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La nouvelle plaque Toyobo chez Airep Etiquettes

Airep la plaqueAirep Etiquettes conduit les essais de la nouvelle plaque Toyobo.

C’est sans doute parce que Daniel Salerne, co-dirigeant d’Airep Etiquettes, a un côté Géo Trouvetout de l’impression d’étiquettes que Philippe Farnier de Kinyo a choisi cet imprimeur poitevin pour tester la nouvelle plaque à l’eau de Toyobo.

En cette fin juillet, c’est Jean-Claude Tretsch, l’autre dirigeant d’Airep Etiquettes qui accueille, la moustache frisante, Philippe Farnier de Kinyo, Pascal Dumoulin d’ADC Dumoulin, qui travaille avec lui pour certains produits de son catalogue et Yasasuyuki Okazaki, dg Europe de Toyobo. Il faut dire qu’Airep qu’il a créé avec Daniel Salerne en 1987 oscille entre l’atelier du mécanicien génial et l’imprimeur d’étiquettes de spécialités, et se prête bien par sa taille et son savoir-faire à des tests de plaque flexo à l’eau.

Airep, c’est 250 à 300 000 m2 d’étiquettes par an, environ un million d’euros de CA et 8 personnes dédiées à leur entreprise, avec tout sur place. Equipé au démarrage, il y a plus de 20 ans, avec ses propres machines déjà flexo et déjà encres à l’eau conçues et construites par Daniel Salerne, son parc a été complété par la suite par une Omet puis par une Gidue Combat 6 groupes (5 couleurs + vernis) et une Etirama FlexoWine (6 couleurs en tambour central). L’objectif d’Airep c’est de fournir des étiquettes de qualité à forte valeur ajoutée, sur tous types de supports. Pas que des moutons à cinq pattes, mais pas du tout venant non plus ! Question gravure, intégrée, Jean-Claude Tretsch a toujours mis l’accent sur le procédé à l’eau : « Nous sommes dans l’atelier la plupart du temps, alors que dans notre métier il y a beaucoup de dirigeants qui ne font qu’y descendre de temps en temps. Chacun son truc mais cela fait que les solvants, nous en connaissons les inconvénients. Alors oui, nous savons que les machines à l’eau coûtent plus cher, les clichés aussi, mais la qualité est au moins aussi bonne et surtout question environnement, il n’y a pas photo. Nous avons fait nos premiers essais de polymères à l’eau en 1990 ! ».

Des plaques flexo à l’eau

Jean-Claude Tretsch est d’ailleurs – sans jeu de mot – intarissable sur la gravure à l’eau. Avant que l’essai des nouvelles plaques Toyobo ne commence, il se souvient de l’odeur que dégageaient les premières plaques du fabricant japonais : « ça sentait l’égout et ça encrassait le bas de la graveuse, mais au moins on polluait moins qu’avec des solvants ! »

Aujourd’hui, sur le marché de la plaque flexo gravure à l’eau, on trouve à peu près tous les compétiteurs : Toray, Asahi, Okaflex (Miraclon), Flint et bien sûr Toyobo qui fut l’un des pionniers de la plaque à l’eau pour la laize étroite. Philippe Farnier, qui est conseiller commercial chez Kinyo France (17 personnes), est distributeur des plaques Toyobo depuis 10 ans : « Kinyo qui est à la base spécialisé dans le blanchet offset, s’est diversifié en Europe notamment en signant un accord de distribution avec une autre société japonaise Toyobo spécialisée elle dans les plaques à l’eau typo, flexo et les plaques mixtes c’est-à-dire des plaques flexo qui se développent dans des machines de développement typo. Ce système permet à l’imprimeur typo de passer à la flexo sans changer sa graveuse. C’est cette dernière gamme intitulée Printight dual que nous sommes venus tester chez Airep ».

Chez Airep, la graveuse Dantex était équipée de brosses dures ce qui a nécessité un petit temps d’adaptation, mais à la fin, la plaque gravée a été montée sur la Combat et on a pu vérifier le résultat. Probant.

Pascal Dumoulin en a du coup profité pour étaler son formidable abattage, véritable mélange de connivence et d’opportunisme commercial, auprès des dirigeants d’Airep. Pascal Dumoulin dirige une société de distribution de gammes de consommables et d’accessoires d’impression fort complètes, et travaille notamment la main dans la main avec Kinyo tant pour les blanchets que pour les plaques Toyobo. Au-delà, il commercialise aussi ses propres machines de nettoyage anilox à ultrason, Ultron : « Nous avons une série de machines standards jusqu’à 650mm de laize, mais nous pouvons aller jusqu’à 3 mètres et même 5 m en sur-mesure, et ce avec 4 semaines maximum de délais ». Les prix commencent à 4 500 euros et Pascal Dumoulin se targue d’en avoir en fonctionnement dans tous les coins de France. Il faut dire qu’il connaît les imprimeurs d’étiquettes et son marché comme sa poche. On a pu voir ces produits à Labelexpo sur le stand des encres UCS, et sur le stand AV Flexologic.

Jean Poncet

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Paru dans Etiq&Pack N°31 septembre 2009


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