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Emballages / Equipements

L’impression numérique cherche sa voie dans l’emballage

Storaenso Xerox - Cette ligne de fabrication dédiée au marché du packaging permet notamment de s’attaquer aux marchés des étuis pharmaceutiques.Enregistrant de nets progrès en termes de productivité, l’impression toner poursuit sa progression et déplace le seuil de rentabilité qui la séparait des procédés traditionnels. Le procédé jet d’encre fait quant à lui une percée remarquée.
Aujourd'hui, les procédés traditionnels et numériques se complètent plus qu'ils ne s'affrontent. Le développement du numérique ne repose pas sur l'abandon des procédés traditionnels mais sur une segmentation avisée des travaux à réaliser. L’impression numérique complète ainsi idéalement un parc machines composé de presses offset ou flexo. Pour l’imprimeur, il ne s’agit pas juste d’ajouter une nouvelle corde à son arc mais aussi parfois de faire progresser son activité en répondant à un plus large panel de besoins. Etant donné l’absence de forme imprimante et de coûts fixes liés à sa préparation, les systèmes numériques sont très compétitifs sur les tirages allant de 1 à 700 exemplaires. Sur ce segment de marché, l'impression numérique s'avère non seulement performante en termes de prix mais aussi en termes de qualité, s'approchant d'un rendu offset. Par ailleurs, la capacité unique d’imprimer des données variables lui permet de toucher de nouveaux marchés (lutte contre la contrefaçon par exemple) ou encore d’offrir des impressions personnalisées dans le cas de campagnes marketing ciblées. Ainsi, de nombreux imprimeurs confrontés à une guerre des prix de plus en plus sévère, et à une demande croissante pour de courts tirages, souhaitent s’engouffrer dans le monde de l’impression numérique, dont la rentabilité est aujourd’hui reconnue comme excellente. Les imprimeurs de toutes tailles sont de plus en plus nombreux à être convaincus qu’il est aujourd’hui nécessaire de se diversifier dans le numérique. Reste cependant à choisir le bon matériel. L’imprimeur souhaitant investir devra cependant considérer les deux technologies disponibles, d’une part les machines basées sur le toner (autrement nommé électro-photographie) et, d’autre part les machines basées sur le jet d’encre.

L’impression toner, maturité et rentabilité

Les systèmes basés sur le principe du toner ne cessent de progresser notamment en termes de vitesse et repoussent ainsi la frontière de rentabilité qui les sépare des procédés traditionnels et notamment de la flexographie. La technologie, issue de la copie couleur consiste à générer une image latente. C’est celle que l’on trouve au cœur des machines HP Indigo, Nexpress, Xeikon, Xerox, Konica Minolta et Canon. Parmi ses fabricants, seuls HP et Xeikon (Punch Graphix) couvrent réellement pour l’instant le marché des étiquettes et de l’emballage souple. Se caractérisant par un niveau de qualité élevé, parfois difficile à distinguer du rendu offset, cette technologie d’impression, directement issue des photocopieurs, s’applique aux courts tirages et aux travaux d’impression à la demande, avec des niveaux de productivité de l’ordre de 30 mètres par minute (WS 6000) ou de 19,2 mètres par minute (Xeikon 3300) pour ne citer que les deux modèles les plus rapides du marché. La seule véritable différence concerne la nature de l’encre. On retrouve d’une part, le toner solide repris par Xeikon et les autres fabricants de presse numérique et d’autre part, le toner liquide fabriqué et proposé par Hewlett-Packard. Mais au bout du compte, le rendu imprimé reste difficile à départager.

La montée en puissance du jet d’encre

Dans le monde des presses numériques pour les étiquettes, la seconde technologie utilisée est celle du jet d’encre qui vient jouer les troubles fêtes sur un marché que l’on pensait bien établi. Le jet d’encre piézoélectrique ou DOD, technologie la plus courante, reprend un principe assez simple dans laquelle chacune des buses est activée par un cristal piézo, contracté par une tension électrique. Jusqu’à très récemment, les fabricants n’étaient pas parvenus à obtenir des performances suffisantes dans le ratio vitesse qualité. Mais les derniers développements que l’on a pu découvrir ces deux dernières années ont démenti ce constat et laissé entrevoir un avenir prometteur incarné par la Caslon (Nilpeter), la Solarjet (Sun Chemical), la Jetrion (EFI), la TAU 150 ( Durst), la DSI (Stork) qui bénéficient toutes des têtes jet d’encre Xaar. La Drupa 2008 et plus récemment le salon Labelexpo Europe 2009, ont marqué l’arrivée de nouveaux constructeurs dans ce segment très prometteur du jet d’encre, en tête desquels, les constructeurs de presses grand format qui ont décliné leur savoir faire dans des laizes plus étroites. Dans ce domaine, l’offre est passée de trois à treize machines en l’espace de trois ans et montre combien les enjeux semblent importants (voir tableau ci-contre). Cette technologie pleine de promesses doit maintenant faire ses preuves dans un contexte industriel.

Outre ces machines indépendantes, il convient de considérer la technologie, développée conjointement par FFEI (Fujifilm Electronic Imaging) et Nilpeter. Sa particularité est de s’intégrer dans les lignes d’impression flexo de Nilpeter ou de s’utiliser comme un système bobine-bobine autonome. Lorsqu’il est utilisé en mode autonome, le système Caslon est capable d’imprimer à une cadence allant de 25 à 50 mètres par minute.

Que choisir ?

Afin de faire son choix au sein de cette offre élargie, l’imprimeur devra considérer à la lumière de ses besoins la machine la plus appropriée en procédant à une série de tests visant à se faire une idée concrète des résultats pouvant être obtenus avec un gamme de supports généralement utilisés. Chaque cas étant particulier, il se révèle difficile de préconiser telle ou telle technologie, même si l’impression jet d’encre doit encore faire ses preuves sur le marché des étiquettes. Selon le segment de marché visé, tel ou tel système, sera plus ou moins adapté. C'est pourquoi, comme il est de rigueur avant chaque investissement, il apparaît en premier lieu primordial de cerner ses marchés potentiels en termes de quantité et de qualité requises. Au delà de la qualité et des critères de vitesse dont on peut se faire une idée sur le site d’un confrère, un des principaux paramètres à prendre en compte réside dans la maintenance et l’entretien de la machine. Ce critère tout aussi important que le facteur vitesse devra conditionner le choix de l’imprimeur candidat au numérique. En effet, la fréquence des pannes revêt une importance sans équivoque et se répercute directement sur le coût d'exploitation en passant par les heures indirectes. D'autant que les problèmes de maintenance restent bien souvent le maillon faible de ses machines si on les compare aux presses traditionnelles. D'où le poids déterminant du service offert par le fournisseur dans ce domaine. Et là, le professionnel est confronté à un choix nettement plus subjectif…
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Guillaume Prudent  -  Dossier paru dans Etiq&Pack n°35

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