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L'imprimé n'est pas mort – il évolue

   Mike Horsten (Mimaki)    Mike Horsten (Mimaki) présente sa vision de l'impression d'hier, aujourd'hui et de demain. Un point de vue intéressant en cette fin d'année.
"L'imprimé est pour nous quelque chose qui semble aller de soi et auquel nous ne sommes pas trop attentifs. Nous nous attendons juste à ce qu'il soit là, et qu'il soit de qualité.

Ce qui ne veut pas dire que l'imprimé en tant que médium soit mort. Loin de là. L'imprimé est bien vivant et il évolue en permanence.

Il fut un temps où tout s'imprimait sur papier. Mais avec les progrès technologiques, nous pouvons imprimer sur toutes sortes de support. De plus, avec l'avènement du numérique, nous pouvons générer davantage d'impressions en couleurs.

Prenons l'impression des livres par exemple. En y repensant, on se souvient qu'à une époque révolue, les livres étaient exclusivement imprimés en noir et blanc. Mais avec la maturation de la sérigraphie industrielle et l'impression mécanique par blocks, nous avons fait de grandes avancées et nous pouvons imprimer une large palette de couleurs, et pas uniquement sur papier. Aujourd'hui, nous pouvons imprimer sur du tissu, du carton, du plastique et même du métal.

La plupart des progrès réalisés remontent aux années 1970, quand l'offset s'est véritablement amélioré et est devenu plus facile à utiliser. Les presses grand format sont arrivées, avec leurs quatre, cinq, sept couleurs, voire plus. Puis sont venus les vernis à dispersion et UV, à effets spectaculaires, désormais utilisés couramment pour la création de produits qui attirent l'attention.

Mais c'est l'introduction de l'impression numérique qui a vraiment dynamisé le secteur, en permettant aux prestataires de créer des choses réputées jusque-là impossibles. Le numérique a aussi dopé les marges bénéficiaires en évacuant les coûts liés à la préparation des plaques, à leur nettoyage, et au calage des presses. La rapidité de l'écriture directe des plaques à partir des ordinateurs (CtP), et de l'impression couleur, sont devenues une réalité.

L'impression numérique est aujourd'hui florissante – nous imprimons deux fois plus en numérique qu'il y a seulement deux ans. Le numérique a évolué en une activité de masse qui transcende les produits imprimés traditionnels. Prenez le tableau de bord de votre voiture, par exemple. Il est imprimé en numérique pour l'essentiel ou sinon en sérigraphie, sachant que les écrans ont été réalisés de manière numérique. Les produits de PLV, les affiches, les stylos, les briquets et les affichages rétro-éclairés sont presque toujours imprimés en numérique.

Et avec l'introduction d'imprimantes UV à plat de petit format plus fiables, la croissance du marché du numérique est vouée à encore s'accélérer.

Chez Mimaki, nous venons de lancer l'imprimante à plat de petit format A2 UJF6042. Elle imprime jusqu'à 1 800 x 1 800 points/pouce, c'est-à-dire à des résolutions plus élevées que celles de l'offset traditionnel, voire des tirages photo.

Le fait de pouvoir reproduire des images photographiques sur un large éventail de supports a permis aux prestataires du secteur d'étendre leurs offres de produits sans sacrifier leur souplesse de production habituelle. Ce nouvel équipement de Mimaki vous permet de générer des impressions sur une multitude de supports, et pas seulement en numérique. Il est aussi meilleur que les anciens procédés d'impression sur verre, acrylique, bois ou plastiques. Même l'impression photographique est devenue possible avec le numérique, et ce dans une qualité inaccessible avec les classiques émulsions argentiques.

Le numérique a aussi laissé sa marque sur l'impression textile, traditionnellement chasse gardée de l'impression rotative en sérigraphie ou héliogravure. Les demandes des détaillants ont changé, et nous assistons à l'essor d'une fabrication à la demande dans le domaine de la mode. Voici seulement quelques années, une chaîne de confection pouvait faire fabriquer 5 000 pièces en rouge, et 5 000 en bleu. Mais si les vêtements bleus venaient à s'épuiser, refabriquer un nouveau lot prenait du temps. Qui plus est, il fallait recommander un grand volume, avec le risque de surstocker le nouveau coloris. Le numérique élimine ce risque.

Les grandes enseignes dans le domaine de la confection se tournent vers l'impression numérique pour produire exactement les pièces d'habillement dont elles ont besoin, et quand elles en ont besoin. Ainsi, si les tops bleus s'arrachent comme des petits pains, on en fait produire davantage. Le prix de revient unitaire est peut-être supérieur, mais il y a beaucoup moins de surplus de production et de pertes.

Le numérique aide les magasins de mode à être plus rentables, tout en augmentant en même temps la satisfaction du client du fait de la plus grande disponibilité en stock des articles les plus appréciés.

Donc, voilà. Que vous soyez imprimeur ou consommateur, l'imprimé a beaucoup à offrir et il ne mourra jamais. Il continuera simplement d'évoluer pour répondre aux besoins changeants des gens. Numérique ou traditionnel, profitez donc de l'imprimé. Il est là pour durer. "

Mike Horsten, directeur marketing EMEA, Mimaki.
www.mimakieurope.com
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Review of Print - ROP Media 2012

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