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Kodak USA dépose le bilan

Kodak, l'autre géant de Rochester, a déposé son bilan (Chapter 11 aux Etats-Unis) le 19 janvier. Cette action, que l'on attendait, ne concerne que le territoire américain. Les autres filiales internationales ne sont pas touchées.
Kodak et Xerox ont fait de Rochester (Etats-Unis) la capitale mondiale des technologies de reproduction :  de l'image pour le premier, du document pour le second. Le premier est à la peine car il dû chercher la protection de la procédure sur les faillites (Chapter 11) pour continuer d'exister.
  L'ouverture d'un crédit de près d'un milliard de dollars auprès de Citigroup pourrait lui permettre de mener à bien la restructuration profonde dans laquelle il s'est engagé pour devenir une société totalement numérique. Cela devrait lui donner un peu d'oxygène (voir article ci-joint sur Kodak France). Une fenêtre de 18 mois est ouverte. Kodak espère aussi vendre un lot de brevets dans le domaine de la reproduction numérique pour une valeur de 2 milliards de dollars environ.

Kodak pionnier de la pellicule argentique pour le grand public et les professionnels (depuis 1900), puis des plaques offset, s'est engagé très tôt dans la conversion vers les technologies numériques. Parmi celles-ci on peut citer les appareils de photos numériques (le premier modèle avec un capteur réellement professionnel est sorti de ses laboratoires en 1975), les systèmes computer-to-plate (CTP), les flux de production (Prinergy), les systèmes d'impression électrophotographiques (Digimaster, Nexpress), et les systèmes d'impression jet d'encre à haute qualité et vitesse (Prosper).

La part dominante des bénéfices liés aux consommables analogiques (films, plaques) a sans doute empêché Kodak de prendre conscience assez tôt de l'importance que pourraient représenter les technologies numériques. Les choix effectués par les directions successives du groupe en témoignent. Dès les années 1950, Kodak, tout comme IBM d'ailleurs, n'ont pas retenu les technologies électrophotographiques. Laissant la jeune société Halloid-Xerox s'en saisir. On connaît la suite. Malgré cela, Kodak a su plus tard dans les années 1980 gagner la reconnaissance des utilisateurs grâce à des copieurs noir et blanc et couleur qualifiés bien souvent de "Rolls Royce" du marché. Les Digimaster en noir et blanc, et les Nexpress en couleur ont hérité de ce savoir-faire. Plus tard, ayant développé une technologie d'impression jet d'encre en continu dans les années 1980-90, Kodak l'a revendu à Scitex, puis l'a rachetée. Le système Prosper en est la suite logique.

La part des solutions numériques croît d'année en année dans le chiffre d'affaires de Kodak. Et devrait représenter pas loin du quart  du chiffre d'affaires l'an prochain (2013). Mais le bilan est lourd : les concurrents ont profité des hésitations de Kodak pour occuper le terrain (Xerox, HP, Canon, etc.), et les marchés ont basculé vers la capture, l'édition et la reproduction numérique encore plus rapidement que

Raphael Ducos

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