dans le bois ou le métal, la pression d'impression étant exercée par la platine d'une presse manuelle et un simple mécanisme à vis.
La préhistoire des étiquettes
Les premiers changements notables se firent ensuite attendre pendant encore deux-cents ans. Certes, les presses en bois étaient désormais fabriquées en fonte, avec un système de levier, mais le papier était toujours fabriqué à la main. Au début du XIXe toutefois, la révolution industrielle allait induire des changements radicaux dans le monde de l'imprimerie, avec les premières presses à cylindre (à vapeur), l'introduction du procédé offset et les machines à papier en continu.
Les années 1800 apportèrent également le papier couché, le procédé simili, l'impression de couleurs, ainsi qu'une kyrielle de nouveaux besoins et applications qui présidèrent au tout début de ce que nous appelons aujourd'hui le secteur de l'étiquette. Parmi ces nouvelles applications du XIXe siècle, figurent la production automatique en grands volumes de bouteilles en verre de taille standard et l'apparition des chaînes d'embouteillage, les premières usines de conserves, la croissance fulgurante des produits pharmaceutiques, et la fabrication de toutes sortes d'étiquettes : pour les caisses, les valises, les boîtes et bagues de cigares, les allumettes,... imprimées cette fois en offset feuille ou en typographie.
La première partie du XXe siècle vit l'introduction des premières presses petite laize pour l'impression de rubans gommés et autoadhésifs. Les innovations décisives pour l'imprimeur petite laize découlèrent de développements dus à Stan Avery, qui permettaient désormais d'avoir des étiquettes autoadhésives pourvues d'un support dorsal et découpées à la forme sur la presse. La possibilité désormais offerte de façonner des supports avec des formes de découpe sur un dorsal protecteur permettait de fabriquer des étiquettes autocollantes en bobines. Il ne fallu pas attendre longtemps pour que des constructeurs tels que Gallus, Nilpeter et Mark Andy produisent les premières presses typo et flexo dédiées à l'impression de rouleaux d'étiquettes.
Fin du XXe siècle : émergence de l'étiquette autoadhésive en Europe
Plus tard sont venues la sérigraphie petite laize, la dorure et les presses combinées, les encres UV et les technologies de clichage plus évoluées. Vers la fin des années 1970, les étiquettes autoadhésives avaient déjà conquis 7 % de part de marché en Europe, en impliquant l'ensemble des procédés d'impression. Aujourd'hui, environ 40 % des étiquettes utilisées sont des autoadhésives, portées par toute une série de technologies et d'innovations dans le domaine des presses. Développées sur les trente dernières années, celles-ci ont permis d'imprimer plus vite, sur des laizes plus larges, avec des outillages rotatifs et annulaires, des servo-entraînements et des commandes machine axées sur l'inspection de bande, le contrôle du repérage, la gestion des couleurs et bien plus encore.
Assez incroyablement, il a fallu attendre 1978 pour voir imprimer les premiers codes-barres dans la grande distribution (pour les produits de marque propre des supermarchés Fine Fare), et c'était aussi la toute première fois qu'un code de vélocité était incorporé sur les films originaux pour la production des barres noires verticales des codes. Aujourd'hui, les codes-barres sont un élément essentiel des étiquettes de n'importe quel produit en magasin dans toute l'Europe.
À l'époque, les étiquettes à code-barres destinées à l'étiquetage des produits frais, sur le point de vente ou au préemballage, étaient imprimées des supports thermosensibles. Ce n'est que dans les années 1980 que l'impression thermique directe, puis le transfert thermique, commencèrent à être utilisés pour la réalisation d'étiquettes poids/prix à code-barres sur des supports autoadhésifs, avant de se généraliser rapidement dans la deuxième moitié de la décennie.
À peu près à la même époque, de nouveaux types de films en polypropylène et polystyrène (et plus tard en polyéthylène) furent introduits pour les applications d'étiquetage plus exigeantes. Les plus grandes marques avaient désormais besoin d'impressions de haute qualité sur supports films pour étiqueter leurs shampoings, articles de toilettes, produits industriels, etc. Autant d'applications qui apportaient leur lot de défis aux constructeurs de presses et aux transformateurs.
Trois décennies d'évolution des techniques d'impression d'étiquettes
Pour répondre à l'évolution des besoins sur les 30 dernières années, la technique d'impression d'étiquettes majoritaire à l'époque, a subi plusieurs changements. Ainsi en 1980, la typographie rotative dominait les ventes de presses neuves. Puis est venu l'essor de l'offset au cours des années 1990. Au début du XXIe siècle, bon nombre des nouvelles presses à étiquettes vendues utilisaient le procédé flexo UV. Vers le milieu des années 2000, l'impression numérique a commencé à évoluer assez rapidement, initialement avec l'électrophotographie liquide et le toner sec et, plus récemment, avec les nouvelles générations de jet d'encre, UV ou aqueuse.
Développement nouveau, l'impression nanographique de Landa, dont le lancement est prévu pour 2014, est un procédé offset à jet d'encre, qui a déjà suscité un intérêt significatif auprès des imprimeurs d'étiquettes, de cartons pliants et d'emballages souples.
Sans vouloir préoccuper outre mesure le transformateur d'étiquettes, un travail de développement considérable est actuellement entrepris, dans le but à long terme d'utiliser la technologie jet d'encre pour imprimer directement sur des bouteilles en verre ou en plastique, ou sur une grande diversité de formes et formats. Pas de quoi s'inquiéter aujourd'hui, mais peut-être la menace est-elle plus réelle pour l'avenir.
De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Facteurs à prendre en compte
Tout bien considéré, le principal défi pour l'imprimeur d'étiquettes aujourd'hui est de décider ce que sera son investissement dans une presse d'étiquettes neuve, cette année, l'année prochaine ou dans deux ans. S'agira-t-il encore d'une presse flexo UV analogique conventionnelle ? Ou peut-être d'une machine offset ou à procédés combinés ? Certains transformateurs songent peut-être encore à passer au numérique. Et le cas échéant, vont-ils opter pour le toner ou le jet d'encre ?
Pour les décisions d'investissement antérieures, le choix du type de presse était relativement plus simple. Aujourd'hui, les facteurs à prendre en considération sont encore plus nombreux – même avec une technologie analogique conventionnelle. L'empreinte environnementale et la consommation énergétique de la presse peuvent être deux critères importants. Il en va de même de sa gamme de couleurs et du nombre de couleurs d'encre ou de groupes d'impression disponibles.
Quelles sont les options de finition à valeur ajoutée proposées ? De quelles technologies d'inspection ou de contrôle la presse est-elle équipée ? Quelle est la cadence de production requise pour le type de travaux à réaliser ? Combien de temps faut-il à la presse pour basculer d'un travail au suivant ? Outre des étiquettes, le transformateur souhaite-t-il pouvoir imprimer d'autres produits, comme des emballages souples, des étuis en carton, des tubes stratifiés, des sachets, etc. Tous ces facteurs sont de nature à influencer un investissement dans une presse. Indubitablement, tous les principaux constructeurs de presses ont leurs propres variantes technologiques et leurs propres solutions qu'ils souhaitent promouvoir et mettre en avant.
Passage au numérique : facteurs supplémentaires
Pour un investissement dans le numérique, plusieurs autres facteurs sont à envisager, au-delà du seul achat de la presse. Le numérique implique de nouvelles manières de travailler. Il permet une gestion des couleurs améliorée. Les décisions d'imprimer en conventionnel ou en numérique peuvent être retardées jusqu'au dernier moment. Quel flux de travaux différents est-il possible d'absorber chaque jour sans se retrouver noyé dans l'administration et la paperasserie ? Tous ces facteurs rendent probablement nécessaire un système d'information de gestion (SIG) plus pointu. Et donc une autre décision d'investissement déterminante à prendre.
Et puis, il y a toutes ces questions supplémentaires que pose le numérique : quelle résolution choisir ? ; le travail nécessite-t-il de réserver une des têtes pour une encre blanche ? ; la presse a-t-elle une gamme de couleurs étendue ? Les cadences de roulage des différentes technologies d'impression d'étiquettes varient également de manière assez considérable. Mais la vitesse est-elle si importante avec une telle fréquence de changements de travaux à court tirage ?
Le transformateur qui se résout à passer au numérique doit aussi décider s'il investit dans une finition en ligne ou en reprise. Si c'est en ligne, chaque nouveau travail risque d'immobiliser la presse, le temps de changer les formes de découpe. Avec un grand nombre de courts tirages à enchaîner, ces changements de formes peuvent manger une portion considérable du temps-machine et immobiliser la presse plus que de raison. D'où une production réduite qui peut potentiellement nuire à la rentabilité. Dans le cas d'une finition en reprise, une même chaîne de façonnage peut traiter la production de plusieurs presses numériques, qui peuvent donc être utilisées au maximum de leurs capacités.
Autre option de façonnage possible pour le transformateur d'étiquettes, la découpe au laser requiert un investissement de départ plus lourd, mais elle lui offre des avantages significatifs s'il est amené à travailler chaque jour un grand nombre de commandes en petite série. Associée, par exemple, au jet d'encre (ou à la technologie Xeikon, à développement variable), la découpe au laser offre la faculté intéressante de regrouper différents travaux sur la longueur ou la largeur de la bande, pour un niveau maximum d'économies et de performances.
Accélération des changements technologiques : que réserve Labelexpo Europe 2013 ?
Rétrospectivement, il semble que les techniques d'impression (en particulier concernant les procédés et technologies appliqués aux étiquettes autoadhésives) aient connu davantage de changements au cours des 50 dernières années que sur n'importe quelle autre époque au cours des 4 siècles précédents. Même aujourd'hui, le secteur de l'impression et de la transformation des étiquettes continue d'évoluer. Cette évidence apparaîtra au Labelexpo Europe de cette année, où de nouveaux types et modèles de presses à étiquettes seront lancés, y compris des machines venues d'Asie ou émanant du monde de l'impression numérique.
Mike Fairley, pour la FINAT
Plus de 400 ans se sont écoulés depuis la fabrication des premières étiquettes imprimées connues. À l'époque, elles auraient été imprimées sur du papier à la cuve, avec des caractères typographiques en relief ou des images gravées dans le bois ou le métal, la pression d'impression étant exercée par la platine d'une presse manuelle et un simple mécanisme à vis.

La préhistoire des étiquettes

Les premiers changements notables se firent ensuite attendre pendant encore deux-cents ans. Certes, les presses en bois étaient désormais fabriquées en fonte, avec un système de levier, mais le papier était toujours fabriqué à la main. Au début du XIXe toutefois, la révolution industrielle allait induire des changements radicaux dans le monde de l'imprimerie, avec les premières presses à cylindre (à vapeur), l'introduction du procédé offset et les machines à papier en continu.

Les années 1800 apportèrent également le papier couché, le procédé simili, l'impression de couleurs, ainsi qu'une kyrielle de nouveaux besoins et applications qui présidèrent au tout début de ce que nous appelons aujourd'hui le secteur de l'étiquette. Parmi ces nouvelles applications du XIXe siècle, figurent la production automatique en grands volumes de bouteilles en verre de taille standard et l'apparition des chaînes d'embouteillage, les premières usines de conserves, la croissance fulgurante des produits pharmaceutiques, et la fabrication de toutes sortes d'étiquettes : pour les caisses, les valises, les boîtes et bagues de cigares, les allumettes,... imprimées cette fois en offset feuille ou en typographie.
La première partie du XXe siècle vit l'introduction des premières presses petite laize pour l'impression de rubans gommés et autoadhésifs. Les innovations décisives pour l'imprimeur petite laize découlèrent de développements dus à Stan Avery, qui permettaient désormais d'avoir des étiquettes autoadhésives pourvues d'un support dorsal et découpées à la forme sur la presse. La possibilité désormais offerte de façonner des supports avec des formes de découpe sur un dorsal protecteur permettait de fabriquer des étiquettes autocollantes en bobines. Il ne fallu pas attendre longtemps pour que des constructeurs tels que Gallus, Nilpeter et Mark Andy produisent les premières presses typo et flexo dédiées à l'impression de rouleaux d'étiquettes.
 Etiquettes fines de 1978
Fin du XXe siècle : émergence de l'étiquette autoadhésive en Europe
Plus tard sont venues la sérigraphie petite laize, la dorure et les presses combinées, les encres UV et les technologies de clichage plus évoluées. Vers la fin des années 1970, les étiquettes autoadhésives avaient déjà conquis 7 % de part de marché en Europe, en impliquant l'ensemble des procédés d'impression. Aujourd'hui, environ 40 % des étiquettes utilisées sont des autoadhésives, portées par toute une série de technologies et d'innovations dans le domaine des presses. Développées sur les trente dernières années, celles-ci ont permis d'imprimer plus vite, sur des laizes plus larges, avec des outillages rotatifs et annulaires, des servo-entraînements et des commandes machine axées sur l'inspection de bande, le contrôle du repérage, la gestion des couleurs et bien plus encore.
Assez incroyablement, il a fallu attendre 1978 pour voir imprimer les premiers codes-barres dans la grande distribution (pour les produits de marque propre des supermarchés Fine Fare), et c'était aussi la toute première fois qu'un code de vélocité était incorporé sur les films originaux pour la production des barres noires verticales des codes. Aujourd'hui, les codes-barres sont un élément essentiel des étiquettes de n'importe quel produit en magasin dans toute l'Europe.
À l'époque, les étiquettes à code-barres destinées à l'étiquetage des produits frais, sur le point de vente ou au préemballage, étaient imprimées des supports thermosensibles. Ce n'est que dans les années 1980 que l'impression thermique directe, puis le transfert thermique, commencèrent à être utilisés pour la réalisation d'étiquettes poids/prix à code-barres sur des supports autoadhésifs, avant de se généraliser rapidement dans la deuxième moitié de la décennie.
À peu près à la même époque, de nouveaux types de films en polypropylène et polystyrène (et plus tard en polyéthylène) furent introduits pour les applications d'étiquetage plus exigeantes. Les plus grandes marques avaient désormais besoin d'impressions de haute qualité sur supports films pour étiqueter leurs shampoings, articles de toilettes, produits industriels, etc. Autant d'applications qui apportaient leur lot de défis aux constructeurs de presses et aux transformateurs.
Trois décennies d'évolution des techniques d'impression d'étiquettes
Pour répondre à l'évolution des besoins sur les 30 dernières années, la technique d'impression d'étiquettes majoritaire à l'époque, a subi plusieurs changements. Ainsi en 1980, la typographie rotative dominait les ventes de presses neuves. Puis est venu l'essor de l'offset au cours des années 1990. Au début du XXIe siècle, bon nombre des nouvelles presses à étiquettes vendues utilisaient le procédé flexo UV. Vers le milieu des années 2000, l'impression numérique a commencé à évoluer assez rapidement, initialement avec l'électrophotographie liquide et le toner sec et, plus récemment, avec les nouvelles générations de jet d'encre, UV ou aqueuse.
Développement nouveau, l'impression nanographique de Landa, dont le lancement est prévu pour 2014, est un procédé offset à jet d'encre, qui a déjà suscité un intérêt significatif auprès des imprimeurs d'étiquettes, de cartons pliants et d'emballages souples.
Sans vouloir préoccuper outre mesure le transformateur d'étiquettes, un travail de développement considérable est actuellement entrepris, dans le but à long terme d'utiliser la technologie jet d'encre pour imprimer directement sur des bouteilles en verre ou en plastique, ou sur une grande diversité de formes et formats. Pas de quoi s'inquiéter aujourd'hui, mais peut-être la menace est-elle plus réelle pour l'avenir.
De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Facteurs à prendre en compte
Tout bien considéré, le principal défi pour l'imprimeur d'étiquettes aujourd'hui est de décider ce que sera son investissement dans une presse d'étiquettes neuve, cette année, l'année prochaine ou dans deux ans. S'agira-t-il encore d'une presse flexo UV analogique conventionnelle ? Ou peut-être d'une machine offset ou à procédés combinés ? Certains transformateurs songent peut-être encore à passer au numérique. Et le cas échéant, vont-ils opter pour le toner ou le jet d'encre ?
Pour les décisions d'investissement antérieures, le choix du type de presse était relativement plus simple. Aujourd'hui, les facteurs à prendre en considération sont encore plus nombreux – même avec une technologie analogique conventionnelle. L'empreinte environnementale et la consommation énergétique de la presse peuvent être deux critères importants. Il en va de même de sa gamme de couleurs et du nombre de couleurs d'encre ou de groupes d'impression disponibles.
Quelles sont les options de finition à valeur ajoutée proposées ? De quelles technologies d'inspection ou de contrôle la presse est-elle équipée ? Quelle est la cadence de production requise pour le type de travaux à réaliser ? Combien de temps faut-il à la presse pour basculer d'un travail au suivant ? Outre des étiquettes, le transformateur souhaite-t-il pouvoir imprimer d'autres produits, comme des emballages souples, des étuis en carton, des tubes stratifiés, des sachets, etc. Tous ces facteurs sont de nature à influencer un investissement dans une presse. Indubitablement, tous les principaux constructeurs de presses ont leurs propres variantes technologiques et leurs propres solutions qu'ils souhaitent promouvoir et mettre en avant.
Passage au numérique : facteurs supplémentaires
Pour un investissement dans le numérique, plusieurs autres facteurs sont à envisager, au-delà du seul achat de la presse. Le numérique implique de nouvelles manières de travailler. Il permet une gestion des couleurs améliorée. Les décisions d'imprimer en conventionnel ou en numérique peuvent être retardées jusqu'au dernier moment. Quel flux de travaux différents est-il possible d'absorber chaque jour sans se retrouver noyé dans l'administration et la paperasserie ? Tous ces facteurs rendent probablement nécessaire un système d'information de gestion (SIG) plus pointu. Et donc une autre décision d'investissement déterminante à prendre.
Et puis, il y a toutes ces questions supplémentaires que pose le numérique : quelle résolution choisir ? ; le travail nécessite-t-il de réserver une des têtes pour une encre blanche ? ; la presse a-t-elle une gamme de couleurs étendue ? Les cadences de roulage des différentes technologies d'impression d'étiquettes varient également de manière assez considérable. Mais la vitesse est-elle si importante avec une telle fréquence de changements de travaux à court tirage ?
Le transformateur qui se résout à passer au numérique doit aussi décider s'il investit dans une finition en ligne ou en reprise. Si c'est en ligne, chaque nouveau travail risque d'immobiliser la presse, le temps de changer les formes de découpe. Avec un grand nombre de courts tirages à enchaîner, ces changements de formes peuvent manger une portion considérable du temps-machine et immobiliser la presse plus que de raison. D'où une production réduite qui peut potentiellement nuire à la rentabilité. Dans le cas d'une finition en reprise, une même chaîne de façonnage peut traiter la production de plusieurs presses numériques, qui peuvent donc être utilisées au maximum de leurs capacités.
Autre option de façonnage possible pour le transformateur d'étiquettes, la découpe au laser requiert un investissement de départ plus lourd, mais elle lui offre des avantages significatifs s'il est amené à travailler chaque jour un grand nombre de commandes en petite série. Associée, par exemple, au jet d'encre (ou à la technologie Xeikon, à développement variable), la découpe au laser offre la faculté intéressante de regrouper différents travaux sur la longueur ou la largeur de la bande, pour un niveau maximum d'économies et de performances.
Accélération des changements technologiques : que réserve Labelexpo Europe 2013 ?
Rétrospectivement, il semble que les techniques d'impression (en particulier concernant les procédés et technologies appliqués aux étiquettes autoadhésives) aient connu davantage de changements au cours des 50 dernières années que sur n'importe quelle autre époque au cours des 4 siècles précédents. Même aujourd'hui, le secteur de l'impression et de la transformation des étiquettes continue d'évoluer. Cette évidence apparaîtra au Labelexpo Europe de cette année, où de nouveaux types et modèles de presses à étiquettes seront lancés, y compris des machines venues d'Asie ou émanant du monde de l'impression numérique.
Mike Fairley, pour la FINAT
À propos de la FINAT La FINAT, fondée en 1958 à Paris et qui a son siège à La Haye, aux Pays-Bas, est la fédération mondiale des fabricants d’étiquettes autoadhésives et des produits et services connexes. Avec 600 membres dans plus de 50 pays, la FINAT a beaucoup à offrir aux transformateurs d’étiquettes et à tous les fournisseurs de l’industrie de l’étiquetage en termes d’échanges d’informations et de possibilités de réseautage à l’international. www.finat.com
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