Review Of Print

Login

PRODUCTION * PERSPECTIVES

Entre l'offset et l'impression numérique

etude1Comment combler l’écart de production stratégique entre l’offset et l’impression numérique à toner

Adaptation de la plate-forme de production d’impression pour répondre aux exigences actuelles du marché
Par Cary Sherburne

Table des matières
Pourquoi existe-t-il un écart ?
Le monde tel qu’il est
Pourquoi les presses offset numériques Presstek DI® ?

De nouvelles applications pour de nouveaux clients
Le monde tel qu’il sera

Comment combler l’écart de production stratégique entre l’offset et l’impression numérique à toner

Adaptation de la plate-forme de production d’impression pour répondre aux exigences actuelles du marché

La seule constante est le changement, un changement continu et inévitable, qui constitue le facteur dominant dans la société actuelle. Aucune décision sensée ne peut plus être prise sans tenir compte à la fois du monde tel qu’il est, mais aussi du monde tel qu’il sera.
— Isaac Asimov, auteur et professeur de biochimie, 1920–1992

Pourquoi existe-t-il un écart ?

Le rôle de l’imprimé dans les médias continue d’évoluer, en raison notamment de la disponibilité accrue de supports alternatifs, souvent perçus comme moins onéreux et peut-être plus efficaces que l’imprimé. L’imprimé est pourtant loin d’avoir dit son dernier mot et continue à jouer un rôle clé dans les communications. Des changements se sont toutefois manifestés au niveau du marché de diverses manières, qui n’ont pas nécessairement été positives pour l’industrie de l’impression.

La concurrence des médias, une cadence commerciale plus rapide, et des technologies de production numérique chaque fois plus fonctionnelles et rentables sont autant de facteurs qui se sont additionnés pour former un environnement créant une demande croissante de plus petits tirages et de délais plus courts.

De surcroît, il existe désormais un tout nouveau terrain d’action compétitif, rendu possible par Internet — la possibilité de commander, effectuer un suivi, épreuver et, en général, de commercer en ligne abolit les obstacles géographiques qui maintenaient auparavant l’impression au niveau local.

Qui plus est, de nombreux articles qui étaient automatiquement imprimés par le passé ont été supplantés par la distribution numérique : ces documents sont peut-être maintenant imprimés au niveau local sur une imprimante de bureau ou de groupe de travail, voire pas imprimés du tout. Prenons comme exemple l’achat d’un nouvel ordinateur. D’imposants manuels ont été remplacés par des petits prospectus invitant l’acheteur à se rendre sur Internet pour plus d’informations. Conséquence de ces éléments et d’autres dynamiques encore, un déclin général a été constaté au niveau des envois d’imprimés, dû en grande partie à la décimation des applications d’imprimés au tirage important tels que les manuels ; à la réduction du nombre de pages des magazines, annuaires et autres catalogues ; et à la migration vers l’impression à la demande — voire à l’absence d’impression — pour les documents de service après-vente, brochures et autres documentations marketing.

Pour connaître la réussite, les imprimeurs doivent apprendre à gérer leurs activités de manière à faire face à ces nouvelles conditions du marché. L’un des défis posés par cette situation est une reconfiguration de la plate-forme d’impression en vue de produire de façon efficace et rentable l’éventail complet d’applications à court tirage (moins de 250 feuilles), moyen tirage (250 à 20 000 feuilles) et long tirage (plus de 20 000 feuilles) afin de répondre aux demandes des donneurs d’ordre d’aujourd’hui. Si les plus longs tirages sont facilement gérés avec les presses offset conventionnelles, et si les moteurs d’impression numériques à toner sont parfaits pour les tirages ultra-courts ou l’impression personnalisée, ce sont les moyens tirages comptant entre 250 et 20 000 exemplaires qu’il peut être difficile de produire de façon rentable. Le bureau d’étude InfoTrends considère ce volume comme le volume à la croissance la plus élevée, mais qui représente néanmoins un écart de production stratégique entre les technologies offset et numérique, que de nombreuses imprimeries s’efforcent de combler de façon rentable1. La figure 1 (ci-dessus) démontre que les imprimeurs qui emploient un système à toner, une presse DI® et l’offset conventionnel utilisent la presse Presstek DI comme passerelle entre le toner et l’offset.

Le Dr Joe Webb, directeur de l’Economics & Research Center de WhatTheyThink a résumé la situation comme suit2 : « les pressions de prix exercées sur l’impression de labeur ont été créées par la concurrence des médias et l’austérité des budgets d’entreprise disponibles. D’autres pressions de coût sont propres aux imprimeries mêmes ; il existe une incompatibilité structurelle au niveau de la base installée de l’industrie, qui s’est soldée par des profits limités, une volonté de consolidation, et des efforts en vue d’optimiser les opérations. Les imprimeurs rentables ont compris que l’optimisation ne suffit pas. Une réflexion en profondeur sur le métier d’imprimeur s’impose. »

1 Étude sur l’impression Presstek DI : passerelle entre l’impression numérique à toner et l’offset conventionnel, InfoTrends, septembre 2008
2 Major Trends and Rethinking the Nature of the Print Business, Joseph W. Webb, Ph.D., septembre 2006


Le monde tel qu’il est
La plupart des prestataires de services d’impression conviendront qu’outre des délais plus courts, les donneurs d’ordre d’aujourd’hui cherchent également des couleurs de plus haute qualité et de plus courts tirages que par le passé. Comme souligné plus haut, cette opportunité de croissance — pour les tirages comportant entre 250 et 20 000 exemplaires — réside en plein milieu d’un écart de production stratégique pour de nombreux prestataires de services d’impression.

Mélange de technologies

À mesure que les tirages se sont raccourcis, de nombreux imprimeurs de labeur ont ajouté l’impression numérique à base de toner à l’équation afin de répondre à ces besoins. Situé à Wauwatosa, dans le Wisconsin, le groupe Hoppman est l’une des sociétés qui a adopté cette approche, installant un Konica Minolta bizHUB C650 en complément de sa presse quatre couleurs demi-format (51 x 71 cm) et de ses presses petit format en une et deux couleurs. « Nous avons prévu d’utiliser le système Konica Minolta pour les petits tirages qui n’étaient pas rentables sur notre presse demi-format », explique Kyle Tuska, vice-président des opérations.

Une fois le système Konica Minolta installé, M. Tuska rapporte : « Nous avons constaté l’existence d’un écart entre la capacité supérieure du système Konica Minolta en termes de quantité économique de commande et la capacité inférieure de notre presse demi-format. Il s’y perdait une quantité importante de travail. Nous ne pouvions pas nous montrer compétitifs et manquions de nombreuses occasions. Il nous fallait une solution pour combler cet écart. » Hoppman a donc ajouté une presse offset numérique Presstek 34DI® pour combler cet écart stratégique, et a rapporté une croissance de 40 % de son chiffre d’affaires pour la première année.

Croissance et rentabilité

Le groupe Hoppman n’est pas le seul à avoir repensé son approche de la production d’imprimés et à avoir enregistré en conséquence une croissance de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices. Dans son étude de 2008 mentionnée à la page précédente, InfoTrends a déterminé qu’il existe une forte corrélation entre l’acquisition d’une presse Presstek DI et la croissance et la rentabilité d’une imprimerie. Cette étude a également révélé une augmentation continue des volumes imprimés sur ces matériels, ce qui permet de penser que des imprimeurs tels que le groupe Hoppman centrent leur activité sur leur presse DI. Les personnes interrogées ont également indiqué que leur presse DI était responsable de 40 % de leurs bénéfices, comme indiqué à la figure 2 (en haut à droite).

Pourquoi les presses offset numériques Presstek DI® ?

Les presses offset numériques Presstek 52DI et 34DI produisent des courts tirages quadrichromes de haute qualité à brefs délais. Respectueuses de l’environnement, elles sont déjà rentables à partir de 250 exemplaires. L’exposition sur presse des plaques sans chimie garantit un repérage précis et une préparation rapide. La capacité de la DI à passer du fichier électronique à une couleur de qualité commerciale en moins de 20 feuilles offre de courts délais tout en réduisant fortement la gâche papier. Sa technologie d’encre sans mouillage élimine la consommation d’eau et garantit des temps de séchage courts. La Presstek 52DI est une presse paysage de 52 cm, fonctionnant à des vitesses pouvant atteindre 10 000 feuilles par heure et acceptant un format de feuille maximal de 520 x 375 mm. La Presstek 34DI est quant à elle une presse portrait de 34 cm acceptant un format de feuille maximal de 340 x 460 mm et fonctionnant à une vitesse maximale de 7 000 feuilles par heure.

Simplification de l’impression de haute qualité

La rapidité et l’efficacité ne sont pas les seuls atouts des presses Presstek DI ; elles sont également conçues pour offrir une impression offset de qualité supérieure avec un minimum d’interventions de la part de l’opérateur. Les presses DI sont hautement automatisées et étudiées pour offrir un repérage précis dès la première feuille.

Contrairement aux presses conventionnelles pour lesquelles le repérage est compliqué par le transfert de tour à tour du papier, les presses Presstek DI offrent un repérage précis grâce au procédé ZTP (Zero Transfer Process) exclusif de Presstek — les quatre couleurs sont appliquées sans qu’il y ait transfert de pince à pince. Le préréglage des vis d’encrage s’effectue automatiquement, aussi bien sur les presses 52DI que 34DI au moment du ripping du fichier. L’encrage programmé fournit automatiquement la quantité d’encre adéquate aux encreurs en fonction du travail spécifique. Une fois le travail terminé, les encreurs retournent automatiquement à un niveau égal. La technologie sans mouillage de la 52DI, associée à un rapport de train exclusif de 2:1, associe les avantages d’une densité d’encrage inégalée à une plus grande facilité dans l’impression des aplats. Tant la 52DI que la 34DI peuvent imprimer à 300 lpi et en tramage FM dans le même temps et sans frais supplémentaires.

Combler l’écart

Les presses DI actuelles de Presstek apparaissent comme la référence de l’industrie et constituent la passerelle de fait pour combler l’écart de production stratégique existant entre l’offset conventionnel et les presses numériques à toner. Selon une étude d’InfoTrends, intitulée U.S. Print On Demand Market Forecast: 2005-2010, la Presstek DI autorise 50 % d’économie en moyenne pour chaque page de format Lettre par rapport à une presse numérique couleur de production. En outre, la rentabilité des jobs est 13 % plus élevée sur DI que sur une presse offset conventionnelle. En réalité, toujours selon InfoTrends, les presses DI de 34 cm présentent en moyenne un calage 23 % plus rapide que les presses offset conventionnelles, tandis que le gain de temps au niveau du calage est encore plus important sur les presses DI de 52 cm, environ 38 % plus rapide que sur les presses offset conventionnelles.
cary_sherburne_tn
A  propos de l’auteur
Cary Sherburne est un auteur, journaliste et consultant marketing réputé, qui se consacre aux stratégies de communication marketing dans les secteurs de l’impression et de l’édition. Elle est l’auteur de six ouvrages, notamment Digital Paths to Profit, édité par la NAPL; et plus récemment, de No-Nonsense Innovation: Practical Strategies for Success, qui devrait être publié au printemps 2009 et a été écrit avec Bill Lowe, le père des PC IBM. En plus d’écrire régulièrement pour Printing Impressions et Printing News, Mme Sherburne est aussi rédactrice senior pour WhatTheyThink, la principale ressource d’actualités et d’analyses pour le secteur de l’impression et de l’édition.


Joomla SEF URLs by Artio

Review of Print - ROP Media 2012

Top Desktop version