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Séminaire de la FINAT : Innovation et développement durable

   Mike Fairley (FINAT 2012)    Le séminaire de la FINAT promeut l’innovation et le développement durable dans le secteur des étiquettes autoadhésives. Communiqué non édité.
Innovation et développement durables ont été les deux thèmes majeurs abordés par les orateurs venus cette année animer le Séminaire technique de la FINAT, l’association européenne qui promeut les intérêts de la profession de l’étiquetage auto-adhésif. Ce rendez-vous biennal, qui avait lieu cette fois en mars à Barcelone, fait converger l’ensemble des maillons de la chaîne des valeurs de l’industrie européenne de l’étiquette autoadhésive pour un échange de vues. Il offre une formidable occasion à chacun, du fournisseur de matières premières à la marque ou à l’utilisateur final, d’identifier les problèmes et d’esquisser de nouvelles directions possibles pour les étiquettes autoadhésives.

Histoire de l’étiquette

Une évocation de l’évolution de l’étiquette, couvrant tous les types d’étiquettes et de substrats, y compris celles des premières boîtes de conserve et bouteilles de vin, a permis de planter le décor pour une revue de l’histoire relativement courte de l’étiquette autoadhésive : 77 années pendant lesquelles cette technique s’est imposée comme un support incontournable d’identification et de décoration des produits. Pour le moyen terme, la croissance future de l’étiquette autoadhésive devrait être la plus forte dans le segment des aliments et boissons, ainsi que dans la logistique et le transport, les marchés les plus dynamiques se développant du côté des économies émergentes.

Pour l’heure cependant, l’étiquette autoadhésive doit faire face à la concurrence accrue de technologies alternatives dans ses deux principaux domaines d’application : les étiquettes primaires et l’impression d’informations logistiques/variables. En plus de ces défis, le secteur est confronté à la hausse continue des coûts des polymères, adhésifs et chimies, aux problématiques d’environnement et de développement durables, à la complexification de la chaîne des valeurs, et à la fragmentation des transformateurs, qui crée une pression sur les marges (plus de 10 000 fabricants d’étiquettes recensés dans le monde). Les transformateurs d’étiquettes autoadhésives petite laize ont dès lors entrepris d’étoffer leur offre en proposant des manchons et des emballages souples, ce qui induit des changements et ouvre de nouveaux débouchés dans la chaîne d’approvisionnement.

 Recycler les supports d'étiquettes   Questions réglementaires

Les questions réglementaires ont une influence sur l’industrie de l’étiquette autoadhésive, avec sa chaîne de valeur étendue et la structure complexe de son « sandwich », composé d’un facial, d’un adhésif et d’un dorsal. Les développements de REACH, la législation européenne sur les substances chimiques, ont été analysés. La FINAT fait partie de la plate-forme CHEMI, qui réunit les utilisateurs de chimies en aval. En cette qualité, elle considère que son rôle global est « d’assurer le suivi des changements, d’exercer de l’influence lorsque cela est nécessaire et de communiquer » avec les membres de la FINAT.

Il en va de même dans le domaine de la sécurité alimentaire, en particulier pour ce qui est des encres d’emballage et de leur migration. L’on voit de plus en plus de pays prendre des mesures spécifiques, qui peuvent créer un précédent en vue d’une législation paneuropéenne. Les meilleures pratiques concernant le choix d'une encre d'imprimerie figuraient à l’ordre du jour du séminaire. Ainsi qu’il a été dit, le but est d’inviter la chaîne d’approvisionnement de l’emballage à coopérer pour diminuer son empreinte écologique au maximum sans nuire aux performances du produit.

Innovations dans le domaine des techniques d’impression …

La technologie d’impression des étiquettes évolue sans cesse au fil des innovations. La recherche d’une production allégée constitue un axe majeur de la philosophie actuelle du secteur, en ceci que cette approche engendre des avantages considérables en termes de réduction des déchets, d’accélération des changements de travaux et d’amélioration de la productivité. L’on note également le succès croissant des partenariats entre les procédés « traditionnels », tels que la flexo, et l’impression numérique d’étiquettes. Utilisées ensemble, ces techniques peuvent constituer, pour les marques, une réponse rentable à la demande actuelle de quantités réduites et de production en différentes versions. Dans un domaine particulier, il a été prédit que 75 % des tirages d’étiquettes de 100 000 exemplaires et moins seront réalisés en numérique dans tout juste cinq ans. L’on songe ici aux étiquettes durables, telles qu’on les utilise intensément dans l'industrie automobile, l’électronique, l’électroménager ou d’autres secteurs pour les marquages de sécurité des pièces. Celles-ci sont censées accompagner le produit sur toute sa durée de vie, ce qui impose des contraintes strictes aux substrats et aux adhésifs.

 Recyclage logo   Diverses autres innovations ont été citées en matière de prépresse, de technologies de flux et de clichage (y compris le nouveau procédé numérique HD Flexo), comme les besoins de nouveaux médias dont les « applis » smartphones et les codes QR ; les défis et solutions d’excellence pour la découpe mi-chair des dorsaux en film mince ; ou le séchage sous diodes UV (une nouvelle technologie appelée à remplacer la lampe à arc traditionnelle).

… et des matériaux autoadhésifs

Le substrat proprement dit de l’étiquette peut être du papier ou du film, les frontaux et dorsaux en film gagnant de plus en plus de parts de marché. Les bioplastiques – qu’ils soient biosourcés, biodégradables ou les deux – représenteraient une opportunité future pour les étiquettes. Déjà largement utilisés pour les emballages souples, en remplacement des films plastiques traditionnels, ils sont de plus en plus prisés des grandes marques pour leurs avantages du point de vue de l’environnement et de leur traitement en fin de vie, leurs performances appliquées et leur acceptation par le consommateur. Beaucoup d’autres activités se développent autour des frontaux et dorsaux à base de film. L’on a ainsi énuméré, parmi les projets futurs, le rPET, matériau contenant du PET de post-consommation recyclé ; les films retardateurs de flamme conformes UL ; et les films sans antimoine.

Des adhésifs partiellement issus de ressources renouvelables sont déjà proposés sur les étiquettes autoadhésives, et des solutions visant à faciliter la séparation de l’étiquette du contenant sont aussi disponibles et configurables sur mesure pour les besoins spécifiques des marques.

Recyclage et développement durable

Le recyclage et la recyclabilité des composants d’étiquettes autoadhésives sont un domaine dans lequel la FINAT est extrêmement active et sur lequel elle a beaucoup à rapporter et à débattre. Signataire de la déclaration européenne sur la valorisation du papier et participante au projet GPP (Global Packaging Project) du Consumer Goods Forum, la FINAT a mis sur pied un groupe de projet Recyclage. Elle s’active, par son effort de promotion, à conscientiser l’industrie de l’étiquette à l’importance du recyclage et elle s’emploie à apporter positivement les preuves de la recyclabilité du papier siliconé et du dorsal film. Le GPP a reconnu des implications stratégiques et organisationnelles pour la chaîne d’approvisionnement de l’emballage, et arrêté un langage commun en matière de développement durable. Fédérant des grandes marques, des enseignes de distribution, des fabricants d’emballage et des associations professionnelles du monde entier, le GPPS (Global Protocol on Packaging Sustainability) constitue aujourd’hui un cadre accepté en vue de la tenue d’un débat informé sur les questions de développement durable à tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement.

Le recyclage et la réutilisation des dorsaux siliconés constituent une préoccupation de première ligne de l’industrie de l’étiquette autoadhésive et font l’objet d’une intense activité. Le séminaire s’est aussi penché sur le regain actuel des étiquettes sans dorsal, à la fois pour leurs références environnementales et en tant que technologie spécialisée pour les aliments préemballés vendus au poids, en complément de l’étiquetage standard.

Agenda futur

Globalement, le message a été que l’industrie de l’étiquette autoadhésive doit continuer à innover pour satisfaire les besoins des marques. La raison en est que les marques grand public sont, depuis 250 ans, le principal moteur de l’étiquetage dans toutes ses applications, décoratives, informatives, promotionnelles ou durables, et qu’elles le resteront. Les travaux ont confirmé que le secteur, à travers ses innovations et ses initiatives en matière de développement durable, a toutes les intentions de répondre aux exigences des grandes marques et du monde de la distribution, aujourd’hui comme demain.
La FINAT, fondée en 1958 à Paris, et qui a son siège à La Haye, aux Pays-Bas, est l’association mondiale des fabricants d’étiquettes autoadhésives et des produits et services connexes. Avec 600 membres dans plus de 50 pays, la FINAT a beaucoup à offrir aux transformateurs d’étiquettes et à tous les fournisseurs de l’industrie de l’étiquetage en termes d’échanges d’informations et de possibilités de réseautage à l’international. www.finat.com
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