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PRODUCTION * PERSPECTIVES

Le SIN et les délais de paiement

 Le Syndicat de l’Impression Numérique et des services graphiques (S.I.N.), par la voix de son Président, Pierre Picard, souhaite exprimer ses inquiétudes au sujet de la question des délais de paiement.
"Applicable depuis 2009, la loi LME partait d'un bon principe, en raccourcissant les délais de paiement, afin d'améliorer la trésorerie des PME-PMI et des TPE. Le S.I.N. constate que cette loi ne produit pas les effets voulus et qu'elle a au contraire contribué à vider un peu plus les trésoreries de ces entreprises.

Dans la filière des arts graphiques, Ce problème se pose de façon criante tant pour les imprimeurs numériques que pour les imprimeurs traditionnels.  
Aujourd'hui, ces entreprises règlent en temps et en heure les factures de leurs fournisseurs avec lesquels elles entretiennent des relations de confiance.
Pour leurs clients, il en va tout autrement ! Les délais sont toujours aussi longs qu'avant la réforme introduite par la loi LME et lorsqu’elles le font remarquer à leurs clients, ceux-ci arguent que des concurrents seraient à même de proposer des délais plus longs, ne leur laissant ainsi aucune alternative : « C'est une forme de chantage ! Pour continuer à travailler avec eux, il nous faut nous plier à leurs exigences » explique Pierre Picard, Président du S.I.N.
Ces pratiques concernent tous types de clients, aussi bien des grandes entreprises que des administrations et des collectivités territoriales qui ne respectent pas la loi. Pour les clients de plus petite taille, la tentation existe également.  
« Nous devons faire face à des paiements à 90 jours net, 90 jours fin de mois et certains clients vont même jusqu'à 120 jours » poursuit-il, « avec de lourdes conséquences : nos trésoreries sont dégradées Les grandes institutions et grands comptes nous imposent ainsi de leur servir de banquier ! ».
En outre, depuis le 1er janvier 2013, dans le cadre de la transposition d’une directive européenne visant à lutter contre les retards de paiement, une indemnité forfaitaire est due en cas de retard de paiement. Sa mention et son montant de 40 euros doivent obligatoirement figurer dans les conditions générales de vente et dans les factures.
Si ce nouveau dispositif a pour objet de décourager les mauvaises pratiques, il est à craindre qu’il soit contre-productif et sa mise en application impossible.  
« Qui peut croire qu'un grand compte accepte de payer une facture de 40 euros qui ne pourra jamais intégrer un numéro de commande interne SAP ? Ce procédé est inutile et lourd à mettre en place » estime Pierre Picard.
Le S.I.N. vient d’alerter le Ministère du redressement productif sur l’ensemble de ces problématiques. Il estime que l'Etat méconnait trop souvent la réalité du fonctionnement de nos entreprises. Il doit prendre ses responsabilités : contrôler et sanctionner !"
« Nous étions présents aux vœux des ministres de Bercy il y a quelques jours » conclut Pierre Picard. « Arnaud Montebourg a dit souhaiter améliorer la trésorerie des PME et TPE. Avec la loi LME, je crains que cela ne soit tout le contraire ! »
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