Review Of Print

Login

Les pertes de données sont-elles inévitables à l’ère du numérique ?

Au moment où on parle beaucoup de Big Data, de Cloud, de bases de données (etc.), Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France soulève une question essentielle : Les pertes de données sont-elles inévitables à l'ère du numérique ?
"Sachant que 93 % des grands groupes et 76 % des petites entreprises[1] reconnaissent avoir été victimes d'une faille de leur sécurité au cours des deux dernières années, vous auriez toutes les raisons de penser que les entreprises s'exposent inévitablement au risque de perdre des données. D'ailleurs, une étude d'Iron Mountain révèle[2] que plus de la moitié des entreprises européennes (53,3 %) s'attendent à perdre un jour des données ; c'est qu'elles ne sont tout simplement pas préparées à protéger leurs informations confidentielles.
Un tel manque de vigilance est inquiétant. Beaucoup préfèrent s'assurer contre le coût financier d'une violation ou un perte de données que de prendre des mesures pour se prémunir du risque. Or, il serait bien plus rentable et favorable pour la prospérité des entreprises sur le long terme qu'elles investissent pour combler les failles de leur programme de protection des données et empêcher que leurs informations tombent entre de mauvaises mains.

Les conséquences de la perte de contrôle sur ses données
La proposition de réforme de la législation relative à la protection des données de la Commission Européenne, présentée en janvier 2012, prévoyait des amendes pouvant atteindre 1 million d'euro ou 2 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise en cas de violation de données. Un vote récent des législateurs de l'UE contre ces sanctions, proposant plutôt de confier la définition de l'importance d'une amende dans les mains des régulateurs nationaux, indique que la loi définitive est susceptible d'être moins sévère que prévu. Quelle que soit la taille finale des amendes qui seront infligées, nous remarquons que la menace de pénalités financières aussi lourdes n'a pas incité les entreprises à adopter des politiques de gouvernance appropriées pour protéger leurs informations sensibles des citoyens de l'UE.
Mais les conséquences financières ne sont pas les seules. La compromission de données peut être bien plus préjudiciable pour la réputation d'une marque et la confiance des clients. Avec la généralisation des médias sociaux autant à des fins personnelles que professionnelles, les réputations se défont plus vite et à plus grande échelle que jamais, au point qu'une violation de données aussi minime soit-elle, peut avoir de graves conséquences.

Satisfaire les attentes de protection des données
Avant qu'une entreprise puisse mettre en place des mesures de protection de ses informations, elle doit d'abord définir clairement les responsabilités et obligations vis-à-vis de ces données, où qu'elles soient stockées. La loi invoque la responsabilité des entreprises en cas de perte de leurs données, même si les informations concernées sont stockées par un tiers. Il revient donc aux entreprises d'évaluer, de gérer et de limiter l'exposition au risque de leurs informations d'un bout à l'autre de la chaîne, dans le cadre d'un programme de responsabilité des informations d'entreprise (ou Corporate Information Responsibility, CIR).
La nouvelle proposition de législation de protection des données de l'UE implique de gros changements pour les entreprises. Selon le projet de réforme, les entreprises devraient notifier les autorités de réglementation sous 24 heures suivant une compromission. Ceci suppose d'avoir des processus efficaces et bien huilés d'identification et de reporting d'incident. La question de la surveillance de l'intégrité des données se pose également, surtout  au vu de la multiplication des médias sociaux et des terminaux mobiles. Ce peut être un vrai casse-tête que de savoir où se trouvent les informations que possède l'entreprise, sur quels supports et dans quels formats physiques et électroniques.
La nouvelle législation de protection des données que souhaite adopter l'UE forcera les entreprises à prendre au sérieux le risque de perdre des données et à agir en ce sens. Son application promet de nombreuses évolutions positives pour le suivi et la prévention des risques encourus par l'information, mais cela ne se fera pas en un jour. En Allemagne, les entreprises ont déjà pour obligation de désigner parmi leur personnel un(e) responsable de la protection des données et du maintien de la conformité avec la loi.  Voilà un bon exemple à suivre pour les autres pays de l'UE.
Les violations de données ne devraient pas être considérées comme aussi inévitables. Les changements induits par la nouvelle législation de l'UE sont une formidable occasion pour les entreprises de faire le point sur les règles et processus en place et de s'interroger sur leur capacité à prévenir les pertes de données. C'est l'occasion de consolider leurs défenses, de limiter leur exposition aux risques pour l'information et de faire valoir une approche responsable de la protection des informations sensibles et leur engagement à prendre les mesures qui s'imposent pour protéger les données personnelles que leur confient les citoyens européens. Concernant les fuites d'information, il est temps pour les entreprises d'arrêter de passer la serpillière et de penser plutôt à bien fermer le robinet."

[1] Information Security Breaches, étude de PwC , 2012
[2] Etude réalisée par Opinion Matters pour le compte d'Iron Mountain, entre le 30/11/2012 et le 14/12/2012. Panel : 1 275 décideurs des services informatique, financier et juridique de moyennes à grandes entreprises (de 50 à 5000 employés) au Royaume-Uni, en France, en Hongrie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations cliquez ici
www.ironmountain.fr

Raphael Ducos

 

 

 

 

clomid

 

 

Affichages : 1853

L'avenir de l'imprimé dans le mix de la communication

Lutt Willems (Duomedia)L'imprimé doit s'adapter pour continuer à jouer un rôle primordial dans le mix de communications. C'est ce que révèle l'enquête internationale sur l'avenir de l'imprimé réalisée auprès de consultants sectoriels par Duomedia. Des prescripteurs et professionnels de l'imprimé de 10 pays ont livré leur avis d'expert sur la manière dont ce médium va évoluer dans l'ère numérique.
Explication de Lutt Willems, associée chez duomedia : « L'enquête réalisée en fin d'année par duomedia dépeint précisément l'état du secteur de l'imprimerie. En recueillant les points de vue de professionnels et de prescripteurs du monde entier, nous pouvons aider les imprimeurs à identifier les domaines les plus importants sur lesquels se concentrer pour améliorer leur chiffre d'affaires et faire en sorte que l'imprimé reste une composante hautement efficace du mix de communications cross-média. »
D'une industrie manufacturière à une activité de services
De nombreux répondants ont pointé l'urgence qu'il y a pour les imprimeurs à adopter une nouvelle stratégie. Ils les ont exhortés à ne plus se contenter d'être des fournisseurs, mais à collaborer plus étroitement avec les clients et les marques pour se profiler comme des prestataires de services à valeur ajoutée dans la chaîne d'approvisionnement du marketing et de la communication.
Pour Eddy Hagen, directeur et trendwatcher au VIGC (Institut flamand pour la communication graphique) : « Les imprimeurs doivent changer de mentalité et s'atteler à offrir des solutions et des services plutôt que de se cantonner à la vente de produits. De quoi le responsable marketing a-t-il besoin ? Pas de la brochure imprimée en tant que telle, mais d'une solution pour faire passer son message à ses clients (potentiels). L'identification des besoins réels des clients va engendrer des offres nouvelles et intéressantes. J'ai épinglé dernièrement un exemple simple, mais très efficace, de cette nouvelle pensée orientée-solutions : un imprimeur a résolu le problème numéro un d'un petit producteur de vins (des ventes difficiles), rien qu'en retravaillant le layout de l'étiquette. Petite adaptation, mais gros impact. Bien sûr, un changement de mentalité nécessite d'investir du temps et des ressources. Mais le jeu en vaut la chandelle si le prestataire est vu comme un maillon à valeur ajoutée dans la chaîne de marketing et de développement du produit, plutôt que comme un simple fournisseur de papier ou d'emballage imprimé. Le secteur évolue d'une industrie centrée sur le produit vers une activité de solutions et de services. »
L'impression à la demande de plus en plus... demandée
Un grand nombre de répondants ont également évoqué la tendance croissante aux courts tirages à la demande, une évolution facilitée par les avancées dans le domaine de l'impression numérique. Les grands volumes vont diminuer avec le temps, et l'imprimé sera produit de plus en plus à la demande.
Les livres scolaires constituent un parfait exemple de la raison du succès de ces courts tirages ponctuels. Vu la vitesse à laquelle ils deviennent obsolètes, il ne se justifie plus d'un point de vue économique de les imprimer à plusieurs milliers d'exemplaires. Grâce au numérique, l'école peut en faire tirer autant qu'elle le souhaite, au gré de ses besoins, et en adapter le contenu de manière à ce que ses supports pédagogiques restent aussi pertinents que possible.
Un marché pour les produits imprimés à valeur ajoutée
Les répondants entrevoient des opportunités de croissance du côté de la confection de produits auxquels les gens attachent une fonction nouvelle, une valeur ajoutée ou une dimension émotionnelle, comme les photos.
Pour Ed Boogaard, journaliste pigiste spécialisé dans l'imprimerie, certaines personnes considéreront toujours l'imprimé comme plus précieux que son pendant numérique : « Beaucoup, par exemple, accordent une importance particulière aux tirages papier. Faire défiler des images à l'écran d'un portable n'a pas la même saveur que de feuilleter un album ou un photobook. Par ailleurs, les magazines vont devenir de plus en plus fonctionnels pour leurs lecteurs, surtout avec la tendance aux courts tirages. »
Rendre l'imprimé interactif
Que l'on parle de revues, de tirages commerciaux ou d'emballages, de codes QR, d'URL personnalisées ou de réalité augmentée, il existe une kyrielle de moyens de rendre l'imprimé interactif et de le fondre de manière plus ou moins transparente dans les stratégies de communications numériques.
Selon Cary Sherburne, rédactrice senior à WhatTheyThink, « Les imprimeurs envisagent les alternatives numériques à l'imprimé comme une menace et ils s'inquiètent de la cannibalisation de leur métier. Le fait est que cette cannibalisation continuera d'avoir lieu, avec ou sans eux. Rendre l'imprimé interactif, ce qui n'est somme toute pas si difficile, aura pour effet d'étendre sa durée de vie et d'en accroître la valeur. De plus, doter une brochure imprimée d'une valeur ajoutée en l'agrémentant d'une appli pour tablette ou smartphone qui lui superpose du contenu enrichi, comme du son, de la vidéo, etc., peut générer des sources de revenus à forte marge et renforcer la fidélité du client. »
Croissance continue du secteur de l'emballage et de l'étiquette
Les personnes interrogées prédisent que, si les volumes d'imprimés commerciaux vont diminuer, le secteur de l'emballage et de l'étiquette va suivre le chemin inverse.
Ainsi que le résume l'un des répondants : « Peu importe comment le numérique va évoluer, une crème glacée est impossible à télécharger. Vous aurez toujours besoin de l'emballage. »
Mais la pression environnementaliste visant à réduire toujours plus les volumes d'emballages ne va-t-elle par rendre le marché plus étroit ? Pas nécessairement, pense un correspondant. « Voyez comment l'emballage a diminué du côté des œufs de Pâques. Mais cela ne signifie pas la fin pour les imprimeurs d'emballages. Simplement, l'accent est d'avantage mis sur le packaging créatif. Les concepteurs et fabricants d'emballages peuvent toujours conférer une valeur ajoutée aux produits des marques en produisant des packagings créatifs et attrayants. Seulement, leur espace d'expression est fortement réduit. »
Développement durable - terrain crucial
Selon l'enquête, la problématique du développement durable va prendre encore plus d'importance, les marques renvoyant à leurs références écologiques pour glaner un avantage concurrentiel.
Les répondants suggèrent à cette fin que toutes les entreprises actives dans le secteur papetier communiquent plus largement sur leurs accréditations et initiatives écoresponsables. Et ce surtout dans la mesure où la sphère numérique sera appelée de plus en plus à rendre des comptes quant à son incidence réelle sur l'environnement.
Le papier a encore l'image du « mouton noir » auprès du grand public, alors que la production papetière est loin d'être aussi dommageable pour la planète qu'on le dit. Ainsi aux États-Unis, on fait par exemple pousser plus d'arbres qu'on n'en coupe. Le numérique, en comparaison, a actuellement le beau rôle parce que la plupart des gens n'ont aucune conscience de l'impact environnemental des déchets électroniques. Les industries du papier peuvent tourner cette situation à leur avantage. À force de défendre leur position depuis si longtemps, elles ont à faire valoir une kyrielle d'initiatives écoresponsables qui plaident pour leur engagement en faveur de pratiques plus vertes.
L'éducation et l'adoption du numérique, clés d'un avenir plus rose pour l'imprimé
Un thème commun, récurrent dans toute l'enquête, concernait le besoin pour chaque partie impliquée dans le secteur de faire mieux connaître les derniers développements technologiques dans le domaine de l'impression. Autrement dit, tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement de l'imprimé doivent collaborer plus étroitement pour vendre les avantages de la communication sur papier. La plupart des imprimeurs ne savent en effet pas comment s'y prendre.
Toute résistance au numérique est futile, dit Ed Boogaard : « Il ne sert à rien de vouloir combattre le numérique. Il est là pour durer. L'imprimé et le numérique peuvent certainement coexister et se compléter l'un l'autre. Les imprimeurs et les fournisseurs du secteur devraient se focaliser sur les domaines où le papier et l'imprimé peuvent jouer un rôle important et apporter une valeur ajoutée hors de portée du numérique. » www.duomedia.com
Raphael Ducos

 

 

viagra

 

 

viagra

 

 

Affichages : 2091

Les contraintes du Cloud

La sécurité et l'organisation des données, le respect de la confidentialité et de l'environnement constituent les quatre dimensions auxquelles il faut soumettre le Cloud, pour ne pas en être victime.
Après Apple, Microsoft, Facebook, et Twitter (etc.), Evernote vient d'être à son tour la cible des hackers. Point commun à toutes ces victimes : le Cloud! Elles utilisent toutes le Cloud (décentralisation du stockage des données à distance par réseau dans des fermes de serveurs redondants). Dans le cas d'Evernote (50 millions d'utilisateurs) il semble que les noms, les adresses email, et les mots de passe aient été atteints. Evernote indique que rien ne prouve que les contenus, les détails des transactions soient concernés par ces actions. D'où le conseil du fournisseur à tous ses utilisateurs de changer leur mot de passe (CF Lettre ROP N°125 sur la sécurité du Cloud)
L'utilisation du Cloud continue pendant ce temps sa progression irrésistible tirée par la publicité, l'automatisation des processus professionnels, et le SaaS. Au total plus de 130 milliards de dollars de chiffre d'affaires en progression de près de 20% cette année selon le cabinet d'études Gartner. Pour resituer l'importance du Cloud, rappelons que le marché mondial des cartouches de toner n'est que de 50 milliards de dollars/an selon Photizo.
Non seulement les marchés du Cloud prennent de plus en plus d'importance dans les pays développés, mais l'entrée des nouveaux acteurs que sont les pays émergents, et le développement de nouveaux moyens de gestion et de recherche du Cloud de la part de Google rend tout espoir de changement d'orientation illusoire. Le Cloud est condamné à devenir de plus en plus efficace et indispensable.
Il reste un point dont on ne parle pas si souvent : celui du contrôle du Cloud par les Etats. Les lois régissant l'accès aux informations stockées dans le Cloud sont différentes aux Etats-Unis, en Europe, et en Asie, pour ne citer que les plus importants. Toutes les avancées développées pour gérer le Big Data (les données non structurées) sont ici testées grandeur nature. La garantie de la sécurité de ces mêmes Etats est mise en avant, pour analyser toutes les données mises sur le Cloud par les navigateurs, les micro-ordinateurs, ou les imprimantes multifonctions dotées de nouvelles fonctionnalités d'impression et d'envoi par le Cloud. Et comme tout passe par des tuyaux communs...
Bien sûr, il y a aussi l'aspect environnemental qu'il faudrait analyser. Quel coût réel le stockage de données effectués dans de gigantesques fermes de serveurs représente-t-il pour la communauté humaine (énergie, CO2 etc.)? La Lettre de ROP n° 137 s'était déjà penchée sur ce sujet.
Raphael Ducos

 

 

 

Affichages : 1944

Production : Où l'on rebat les cartes

On aurait du s'en douter. Qu'il y avait anguille sous roche. Aux journées Innovation Days d'Hunkeler à Lucerne les stands voisins d'Impika et de Xerox semblaient étrangement étrangers. Ce qui n'avait pas été le cas aux journées de 2011, où tout l'état-major de la RD de Xerox avait examiné de près et enregistré les performances des presses jet d'encre numérique d'Impika. Camera à la main. Depuis, Xerox a même revendu quelques moteurs Impika chez un prestataire du Benelux. Si l'on analyse l'offre de chacun des deux constructeurs on s'aperçoit qu'il n'y a pas de redondance entre les gammes de presses, au contraire. L'offre d'Impika est totalement complémentaire de celle de Xerox. En un sens, l'acquisition d'Impika permet à Xerox de rattraper son retard en matière d'impression jet d'encre liquide. Il s'appuyait jusqu'ici sur la seule technologie jet d'encre solide héritée de l'acquisition de Textronix à la fin du siècle dernier. Avec les avantages et les inconvénients de celle-ci. Pour Impika, cela permet d'accéder à l'univers des flux logiciels de Xerox (FreeFlow, etc.), un secteur où il manquait d'arguments.
Gageons que de même que le rachat d'Indigo par HP a assuré une pérennité et des développements inexpérés à Indigo, de même l'entrée d'Impika et de ses têtes chercheuses (55 ingénieurs) dans le giron de Xerox risque bien de rebattre les cartes de l'impression de production.
Raphael Ducos

 

viagra

 

Affichages : 1973

Hunkeler's Innovation Days : premier bilan

Hunkeler Robot_tnCinq nouvelles presses numériques jet d'encre, des presses numériques améliorées, des solutions logicielles, et bien sur de nouvelles solutions de finition Hunkeler vont marquer le secteur graphique dans les mois à venir.

Des visiteurs très professionnels (environ 5500), et 70 exposants se sont retrouvés à Lucerne à l'initiative d'Hunkeler du 11 au 15 février derniers. Les équipements de pré et post-impression de ce dernier se retrouvaient sur tous les stands des fournisseurs de systèmes d'impression, et associés aux autres partenaires du secteur de la finition.
En vedette : la Rotajet de KBA, qui est un monstre compact de 22 tonnes. Une presse jet d'encre couleur conçue par le plus ancien constructeur mondial de rotatives. Elle a tout pour assurer productivité et qualité (3000 x A4/mn; 600 x 600 dpi natif).
Kodak a introduit une Prosper intelligente : la presse jet d'encre 5000 XLi, avec contrôle en continu de nombreux paramètres pour optimiser qualité et productivité, et de nouvelles encres à nanoparticules.
Une rotative à jet d'encre solide SED a fait son apparition chez Xerox : la CiPress 500 SED (impression recto verso avec un seul moteur). Elle était accompagnée par la présentation technologique d'une nouvelle presse feuille couleur Xerox Colour 8250 Production Printer destinée au marché du transactionnel, et du marketing direct. Elle doit être lancée en 2013.
La presse monochrome Monocube de Graph-Tech (groupe Domino) imprime en noir et blanc jusqu'à 783 mm de large et 150 m/mn. Résolution de 600 x 600 dpi. Coût d'investissement : à partir de 285 000 euros (446 mm de large et 75 m/mn).
L'IP 5000 d'InfoPrint Solution s'enrichit d'un nouveau sécheur IR pour améliorer le rendu de l'impression. Démonstration concluante avec un ouvrage quadri sur les jardins. Deux lignes de production démontraient sur le stand la souplesse d'utilisation de la plate-forme (livres noir et couleur).
Canon/Océ mettait l'accent sur la rotative jet d'encre Océ 3900 munie de deux sorties Hunkeler : l'une pour la production de corps d'ouvrages en ligne (première mondiale), et l'autre pour la production du journal du salon avec des micro-perforations pour coupon détachable.
Impika présentait une ligne de production de journaux ou de brochure à partir de sa presse iPrint Compact.
Screen de son côté exposait deux chaînes de production de corps de livres en noir et couleur sur la plate-forme Truepress 520.
Côté logiciels, à retenir l'annonce de la version majeure Prisma 5 de Canon Océ à partir de laquelle vont se développer les générations suivantes (elle fonctionnera en 64 bits natif, permettra l'enrichissement d'un document de codes à barre, ou d'images avant la mise dans la file d'attente, un reporting plus détaillé avec un meilleur contrôle de l'encrage réel)
Chez Ricoh, Process Director assure une meilleure intégration, PDF Doc Enhancer permet de travailler en post process sans toucher aux applications, mais Total Flow Cadence n'est encore qu'en démonstration technique. De son côté le Ricoh 901+ bénéficie du dernier RIP d'EFI.
Hunkeler a présenté notamment ses nouveaux modules UW8 (dérouleur) et RW8 (ré-enrouleur) pour la nouvelle chaîne de traitement du papier en sortie d'impression numérique; son module de découpe laser et de perforation dynamique HL6; un module d'enduction avant et vernissage après impression jet d'encre PC7 primer coater.

Affichages : 1796

Tous à Lucerne!

Du 11 au 15 février 2013, Hunkeler organise à Lucerne, en Suisse, une manifestation unique en son genre : les Innovationdays. Le constructeur suisse rassemble tous ses partenaires fournisseurs de systèmes d'impression, de finition (façonnage, courrier), et de papiers du monde entier. Une occasion unique de faire le point sur les solutions complètes de production de documents.
On y trouvera donc : Canon/Océ, HP, Impika, Kodak, Pitney Bowes, Ricoh, Screen, Xeikon, Xerox.
Mais aussi Böwe Systec, Gramag, Guk, Heidelberg, Horizon, Hunkeler, Kern, Kern-data, KBA, Monocube, Muller Martini, Bograma, ImagingSolutions, Meccanotecnica, Sitma.
Sans oublier Actega, adphos, Alfa Klebstoffe, Atlantic Suisse Tec, ATS, CIP 4, Compart, CVG Papier, docucom, doxnet, Ebda, Eukalin, Folien Fischer, Francis Buehler, Gietz, GMC, GOP, Graphax, HSW, icon, Interquest, Kama, manroland web systems, Mathias Baoeurle, Merlin, Mitsubishi Paper Mills, Mondi, multigraf, neopost, PODI, Polar, Schneider, SET, W+D, Wohlenberg et Ziegler Papier.
Outre Canon/Océ, Compart, Impika et Screen (dont on trouvera les développements ci-joints), HP doit exposer ses presses numériques Indigo W7250 et T-Series jet d'encre couleur avec différents équipements de finition d'Hunkeler, de Meccanotecnica et d'Horizon pour des applications comme la production de livres, de direct mail, de journaux.
Hunkeler devrait présenter son nouveau module de finition pour la dépose d'un vernis (de type acqueux) en sortie de rotative numérique.
Interquest organise un séminaire sur le livre numérique le 13 février.
Kama présente son nouveau module ProFold 74 (plieuse, encolleuse, perforation, rognage).
Ricoh mettra l'accent sur ses rotatives InfoPrint 5000, ses presses feuilles, mais surtout sur ses approches logicielles comme le ProcessDirector Express, le TotalFlow Cadence for Publishing et DocEnhancer, et le calculateur Digital ou Offset du programme Ricoh Business Driver.
Xeikon doit démontrer son savoir faire en impression de tickets avec plusieurs niveaux de sécurité sur une Xeikon 8600.
Enfin on s'attend à ce que Xerox annonce une nouvelle version de sa rotative CiPress et de nouvelles solutions logicielles.
Raphael Ducos
http://innovationdays.hunkeler.ch

 

site

 

 

 

 

 

 

viagra

 

Affichages : 1892

IT Partners 2013 : les nouveautés du traitement du document

logo_itpIT Partners 2013 qui se tient les 5 et 6 février à Disneyland Paris sur 11 000 m2 devrait être l'occasion pour de nombreux acteurs du secteur de l'impression bureautique de présenter de véritables nouveautés.
Trois acteurs concurrents, utilisant des technologies différentes, proposent ainsi des imprimantes conçues sur le principe de la barre d'impression jet d'encre fixe sur toute la largeur de la page :
  • Brother (Stand C27) présente son imprimante jet d'encre noir et blanc A4 à 100 ppm;
  • HP (Stand C23) introduit ses imprimantes et MFPs utilisant la technologie d'impression wide array;
  • Memjet-Sispeo (Stand A17) annonce l'impression jet d'encre couleur à base de nouvelles têtes d'impression nanographiques (jusqu'à 60 ppm en couleur).

On ne manquera pas de faire un tour chez Toshiba (Stand C 34) pour vérifier l'intérêt du MFP qui peut effacer ce qu'il a imprimé : l'éco-MFP e-STUDIO 306LP/RD30.
Un nouvel acteur d'origine chinoise fera aussi son entrée sur le salon : Pantum (stand B 04) présentera des imprimantes monochrome à 20 ppm.
Numérisation
Fujitsu (Stand B11). Le ScanSnap iX500 est mis en avant; Kodak (Stand B05) exposera scanmate i940, scanner compact transportable.
Solutions de numérisation
IRIS (Stand B 08), et Nuance (Stand A 16) présenteront des solutions logicielles concurrentes de numérisation et de reconnaissance de caractères.
Impression
Les derniers équipements d'impression jet d'encre et à base de toner seront présentés chez Canon (Stand B19), Epson (Stand C07), Konica Minolta/Develop (Stand C05), Kyocera (Stand B10), Lexmark (stand B 03), Oki (stand C11), Ricoh (stand B 15), Samsung (Stand C30).
Bonnes découvertes.

Raphael Ducos

 

 

Affichages : 2088

Sans Papier ou sans Google?

La campagne "Go paperless in 2013" (sans papier en 2013), pour protéger l'environnement et les forêts, lancée par Google et quelques sociétés (HellFax, Manilla, HelloSign, Expensify, Xero, et Fujitsu) en début janvier 2013 aux Etats-Unis a rallumé la mèche de la guerre que se livrent les tenants de l'imprimé avec ceux du numérique.
Les professionnels des industries graphiques ont réagi en deux temps:
  • Premier temps : des sociétés couvrant toute la chaîne de valeur ajoutée de la communication graphique (forêts, papeteries, encres et produits chimiques, prépresse, presse, finition, édition, impression) réunies au sein d'une initiative commune "Two Sides" ont souligné, en réponse à cette campagne, l'impact environnemental des activités de Google (consommation de 2,3 milliards de kwh d'électricité par an; des centres de données qui consomment 2% de la consommation totale d'électricité des USA; pour chaque kwh utilisé pour le traitement des données il en faut presqu'autant pour faire fonctionner les systèmes de refroidissement et de chauffage; 100 recherches effectuées sur Google représentent la consommation d'une ampoule de 60 watt pendant 20 minutes soit 0,02 kwh d'électricité et 13 g de dioxide de carbonne; enfin chaque utilisateur de gmail consomme 2,2 kwh d'électricité chaque année et génère 1,2 kg de dioxide de carbonne). Et d'ajouter avec GreenPeace que le volume des déchets électroniques progresse plus rapidement que tous les autres avec les impacts environnementaux que cela entraîne. La lecture d'un document qui doit être consulté par plusieurs personnes peut être plus respectueuse de l'environnement si elle est imprimée. Enfin, les forêts loin d'être détruites pour fabriquer du papier ont progressé aux Etats-Unis de 49% en 50 ans, et de 30% en Europe depuis 1950. L'énergie consommée pour produire de la pâte et du papier est assurée aux Etats-Unis à 65% par la biomasse renouvellable et en Europe à 54%.
  • Deuxième temps : Verdigris, l'initiative commune pour rassembler les innovations environnementale en matière de médias imprimés (Agfa, Digital Dots, drupa, HP, Kodak, Ricoh, Splash8, unity, EFI, Fespa, Heidelberg, Pragati, Xeikon) propose en réponse à Google d'arréter d'utiliser les services Google (Google, Google+, Chrome, Android) pour faire annuler cette campagne par la société américaine.
L'organisation Printing Indusries of America (PIA), de son côté, soutient dans une campagne appelée "la valeur de l'imprimé" l'approche environnementale juste des industries graphiques et pose la question des conséquence qu'aurait l'abandon de l'utilisation de l'utilisation de Google par le million de salariés de ce secteur, plus leurs familles et amis.
Comment vivre sans papier et/ou sans google pour continuer à faire semblant de travailler, de s'instruire et de s'amuser?
Meilleurs Voeux à toutes et tous pour 2013 de la part de toute l'équipe de reviewofprint.
Raphael Ducos

http://www.paperless2013.org/
www.twosides.info ou www.twosides.us
http://value.printing.org/page/10574#mobile
www.verdigrisproject.com

 

 

 

Affichages : 1943

2013 : encore le jet d'encre!

Il faut se faire une raison : le jet d'encre va encore faire la une des médias spécialisés dans les mois à venir. Et plutôt deux fois qu'une! Soutenu en partie par les évolutions technologiques de son environnement.
Deux étapes à ne pas manquer en 2013 pour suivre ses évolutions futures : les innovationdays d'Hunkeler organisés à Lucerne du 11 au 15 février pour les solutions de production et de finition, et la Fespa 2013 du 25 au 29 juin à Londres pour les solutions d'impression grand format. Les manifestations nationales de 2013 permettront d'actualiser les annonces qui y seront faites : Graphispag (Barcelone 17 au 20 avril), Grafitalia (Milan 7 au 11 mai), Graphitec (Paris, 11 au 14 juin), Graphexpo (Chicago, 8 au 12 septembre).
Les avantages des technologies d'impression jet d'encre (souplesse d'utilisation, résistance, qualité, coût, etc.) expliquent leur présence dans tous les secteurs de l'impression:
  • Dans le domaine de l'impression en entreprise (bureautique) trois acteurs majeurs avancent leurs pions en matière d'impression jet d'encre en concurrence directe des modèles laser : Epson, HP, et Memjet.
  • En impression grand format, l'éventail des concurrents est plus large : Agfa, Canon et Océ, Durst, Epson, HP, Memjet (Own X, Océ, Fuji Xerox), Mimaki, Mutoh, Ricoh depuis peu, Roland. Dans ce domaine, l'impression à base de toner noir et blanc ou couleur a du mal à résister (KIP, Océ, Ricoh)
  • En impression de production, la dynamique est bien lancée : Atlantic Zeiser, Domino, Fuji Graphic, HP et Pitney Bowes, Kodak, Konica Minolta, Impika, InfoPrint Solutions, Océ, MGI, Memjet (Delphax), Miyakoshi-Ryobi, Screen, Xerox. A surveiller : la montée en puissance de Landa avec son encre nanographique, qui a annoncé des accords avec les principaux constructeurs de presses offset.
  • En impressions spéciales, toujours à base de jet d'encre, on n'oubliera pas les évolutions de l'impression 3D avec HP, Objet, Roland, etc. Tout en surveillant du coin de l'oeil l'impression sur verre, sur céramique et bien sûr sur textile.
Dans l'environnement professionnel de l'impression jet d'encre, la multiplication des écrans ne va pas cesser : tablettes, smartphones équipés de nouveau moyens de communication (NFC, RFID, Bluetooth, USB, WiFi, 4G), à deux écrans sur le recto et sur le verso, récupérant et envoyant des données avec les MFPs, écrans souples, et enfin la nouvelle génération en cours de gestation des écrans 8K - mieux que la haute définition - soutenus par la télévision publique japonaise. Autant de sources de données à imprimer ou à récupérer.
Tout étant désormais rélié, volontairement ou non, se posent aussi des problèmes de sécurité, avec la pratique du BYOD (entre autres), de gestion des volumes de données à traiter (Big Data), et d'utilisation à distance de serveurs installés on ne sait pas toujours où (Cloud).
Trois remarques pour terminer:
  • Du côté de l'impression à base de toner, le lancement du copieur effaceur de Toshiba suscite pas mal d'interrogations sur son futur accueil dans les entreprises. A priori, la réduction du coût d'impression, et la protection de l'environnement qui résulte de son utilisation, devraient séduire les organismes engagés dans une stratégie de responsabilité vis à vis de l'environnement.
  • La montée en puissance de l'impression jet d'encre dans tous les domaines ne signifie pas la disparition de l'impression à base de toner que ce soit avec du laser ou des led, car certaines applications ne peuvent pas être assurées par le jet d'encre.
  • L'impression par jet d'encre a un très bel avenir devant elle : 99% du marché de l'impression mondiale (en volume), et 90% (en valeur), reste à conquérir, même s'il faudra bien laisser un peu de place à l'impression à base de toner!
ReviewofPrint va profiter des fêtes de fin d'année pour se revêtir d'un nouvel habit que nous espèrons mieux adapté à tout ce qui s'annonce. Meilleurs voeux à tous nos lecteurs, où qu'ils soient, de la part de toute l'équipe. Rendez vous en janvier.
Raphael Ducos

Affichages : 2007

Impression de production jet d'encre : la compétition est sévère !

HP (et Pitney Bowes), Oce (groupe Canon), Kodak, Impika, InfoPrint Solutions (Ricoh), Xerox s'affrontent avec des rotatives jet d'encre concurrentes sur les marchés de l'impression de production. Chacun place ses pions - ses installations - au quatre coins du monde. De l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud. Il est dommage que beaucoup d'utilisateurs souhaitent rester discrets sur leurs investissements dans ces domaines. En voici cependant quelques uns.
HP vient d'annoncer l'installation d'une rotative au CSQ (Centro Stampa Quotidiani), groupe de presse italien pour produire les éditions locales de quotidiens internationaux. L'impression de livres sur rotatives HP a déjà été mise en service chez CPI (Firmin Didot) en France en 2010, etc. Au total, HP annonçait l'installation de 60 rotatives jet d'encre au printemps dernier (avec Pitney Bowes qui utilise les moteurs des rotatives HP).
Kodak est installé à la réunion chez Graphica pour l'impression d'édition locales de quotidiens nationaux, en France chez Sagim et Laballery et chez Clays (UK) pour l'impression de livres, etc.
Océ est présent en France chez Interval pour l'impression de marketing direct et de journaux, à la Poste Suisse pour "My Newspaper", chez Impulso (Espagne) pour la production de livres à la demande, chez TNT Post (Hollande) pour de l'impression transactionnelle, chez Stroma et Newspaper Abroad (Londres) pour l'impression de journaux à partir d'une base de 1400 titres mondiaux, chez Arvato Services (groupe Bertelsman) pour du transpromo, etc.
Infoprint solutions est notamment installé chez Docapost avec plusieurs presses, pour assurer de l'impression transactionnelle, tout comme chez First Data (Boulder, USA), etc.
Impika se retrouve chez le groupe Diffusion Plus pour du marketing direct, et du transactionnel, et dans le Groupe Sema (Australie) et chez AddComm (Hollande) pour du marketing direct, etc.
Xerox s'est installé avec sa rotative à jet d'encre solide chez dmh Marketing Partners (USA) pour du marketing direct, ses rotatives ne sont toutefois disponibles sur les marchés que depuis la fin 2012.
Si tous ces acteurs utilisent du jet d'encre, chacun a choisi une variation de cette technologie : thermique (HP), piezo (Océ, InfoPrint Solutions), continu (Kodak), solide (Xerox)! Ils proposent tous des solutions monochrome ou couleur. Chacun se présente toujours accompagné d'un environnement logiciel conséquent qui s'enrichit au fil des mois: SmartStream pour HP, Prisma pour Océ, Unified Workflow pour Kodak, InfoPrint ProcessDirector pour InfoPrint Solutions (Ricoh) et Freeflow pour Xerox. Impika s'intégrant sur mesure avec tout environnement logiciel. Toutes ces solutions d'impression peuvent assurer des courts ou longs tirages, des impressions de données variables ou des productions complètement personnalisées.
Les marchés visés sont pour le moment ceux du marketing direct, de la presse quotidienne, et du transactionnel. En attendant l'arrivée de nouveaux acteurs qui vont sans aucun doute élargir encore l'horizon abordé par l'impression numérique jet d'encre.
www.hp.com; www.kodak.com; www.oce.com; www.infoprint.com; www.impika.com; www.xerox.com
Raphael Ducos

Affichages : 2185

Le MFP recycleur-numériseur

Loops_de_Toshiba_TecComment réduire le poste papier et l'impact environnemental d'un MFP en recyclant le papier imprimé plusieurs fois. Et en le numérisant au passage.

Quelle mouche a donc piqué Toshiba Tec qui d'un côté se lance dans l'impression jet d'encre grâce à un accord avec Memjet (moteur nanographique couleur 60 ppm, tête d'impression fixe sur toute la largeur d'un A4), et de l'autre annonce un MFP recycleur-numériseur à base de toner effaçable?
Le nouveau système de MFP recycleur, appelé "Loops" au Japon, sera exposé sur le stand du groupe Toshiba du salon "Eco-Products 2012" qui se tient à la mi-décembre à Tokyo. Il devrait être lancé au cours du premier trimestre 2013 sur les marchés mondiaux. Il s'agira alors de "l'e-Studio 306 LP/RD30". Il est composé d'un MFP (LP 30), et d'un recycleur-numériseur (RD 30). Les prix au Japon, pour ces deux équipements associés, sont respectivement de 1 110 000 yens (10 500 euros) et de 300 000 yens (3 000 euros). Toshiba Tec prévoit d'en vendre 5 000 exemplaires au Japon la première année.
Le but du système est de réduire le coût du papier consommé, car il permet de ré-utiliser jusqu'à cinq fois une feuille de papier standard (64 à 80 g/m2, pas de papier couleur). Ce qui réduit d'autant l'empreinte carbone du système (- 57% annoncé). Comment cela fonctionne t-il? Le papier imprimé - avec un toner spécial "effaçable" - dans l'unité MFP LP 30 (A3, 30 ppm, fixation par lampe halogène) peut ensuite être introduit dans l'unité de recyclage RD 30 qui enlève le toner déposé sur le recto et le verso, tout en numérisant les données déposées sur la feuille de papier. Vitesse de recyclage : 30 feuilles/minute (A4); vitesse de recyclage avec numérisation : 15 feuilles/minute (A4). Le papier prêt à être ré-utilisé est déposé dans une cassette de 500 feuilles, celui qui ne peut plus/pas être réutilisé, dans une seconde cassette. La numérisation (couleur, niveau de gris, ou noir) peut être effectuée en direction d'une sortie USB ou d'un dossier sur réseau (100 à 300 dpi). De très nombreuses options peuvent être rajoutées à l'ensemble du système comme la fonction fax, des systèmes d'alimentation en papier, etc. Le système complet utilise des plastiques venant de la biomasse (25%), et a été conçu pour consommer très peu d'énergie, et respecte les standards Energy Star et RoHS.

On a vu dans le passé différents prototypes de photocopieurs qui étaient capables d'enlever le toner du papier imprimé. Sorte de photocopieurs à marche arrière. Ils ne sont jamais arrivés sur le marchés. Cette fois-ci les caractéristiques de la future offre semblent plus intéressantes : réutilisation jusqu'à cinq fois d'une même feuille de papier et surtout numérisation du papier imprimé avec toutes les corrections manuelles apportées entretemps. L'utilisation des possibilités offertes par le numérique changent tout, puisqu'on pourra toujours gérer les données produites et rejetées. Cela pose cependant de nouvelles exigences pour les ged existantes. On ne pourra toutefois utiliser que le papier imprimé dans le système Toshiba Tec, pour cause de toner effaçable. Reste à savoir si l'investissement peut être amorti en partie par les économies réalisées sur le poste papier. On attend maintenant avec intérêt le lancement en Europe et en France.

http://www.toshibatec.co.jp
http://eco-pro.com/eco2012/english/index.html

Raphael Ducos

Affichages : 2236

EcoPrint : l'expo de l'impression respectueuse de l'environnement

Une première dans l'univers des industries graphiques et de la communication! EcoPrint 2012, la première manifestation internationale organisée sur le thème de l'impression respecteuse de l'environnement (sustainable print) se tiendra à Berlin les 26 et 27 septembre prochains. Elle veut être aussi la première manifestation certifiée ISO 20121 (gestion respectueuse de l'environnement).
Les plus grands fournisseurs du secteur s'y sont donnés rendez vous : HP, Heidelberg, EFI, Mimaki, Ricoh, Roland, Epson, Mutoh, Avery Dennison, Arjo Wiggins, Deutsche Papier, Coldenhove, Dickson Coatings, Roland, Xeikon, Coldenhove, Nazdar, Jteck, Marabu, Sepiax, Neschen, Beelite, Converd, Stora Enso, Stein Beis, Caldera, K-Flow, Konica Minolta, Matrix Frame, Dufaylite, Ilford BioMedia and Zund, etc.
Les principales associations de l'industrie y participent aussi : ESMA, Intergraf, POPAI, Verdigris, f:mp, Media Mundo, Ingede, DGI and Two Sides, plus FSC Deutschland, etc.
Organisé par FM Brooks, avec Marcus Timsons et Frazer Chesterman aux commandes, cet évènement sera articulé autour de trois thèmes : Think (Penser) : penser le futur de l'imprimé respectueux de l'environnement et examiner la valeur apportée au secteur; Talk (discuter) : discuter des sujets importants liés au respect de l'environnement par l'impression, et Take Action (agir) : séminaires techniques avec des consultants, organisations de recherche, conseillers sur la production imprimée. Enfin dans le Hall 7 des séminaires de présentation de cas "Eco-Showcase" seront organisés par les exposants autour de leurs produits et expériences réelles.
De grandes sociétés comme Carrefour, TBWA, Nestle, Zara, Volkswagen, IKEA,  Deutsche Post, Axel Springer, Random House, DB Kommunikationstechnik GmbH, Triad Berlin et quelques dizaines d'autres se sont déjà inscrites pour visiter cette manifestation. Des visiteurs de plus de 60 pays sont attendus.
www.mackbrooks.com
Raphaël Ducos

Affichages : 1804

La cadran carré

Les derniers rapports "Magic Quadrant 2012" de Gartner viennent de faire l'objet de communications de la part de certains acteurs classés comme "Leaders". Ceux-ci n'indiquent cependant pas leurs positions respectives dans cet espace.
Parmi les « Leaders » de l’étude consacrée aux équipements multifonction et aux imprimantes on trouve Canon Europe, Konica Minolta Business Solutions Europe, et Ricoh Parmi les « Leaders » de l’étude consacrée aux services d’impression infogérés (Managed Print Services, ou MPS) figurent Canon Europe et Xerox.
Le Magic Quadrant de Gartner est un outil d'évaluation propriétaire mis au point par Gartner Inc., une société américaine d'études et de conseil. Son but est de proposer une analyse qualitative de la dynamique d'un marché et de ses acteurs.
Gartner qualifie ces derniers à partir de deux critères : la qualité de leur vision globale, et leur capacité de mise en pratique de celle-ci. Viennent ensuite différents paramètres qui permettent, selon une méthode non rendue publique, de classer les acteurs dans un espace divisé en quatre parties (quadrants).
On trouve ainsi les Leaders (acteurs qui répondent le mieux aux deux critères); les Challengers (acteurs qui sont meilleurs pour le second critère que pour le premier); les Visionnaires (acteurs meilleurs pour le premier critère que pour le second); les Niches Players (acteurs devant encore faire leurs preuves sur les deux critères).
L'espace représenté est dynamique. Un acteur classé Niche Player dans une analyse donnée peut très bien évoluer dans la suivante, deux ans plus tard, comme Challenger, Visionnaire, puis Leader.
Comme tout système d'évaluation, le Magic Quadrant peut être critiqué. Les principales critiques portent sur son orientation vers les investisseurs et non vers les clients, et l'absence de transparence de la méthode utilisée. En attendant l'arrivée d'une approche concurrente, la cartographie de chaque secteur passé au crible du Magic Quadrant est bien attrayante.
Raphael Ducos
http://www.gartner.com/technology/research/methodologies/research_mq.jsp
http://en.wikipedia.org/wiki/Magic_Quadrant

Affichages : 2245

Le nouveau couteau suisse

Le nouveau couteau suisse est numérique. Sans lames. Sur mesure avec de très nombreuses fonctions de communication et de reconnaissance : NFC, RFID, Bluetooth, USB, Wi Fi, etc. Il tient dans un boîtier intelligent appelé Smartphone.
NFC (near field communication ou communication rapprochée) est une technologie de communication sans fil à très courte distance sans contact. Qui est en train de bouleverser les usages, car elle est très sécurisée. Elle peut être utilisée pour s'identifier sur un multifonction, ou accéder à un espace, passer une barrière comme celle qui se trouve dans un aéroport et transmettre les données d'une carte d'embarquement. Elle peut être utilisée par un Smartphone pour "lire" des equipements munis de RFID (radio indentification) ou communiquer avec d'autres équipements dont des Smartphones équipés de NFC. De plus elle peut être combinée avec d'autres systèmes de communication sans fil aux caractéristiques complémentaires (distances supérieures) comme le RFID, le Bluetooth ou le Wi Fi. On peut envoyer une clef numérique par le réseau à un destinataire qui pourra l'utiliser sur son Smartphone pour accéder à un lieu déterminé (chambre d'hotel, salle d'examen, etc.). Il semble qu'on se serve de NFC pour régler des transactions par exemple dans le "Portefeuille Google" aux USA en collaboration avec Mastercard. La prochaine génération de Smartphone sera équipée en standard de cette technologie. Sinon on peut télécharger des applications comme celle annoncée en France par Casino pour faire ses courses et régler à distance. Bref le nouveau couteau suisse c'est le Smartphone. Pour couper le pain, visser un truc, ou déboucher une bouteille il faut aussi avoir dans sa poche l'ancien (couteau suisse).
Raphaël Ducos

Affichages : 2075

Imprimer sur Mars!

Imprimer sur la Lune, Mars, n'importe où dans l'espace. C'est désormais possible. Deux technologies le permettent : l'adresse internet de chaque imprimante, et le nouveau protocole internet DTN (disruption-Tolerant-Network) développé pour l'espace interplanétaire.
Même les imprimantes grand public jet d'encre ou toner peuvent depuis quelques mois bénéficier d'une adresse internet. Ce qui permet d'imprimer déjà n'importe où dans le monde, quand l'équipement est accessible par un réseau internet traditionnel.
Le nouveau protocole DTN a été testé une première fois par la Nasa en 2008 pour des échanges d'images entre un satellite et la terre séparés de 32 millions de km. Il vient d'être utilisé une nouvelle fois en octobre à partir de la station spatiale internationale (ISS), Expedition 33 pour piloter un véhicule rover sur terre en Allemagne. Cette expérience a été conduite sous l'égide de l'Esa et de la Nasa.
L'internet DTN - proposé il y a dix ans par Vinton Cerf, un des créateurs d'internet sur terre (TCP/IP) - est une évolution de ce dernier qui tient compte des longues distances des trajets dans l'espace, des temps de réponse allongés, et des interruptions possibles, pour cause d'orage solaire, etc. Autant de problèmes que les données peuvent rencontrer quand elles sont transmises et reçues d'un satellite, d'une station sur une planète, ou autre véhicule spatial.
Comment fait-on actuellement pour communiquer avec un satellite, ou un rover sur la Lune ou Mars? On utilise une communication point à point avec chaque élément. Ce qui devient compliqué quand on doit les muliplier, et les gérer. L'utilisation du protocole DTN permettra de communiquer en réseau, simultanément, avec plus de fiabilité vers ou en provenance de plusieurs éléments de l'espace. Il s'appuiera sur l'utilisation de plusieurs fréquences radios, avec des largeurs de bande plus grandes.
Il y aura sans doute des imprimantes dans la première station permanente installée sur Mars, puisque la liaison DTN avec une adresse internet vient d'être démontrée.
http://www.bbc.co.uk/news/technology-20270833
Raphael Ducos

Affichages : 1850

Comment ne pas être BYOD?

Vous ne connaissez pas BYOD. Allons donc! By, Bye, Bygone, Bylaw, By-line, Bypass, mais de BYOD point. Rien dans les dictionnaires d'Oxford. Il s'agit sans doute d'un nouvel acronyme anglo-saxon utilisé dans l'univers de l'IT (un autre mieux connu). Heureusement Wikipedia va nous apporter la lumière. Cette source précise que BYOD signifie Bring Your Own Device. Une façon de caractériser la tendance constatée chez les salariés d'apporter sur leur lieu de travail leurs propres systèmes d'information mobiles (smartphone ou tablette). Wikipedia ajoute que BYOD se situe entre BYOT (Bring Your Own Technology) et BYOB (Bring Your Own Behaviour), deux autres approches pour nommer l'évolution en cours.
La tendance BYOD semble irrésistible. Les entreprises ne savent pas comment faire, ou ne réussissent pas à endiguer ce mouvement. D'où les problèmes posés aux responsables informatiques quant à la sécurité, au blocage ou à l'encombrement des réseaux. Rappelons qu'un smartphone ou une tablette peuvent envoyer des impressions vers une imprimante, recevoir des scans effectués dans l'entreprise, et bien sûr être relié aux réseaux de données internes. Tous les constructeurs de systèmes multifonctions jet d'encre ou laser ont lancé des applications (Apps) pour les smartphones et tablettes du marché afin que les échanges soient facilités avec les imprimantes-scanners. D'autres acteurs, comme ActivNetworks, entre autres, proposent des approches logicielles pour répondre à ces nouveaux défis en terme d'accélération, de réduction de bande passante et de sécurité. Le tout sans modifier les serveurs d'application ni les mobiles utilisateurs. Comment ne pas être BYOD?
Rendez vous début septembre pour la prochaine lettre de reviewofprint. Le site continuera lui d'être mis à jour régulièrement pendant l'été. En attendant "BYOD" vacances.
Raphael Ducos
http://en.wikipedia.org/wiki/Bring_your_own_device

Affichages : 2292

De l'intérêt d'un livre blanc

   HP Wide Page Head    Coup sur coup, à la fin du mois d'octobre, deux livres blanc sur de nouvelles technologies d'impression viennent d'être rendus publics. Tous les deux annoncent de nouveaux systèmes d'impression : le premier dans le secteur de l'impression bureautique, le second dans le secteur de l'impression de production, d'emballage et d'étiquettes.
HP annonce la "Pagewide Technology" (technologie d'impression jet d'encre en un seul passage sur toute la largeur de la page). Nouvelle déclinaison de la Scalable Printing Technology en direction de l'impression bureautique, déjà opérationnelle en grand format (imprimantes HP Latex) et en production dans les rotatives jet d'encre d'HP. La montée en puissance de la technologie concurrente de Memjet ne soit pas être étrangère à la décision de HP d'annoncer cette nouvelle offensive.
Le second livre blanc annoncé a été celui du groupe Landa sur la Nanographie. Il décrit l'encre NanoInk et le procédé d'impression Nanographic. On a pu en avoir un aperçu à la dernière drupa à travers la présentation de prototypes de presses numériques à base de Nanographie, et l'annonce d'accords avec plusieurs constructeurs de presses offset.
Tous les deux préfigurent des lancements d'équipements à venir. Pour HP ce sera au printemps 2013. Pour le groupe Landa il faudra attendre semble-t-il 2014. Des stratégies qui visent à préparer les marchés (distributeurs et clients) à l'arrivée des nouvelles solutions. Ce qui a contrario signifie aussi une tentative d'agir à l'encontre des stratégies des concurrents.
Pour HP cela vise à l'évidence les achats de fin 2012 et de début 2013. Pour le groupe Landa cela concerne les investissements à l'occasion de la prochaine drupa (voir articles publiés dans ROP).
Pour atteindre ces objectifs certains constructeurs pratiquent aussi le NDA (non disclosure agreement ou contrat de confidentialité) qu'ils font signer aux clients, partenaires, journalistes avant de leur présenter un produit ou service qui ne sera disponible que plusieurs mois après. Histoire de tenter de bloquer aussi les stratégies des concurrents. L'intérêt d'un livre blanc n'est donc pas toujours celui qu'on croit.
Raphael Ducos
LandaNano - White paper
HP Page Wide Technology - White paper_nov2012

Affichages : 2263

Des livres électroniques sur mesure

Finie la lecture en solitaire, isolée, à l'abri dans un fauteuil de bibliothèque, ou au chaud dans un lit. Avant l'arrivée des livres électroniques e-books, les auteurs, les diffuseurs et les éditeurs n'avaient aucun moyen de savoir comment un livre était lu. Est ce que les lecteurs lisent les introductions? lisent ils un livre en une seule fois? est ce qu'ils l'abandonnent au bout de dix pages? Est ce qu'ils écrivent dessus? soulignent des passages? Veulent ils que l'histoire continue?
Les nouveaux acteurs dominant des livres électroniques (e-book) que sont Amazon, Apple, Google, Barnes & Noble, plus en France la FNAC, peuvent connaître exactement le temps passé à lire un livre, la façon de le lire en une ou plusieurs fois, etc. ainsi que les souhaits des lecteurs. Les Apps utilisées par les lecteurs pour lire les livres enregistrent tout. Ces données permettent aux nouveaux éditeurs, diffuseurs et auteurs de mener dorénavant des stratégies nouvelles pour aider à créer des livres qui seront lus. Un peu comme à la télé avec les groupes tests etc.
Barnes & Noble qui représente 25 à 30% du marché des e-book aux Etats-Unis avec son Nook a enregistré un CA de 1,3 milliard de dollars dans sa dernière année fiscale (Nook + e-books) contre 880 millions de dollars l'année d'avant, explique dans un article du WSJ journal du 290612 comment ces données nouvelles sont déjà utilisées. Il indique ainsi que les livres de non fiction sont lus par tranches, et les plus longs sont abandonnés avant la fin. Tandis que les romans sont plutôt lus d'une seule traite. Les lecteurs de science fiction, de romance, de policiers lisent davantage d'ouvrages que les lecteurs de littérature générale, et surtout vont jusqu'au bout des livres. Les lecteurs de littérature générale lisent souvent plusieurs livres à la fois. Barne & Noble n'exclut pas d'ajouter des contenus multimédias (vidéos, liens vers internet, etc.) pour soutenir l'intérêt des lecteurs.
Les livres électroniques sur mesure sont en marche, autrement dit les e-book apprennent à lire leurs lecteurs.
Raphael Ducos

Affichages : 2608

Une semaine d'enfer pour l'édition

Apple a lancé l'iPad Mini pour contrer Google, Amazon, Samsung, etc. sur le créneau des tablettes de sept pouces (23 octobre). Microsoft présente Windows 8 et lance sa tablette "Surface" (25 octobre).
Newsweek a annoncé la fin de son édition papier, pariant sur les lecteurs sur tablettes (70 millions rien qu'aux USA) pour se rééquilibrer (18 octobre). En Europe le Guardian s'apprête sans doute à faire de même. Même si la direction dément (29 octobre).
Waterstones (réseau de librairies aux USA, et au Royaume-Uni) a choisi de vendre les liseuses d'Amazon en abandonnant un projet avec Sony. Avant, Amazon était son ennemi n°1. En France Darty a aussi choisi de distribuer les produits Amazon sur ses 228 points de vente. 22 octobre.
Amazon justement a annoncé des pertes de 274 millions de dollars pour le trimestre de juillet à septembre, contre des bénéfices de 73 millions de dollars un an plus tôt. Son chiffre d'affaires pour le trimestre a progressé de +27% à 13,8 milliards de dollars. En décembre 2010, Amazon a investi 175 millions de dollars dans LivingSocial, et continue de promouvoir ses liseuses. La Kindle Fire HD 8,9 pouces sera lancée le 20 novembre. Le CA du quatrième trimestre devrait se situer entre 20,2 et 22,7 milliards de dollars (25 octobre).
Penguin et Ramdom House ont décidé de fusionner en une seule organisation Penguin Ramdom House (53% Berteslmann, 47% Pearson). Elle sera présidée par John Makinson (ex-PDG de Penguin) et dirigée par Markus Dohle (ex-patron de Ramdon House). Chiffre d'affaires estimé pour l'ensemble : 2,5 milliards de £ (300 millions de £ de bénéfices en additionnant les résultats). Il maîtrise un quart des marchés du livre aux USA et au Royaume-Uni. Cela représente 3500 employés chez Penguin, et 5300 chez Ramdon House. Plus de 200 millions d'exemplaires imprimés chaque année. Sans doute près de 10 000 titres actifs. Les autres grands editeurs mondiaux restant encore en compétition sont Hachette, HarperCollins, MacMillan et Simon & Schuster (29 octobre).
Google (et ebay entre autres) bénéficie à plein des disparités réglementaires des pays européens, et de la segmentation des médias nationaux pour payer le moins d'impôts possible, et encore moins une de ses matières premières : les informations reprises de la presse. Google défend son bon droit et l'ouverture qu'il apporte à la presse par son activité. Le débat est ouvert. Une rencontre entre le Président de la République Française et le PDG de Google était prévue en fin de journée sur ces sujets (29 octobre).
En arrière plan se dessine l'éternel bras de fer entre producteurs et distributeurs.
Raphael Ducos

Affichages : 2057

Le virus de l'impression

Deux possibilités : j'ai attrapé le virus de l'impression, ou mon imprimante est atteinte par un virus. Dans le premier cas cela relève de la sphère médicale, dans le second il faut recourir à une solution antivirus comme l'a fait la société Symantec avec le virus "Milicenso".
Ce virus qui affecte les PC fonctionnant sous Windows est apparu il y a deux ans. Il peut être transmis sous plusieurs formes : fichier attaché à un email, site web falsifié, faux décodeur vidéo, etc. Il vient de refaire parler de lui en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Inde, où des parcs entiers d'imprimantes ont été touchés, indique le site web de la BBC.
Un des effets de ce virus est de générer des fichiers d'impression à partir du répertoire dans la file d'attente du PC. Résultat : les imprimantes reliées aux PCs affectés utilisent tout le papier disponible pour imprimer n'importe quoi. Les mises à jour des sociétés d'antivirus comme Symantec semblent avoir réglé le problème, pour l'instant.
L'évolution des systèmes d'impression vers des équipements totalement intégrés dans des univers numériques et informatiques, à travers un nombre toujours plus grand de fonctions laisse penser que les virus de l'impression ont encore de beaux jours devant eux. A moins que les systèmes de sécurité, de cryptage etc., qui sont déjà en place dans les solutions d'impression, s'enrichissent de nouvelles approches antivirales.
Raphael Ducos

Affichages : 2231

Memjet frappe à la porte

Lomond Evojet Office 2L'Evojet Office 2 - imprimante bureautique couleur construite sur la base de la technologie Memjet - est disponible au Royaume-Uni à travers le distributeur Lomond et en Allemagne chez Compatech.
Seconde version de l'imprimante bureautique annoncée en octobre 2011 (chez Lenovo et LG), ses caractéristiques pourraient bien bouleverser le marché : 60 ppm couleur quelque soit la couverture d'encre et le support utilisé, encres à colorant, recto verso manuel, papiers de 80 à 280 g/m2.
Compatible SNMP (protocole de gestion par réseau), pilotable par Windows et Apple. Ergonomie revue, alimentation papier plus grande. Selon notre confrère Prinweek, le modèle financier serait construit sur la base d'un leasing de 49 à 149 £/mois incluant tout (équipement, service, encre). Toshiba TEC, de son côté, a annoncé à la drupa 2012 qu'il travaillait sur un équipement bureautique de type MFP à base de Memjet.
Le lancement officiel l'Evojet Office 2 au Royaume-Uni s'est accompagné de la présentation du modèle grand format WideStar d'Own-X toujours à base de la technologie memjet (106,7 cm de laize, 150 mm/s en 1600 x 1600 dpi, pilotage par un Rip Caldera) qui est vendu 79 000 euros. Un modèle équivalent se trouve aussi chez Xanté (Excelgraphix 4200). A la dernière drupa 2012, Océ a présenté le prototype d'une imprimante grand format similaire (Velocity, 500 m2/h, 106,7 cm, six bobines), tandis que Fuji Xerox a annoncé un modèle de même laize (106,7 cm) pour les marchés d'asie pacifique. Il était présent sur le stand de Caldera.
On se souvient aussi de la présentation du système d'impression numérique, à base de Memjet, Elan 500 par Delphax à cette même drupa (SRA2, 60 à 350 g/m2, 500 ppm à 1600 dpi).
Memjet se positionne ainsi sur les marchés bureautiques, du grand format et de l'industrie graphique, sans oublier des attirances pour l'étiquette et l'emballage. Il reste encore à en démontrer la fiabilité et la rentabilité. Cela passera par le développement d'encres à pigments, et d'une nouvelle génération de têtes d'impression. Memjet est à la porte de l'hexagone. Qui dégainera le premier en France?
www.memjet.com
Raphael Ducos

Affichages : 2113

No Print Day

La campagne annoncée par Toshiba America pour organiser une journée sans impressions (no print day) le 23 octobre prochain n'aura pas lieu. En tout cas sous cette forme. Toshiba America avait conçu ce projet pour sensibiliser les citoyens américains sur le gaspillage des impressions dans les entreprises. Un salarié américain imprime en moyenne 10 000 feuilles de papier par an. Une bonne partie est sans objet puisque non lue avant d'être jetée! (C'est vrai aussi dans les autres pays). En substance, la campagne annoncée par une vidéo sur le site de Toshiba America indique que le "no print day" de l'impression permet de sauver des arbres.
Le lobby des imprimeurs américains, par l'intermédiaire de l'organisation Printing Industries of America (PIA), est monté vivement au créneau dès le 13 juin pour souligner que 800 000 américains dépendent directement des industries graphiques. Et d'ajouter que le papier utilisé en impression est une matière qui vient des arbres qui sont une ressource renouvellable. D'ailleurs, selon la PIA, il y a 20% d'arbres en plus aux Etats-Unis depuis 40 ans. L'imprimé est le seul média qui a une empreinte carbonne unique, ajoute la PIA, contrairement à tous les autres qui consomment de l'énergie chaque fois qu'ils sont utilisés.
La PIA souligne dans sa réponse que les équipements électroniques produits par Toshiba consomment des douzaines de minerais et de métaux, des plastiques, des solvants hydrocarbonnés, et autres ressources non renouvellables. De plus 50 à 80% des déchets électroniques récupérés sont envoyés à l'étranger pour être recyclés dans des conditions souvent non contrôlées.
Un communiqué de la PIA daté du 20 juin indique que Toshiba America s'est engagé à repenser les termes de sa campagne en direction des seules entreprises, sans impliquer les industries graphiques. Ouf.
www.toshiba.com, www.printing.org
Raphael Ducos

Affichages : 2445

OCDE : le secteur IT résiste bien au ralentissement économique

Les entreprises Internet continuent de doper la croissance et la création d'emplois dans l'industrie des technologies de l'information, la progression rapide de la demande de services mobiles contribuant à dynamiser les recettes et l'investissement dans la recherche-développement, selon un nouveau rapport de l'OCDE.

Selon la publication L'économie internet : perspectives de l'OCDE 2012, l'emploi dans les 250 premières entreprises des TIC, classées d'après leur chiffre d'affaires, a progressé de 4 % en 2010 et de 6 % en 2011. Les embauches ont augmenté le plus rapidement parmi les entreprises Internet, dont l'emploi a crû de 29 % en 2011, essentiellement du fait d'une augmentation de 50 % du nombre de salariés d'Amazon.com et de Google entre 2010 et 2011.
C'est aux États-Unis que l'emploi dans le secteur des TIC est le plus important, avec plus de 30 % du total pour l'OCDE, devant le Japon (16 %) et l'Allemagne (9 %).
Parmi ces entreprises du Top 250, la plus forte part des investissements dans la R-D revient en 2011 aux producteurs de produits électroniques et d'équipements de communication, avec près de 50 % (46 milliards USD et 28 milliards USD respectivement). La part des semiconducteurs a atteint 16 % (26 milliards USD), devant celle des éditeurs de logiciels et des équipementiers informatiques avec environ 13 % chacun (22 milliards USD).
Les prestataires de services des technologies de l'information ont mieux résisté au ralentissement de 2009 que les producteurs manufacturiers, en retrouvant rapidement une croissance positive début 2010. Cela s'explique sans doute par la spécialisation croissante des services des TIC dans l'ensemble des pays de l'OCDE, alors que la production manufacturière s'est déplacée vers des régions où les coûts de production sont plus bas, selon ce rapport.
Evolution_de_lemploi_des_leaders_de_lI.TLa vitalité du segment des services des TIC est en partie le résultat de la contribution de plus en plus importante de ces technologies aux gains d'efficience des entreprises. Celles-ci peuvent être amenées à considérer les TIC comme un moyen de réduire leurs coûts en période de récession économique, d'où une demande soutenue de services des TIC, alors que les budgets sont réduits dans d'autres domaines. Il en est de même pour le secteur des télécommunications qui a continué de bien se comporter durant la crise, les ménages et les individus considérant aujourd'hui qu'il s'agit de services essentiels et préférant couper d'autres dépenses.
Le total mondial des dépenses consacrées aux TIC devrait, selon les estimations, atteindre 4406 milliards USD en 2012, dont 58 % (2572 milliards USD) pour les services et équipements de communications, 21 % (910 milliards USD) pour les services informatiques, 12 % (539 milliards USD) pour le matériel informatique et 9 % (385 milliards USD) pour le logiciel.
Selon les estimations, en 2012, les dépenses de logiciels devraient progresser plus rapidement (de 7.6 % par an) que celles consacrées au matériel informatique (6.1 % par an), car le prix du matériel continue de baisser. Les dépenses consacrées aux communications, qu'il s'agisse de services ou d'équipements, vont également augmenter rapidement (de 7.6 %), en raison de l'adoption de services plus évolués et de la diffusion rapide des services mobiles dans les pays en développement.
Evolution_des_performances_des_leaders_de_lI.TLa composition des dépenses consacrées aux TIC évolue lentement, indique le rapport, les dépenses de consommation représentant désormais un tiers du marché total des TIC. Cela s'explique principalement par la demande de plus en plus importante d'appareils mobiles (smartphones, miniportables, tablettes). On constate également une augmentation plus rapide des dépenses consacrées aux TIC dans le secteur des ressources naturelles, suivi de celui de la construction et de celui de l'énergie et des services d'utilité publique, tendance qui pourrait être due à l'envolée des prix des produits de base et à la montée en puissance des infrastructures « intelligentes ».
L'OCDE lance également une nouvelle méthodologie pour la mesure des retombées économiques de l'Internet. S'appuyant sur des statistiques nationales officielles, le rapport fait le constat que pour 2010, jusqu'à 13 % de la valeur ajoutée (contribution du secteur des entreprises au PIB) des entreprises américaines pourraient être attribués à l'Internet. Cela montre combien l'Internet constitue une importante source de croissance dans une période de ralentissement économique et une composante essentielle de l'économie dans son ensemble.
www.oecd.org/sti/interneteconomy/ieoutlook.htm

Raphael Ducos

Affichages : 1924

Du numérique au papier

Au secours! le papier revient! Le papier imprimé refuse de mourir! Deux exemples actuels le montrent. Le livre "50 shades of grey" d'E.L.James a commencé d'être édité en numérique (ebook) par un éditeur australien réussissant à être téléchargé environ un million de fois. En mars dernier il a été repris, toujours en numérique, par Vintage Books (groupe Knopf Doubleday Publishing), puis publié en version papier en avril. En six semaines à la fin mai, 10 millions d'exemplaires ont été vendus au travers de 15 000 points de vente aux Etats-Unis. Les droits de la trilogie (il y a en fait trois tomes) ont été vendus dans 37 pays, et sont déjà acquis pour le cinéma.
Stephen King qui a publié en numérique en 2000 son livre "Riding the bullet" pour tester le marché, a choisi de lancer son prochain livre "Joyland" en version livre de poche papier uniquement. Il faut préciser que la première expérience numérique a fait exploser les compteurs, ce qui a abouti à une diffusion gratuite de ce livre. Stephen King est revenu à la charge en proposant son livre suivant "The Plant" directement à partir de son propre site internet à condition que les lecteurs paient pour obtenir le chapître suivant. Six chapîtres ont été publiés, produisant un gain de plus de 300 000 dollars (un peu moins en euros) pour l'auteur. Stephen King a mis fin à la démarche en déclarant que "les lecteurs de livres ne considèrent pas les livres électroniques (ebook) comme de véritables livres". Le livre qui succèdera à "The plant", sera en fait une suite de "The Shining". Il sera publié aussi bien en version électronique que sur papier.
Est-ce que le livre numérique serait complémentaire du livre papier?

Raphael Ducos

Affichages : 2458

La journée internationale de la normalisation

La journée internationale de la normalisation (world standard day) c'est le 14 octobre. Le thème cette année : "Moins de gaspillage, meilleurs résultats. Les standards améliorent l'efficacité" (Less waste, better results. Standards increase efficiency). Cette journée est une façon d'honorer les milliers d'experts qui dans le monde entier collaborent au sein des organismes IEC (international electrotechnical commission), ISO (organisation internationale de normalisation) et ITU (international telecommunication union) pour faciliter le commerce, étendre le savoir, et répartir les avancées technologiques. Ces trois organisations constituent le WSC (world standards cooperation).
"Les standards internationaux comme ceux de l'IEC, ISO et ITU sont essentiels pour l'amélioration de l'efficacité. Ce thème occupe de plus en plus le devant de la scène au moment où les défis mondiaux comme la responsabilité (sustainability) et l'incertitude économique signifient que les organisations sont mises au défi d'obtenir de meilleurs résultats avec moins de gaspillage", indique le communiqué de l'ISO.
"En proposant des spécifications communes, les standards internationaux permettent aux produits, services et technologies proposés par les entreprises de s'adapter comme les pièces d'un puzzle. Ils permettent l'interopérabilité, la compatibilité, fournissant une base solide pour développer des innovations et faciliter l'accès aux marchés aux nouveaux produits. Ils assurent que les pays, les organisations, les législateurs et les chercheurs n'ont pas besoin de réinventer la roue, et peuvent investir dans d'autres priorités"
"La journée internationale de la normalisation 2012 rappelle que les meilleurs savoir-faire dépendant des standards internationaux sont accessibles à tous, dont les pays en voie de développement, pour les aider à utiliser au mieux leurs ressources matérielles et humaines. Des processus industriels et d'affaires plus efficaces, facilités par les standards, permettent aux entreprises d'être compétitives globalement, de produire plus vite pour davantage de marchés à moindre coût.
En ce sens, les standards aident les entreprises à répondre aux besoins des consommateurs (dont l'etiquetage et la sécurité), tout en se concentrant sur l'optimisation de leurs processus de fonctionnement.
En fin de compte, les standards internationaux de l'IEC, ISO et ITU non seulement sont utiles pour les affaires, mais une plus grande efficacité aide la société à mieux utiliser ses ressources, contribuant à une monde plus responsable (sustainable)"
www.iso.org
Raphael Ducos

Affichages : 2017

Du nucléaire

Qui n'a pas son petit réacteur nucléaire? Un petit utilisant une réserve modeste d'uranium enrichi (1,5 kg)? Un réacteur nucléaire est un dispositif dans lequel une réaction en chaîne est initiée, modérée et contrôlée par l'être humain contrairement à la bombe atomique où la réaction en chaîne se produit en une fraction de seconde (Wikipedia en français). Il y en avait un dans un bâtiment industriel au centre d'une ville, derrière des murs épais avec accès réservé à certains personnels. Je ne parle pas de Saclay, Marcoule ou autre centrale nucléaire qui servent soit à la recherche soit à la production d'énergie mais du géant de Rochester : Kodak.
Un article du quotidien bien connu de la ville "The democrat and Chronicle" vient de révéler que le créateur de la petite boîte jaune a mené des recherches à l'aide d'un réacteur nucléaire pendant trente ans au coeur même de la ville dans le bâtiment 82, sans le dire à quiconque, notamment aux autorités de Rochester. Une source secrète de neutrons à laquelle des communications scientifiques se référaient sans dire cependant où se trouvait le réacteur en question. Installé en 1974, le réacteur de type CFX (Californian neutron flux multiplier) a été démantelé en novembre 2007 et ses éléments transportés dans un site spécialisé de Caroline du Sud de la Nuclear Security Administration. On comprend le slience qui a entouré cette activité à partir du 11 septembre 2001, mais avant? A quoi servait-il? A mener des recherches sur la structure des matériaux, sur la radiographie, etc. apprend-on dans cet article. Ce qui laisse supposer que les autres sources de neutrons utilisées par Kodak n'étaient pas assez puissantes. Car Kodak avait tout à fait officiellement accès à d'autres sources de neutrons notamment à l'université Cornell. On apprend aussi dans cet article qu'il doit y avoir dans le monde une cinquantaine de réacteurs nucléaires de ce genre principalement en Russie. Heureusement dans ce pays on ne fabrique ni copieur, ni imprimante, ni presse numérique, ni CTP, ni films, ni toner, etc. Qui n'a pas son petit réacteur nucléaire?
(http://www.democratandchronicle.com/apps/pbcs.dll/article?AID=2012305120021)
Raphael Ducos

Affichages : 2555

Quel livre demain?

Est-ce que la forte pression exercée par Amazon, Google etc. sur les marchés de l'édition - ils ré-éditent, impriment en numérique, et distribuent des livres (imprimés ou numériques) - pourrait contribuer à rapprocher les partenaires isolés de la chaîne de production du livre? et à élaborer une nouvelle organisation économique? Est ce qu'on va retrouver sous une nouvelle forme des éditeurs-imprimeurs-distributeurs? Editeurs, Imprimeurs, Libraires sont en effet remis sérieusement en question. Notamment dans une époque où la saisie, le contrôle, la gestion, l'envoi, l'impression, la finition et la distribution (etc.) du livre peuvent pleinement bénéficier des apports des moyens numériques.
Qui va faire les premiers pas? Les éditeurs vont ils s'associer à des imprimeurs et à des distributeurs, en intégrant des systèmes d'impression numériques pour réduire les parcours insensés qu'un livre imprimé suit à partir du moment où il est lancé sur le marché? Dans le même temps, le développement des livres numériques utilisables sur des liseuses complexifie loutes les stratégies qui doivent bien entendu les intégrer.
Cette menace est une bonne occasion d'utiliser réellement tout le potentiel des moyens numériques pour économiser des transports inutiles, notamment ceux à destination des stocks puis du pilon. Imprimer au plus juste c'est ce que permet l'impression numérique. Bilan potentiel : des coûts réduits de matière première consommée, de manutention, un plus grand respect de l'environnement avec moins de parcours routiers, bref une plus grande efficacité économique, et moins de gaspillage.
Guillaume Decitre, président du groupe de librairies Decitre, intervenant lors du colloque sur "l'impression numérique de livres" organisé par la société d'études Interquest le 27 septembre dernier a été on ne peut plus clair. Il a dit en substance :  
"Comment offrir un catalogue de livres le plus large possible, sachant que les tirages baissent, que les temps de vie d'un livre sont de plus en plus courts, et que les prix stagnent ou reculent? Comment rendre la logistique du livre plus efficace? 25% des livres ne sont pas vendus, mais ils sont transportés puis renvoyés chez l'éditeur. 60% de ceux-ci sont ensuite détruits après avoir circulé un peu partout en France. Beaucoup de lecteurs n'achètent plus de livres neufs, pour raison économique. En réponse, Amazon distribue déjà des livres d'occasion. Si on ne trouve pas un nouvel équilibre économique dans la logistique pour pouvoir vendre aussi bien des livres numériques que des livres imprimés, on se trouve face au pire des scénarios qui est l'intégration totale d'Amazon au niveau mondial, ce qui menace à terme les éditeurs, les imprimeurs et les libraires. Enfin, les lecteurs n'auront plus de choix".
www.inter-quest.com
Raphael Ducos

Affichages : 2020

Après la drupa

L'automatisation, l'impression d'emballages, l'impression numérique, les technologies hybrides (analogiques+numériques), les applications web-to-print et l'impression respectueuse de l'environnement sont les thèmes qui ont dominé la drupa 2012. Si le jet d'encre domine nettement les annonces, on s'aperçoit que les technologies à base de toner résistent bien notamment avec de nouveaux projets en toner liquide (Oce, Xeikon). Toute la question est de savoir quand toutes les nouveautés présentées seront réellement disponibles sur les marchés mondiaux.
Signe de reprise? ou nécessité d'investir dans de nouveaux moyens de production plus opérationnels? Selon les enquêtes menées par la foire de Düsseldorf près de 50% des visiteurs sont venus à la drupa avec des intentions d'investissement précises. Environ 40% des visiteurs ont aussi déclaré dans les enquêtes être intéressés par les systèmes d'impression numérique. On n'est donc pas étonné que certains exposants aient déclaré des ventes (Agfa, Canon-Océ, HP, Ricoh, Scodix, Xeikon, etc.) et des pré-commandes (Landa) pendant les deux semaines de la manifestation.
Côté visiteurs, les organisateurs annoncent un chiffre de 314 500 professionnels (dont 190 000 non allemands), nombre en recul de -19,35% sur celui de 2008 (390 000 visiteurs). Recul qui s'explique selon les organisateurs par les coupes intervenues dans les industries graphiques au cours des dernières années (fermeture de 3900 imprimeries et perte de plus de 61 000 emplois en Allemagne entre 2000 et 2011, et fermeture de 7700 imprimeries aux Etats-Unis pendant la même période). De plus, souligne W.M. Dornscheidt, président et CEO de la Foire de Düsseldorf, les visiteurs ne viennent plus en groupe, seuls les responsables se déplacent. La France vient au quatrième rang par nombre de visiteurs après l'Allemagne (123 000), l'Inde (15 000) et la Belgique. Mais devant les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les USA, la Suisse et l'Italie. La période pendant laquelle s'est déroulée la drupa (début mai) n'a pas non plus été très favorable aux déplacements professionnels. Les nouvelles dates retenues pour 2016 apparaissent plus en ligne avec les calendriers des entreprises.
A retenir enfin, les deux approches du futur du point de vue technologies numériques (drupa innovation park, 130 exposants, Hall 7.0) et des tendances comme le cross-media, ou la communication basée sur l'impression (drupa cube, 80 intervenants, Hall 7.A).
La prochaine drupa aura lieu du 2 au 15 juin 2016.
Raphael Ducos

Affichages : 2261

Le papier, les Français, et la dématérialisation

Résultats de l'étude Ifop/Generix "Les Français et la dématérialisation"
  • 65% des Français dénoncent la surabondance de papiers dans leur quotidien.
  • Neuf sur dix conservent leurs fiches de paie, avis d'imposition, factures d'électricité, relevés bancaires, quittances d'assurance et de loyer, factures de téléphonie
  • Plus de trois actifs sur quatre pensent que la dématérialisation de documents en entreprise représente des gains d'argent, de temps et de productivité
  • Même s'ils effectuent désormais de nombreuses formalités en ligne, l'usage du papier prime toutefois pour de nombreux documents jugés importants : les fiches de paie (92%), les notes de frais (81%), les factures clients (81%) ou les demandes de congés (68%)
  • 45% des actifs jugent que leur entreprise n'a pas suffisamment recours à la dématérialisation de documents
  • Mais leurs pratiques en entreprise révèlent des archaïsmes bien ancrés : 14% des actifs continuent d'imprimer leurs e-mails et 14% les archivent au format papier !

Dans un contexte marqué par le développement de la consommation de biens culturels dématérialisés et la simplification d'un nombre croissant de démarches administratives en ligne, Generix Group et l'Ifop ont interrogé les Français sur leur perception, leur comportement et leurs attentes concernant la dématérialisation de leurs documents personnels ou professionnels. Voici les principaux enseignements de cette enquête menée auprès d'un échantillon de 1014 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
« Malgré ses avantages, la dématérialisation peine à convaincre les Français, qui expriment pourtant majoritairement un ras-le-bol vis à vis de cette paperasse surabondante », commente Christophe Viry, Product Marketing Manager de la gamme Generix Collaborative Infrastructure.
Les avantages de la dématérialisation en entreprise sont clairement identifiés par les Français, avec en tête le gain d'argent (87%), de temps (81%) et une plus grande productivité (75%). Ainsi, 45% des actifs juge que leur entreprise n'a pas suffisamment recours à la dématérialisation de documents.
Mais dans les faits pour les Français, l'usage du papier prime pour de nombreux documents jugés importants : les fiches de paie (92%), suivis des notes de frais (81%), des factures clients (81%), des demandes de congés (68%) ou des journaux et des supports de communication internes (58%).
Ainsi, en entreprise, malgré l'utilisation de l'informatique, l'usage du papier reste tenace.
« Si ce comportement est légitime à la maison pour des papiers administratifs ou au travail pour des contrats, l'impression d'emails, de compte-rendu de réunion ou de documents de travail reste très surprenante », s'étonne Christophe Viry. « Ces réflexes, que l'on pourrait juger archaïques, montrent que de gros efforts de pédagogie et d'accompagnement restent à accomplir en entreprise pour tirer parti des économies et des gains de productivité offerts par la dématérialisation et les outils de travail collaboratifs ».

Synthèse graphique Ifop-Generix.pdf

www.generixgroup.fr
www.ifop.com

Raphael Ducos

Affichages : 1811

La drupa du dragon

La drupa 2012 restera celle de toutes les opportunités apportées par la vague numérique. Que retirer de cette manifestation, moins fréquentée que prévu (-20% à mi chemin)? Premières réponses : le numérique gagne du terrain, le jet d'encre domine ces changements en cours et les rapprochements et mariages continuent de plus belle entre les grands acteurs du marché. On est loin des premiers accords de distribution Heidelberg-Ricoh, Agfa-Canon, manroland-Océ (etc.).
En grand format, Epson a déployé ses armes en direction de la CAO et de la signalétique. Memjet s'installe chez Fuji Xerox, Canon Océ, et Xanté. Ce qui annonce des nouveautés dans le futur. Mimaki a passé des accords avec Ricoh et Screen. Konica Minolta s'appuie sur KIP et Roland. Ricoh s'intéresse à la signalétique et à la CAO, c'est à dire à l'emballage et à l'étiquette. EFI décline son savoir faire avec de nouvelles machines haut de gamme, et pilote maintenant l'imprimante couleur de KIP.
En production, tout le monde se met au numérique. Même Heidelberg, KBA, Komori, manroland (feuille et rotative) ou Ryobi. Les deux moteurs de cette accélération sont Landa et Memjet qui jouent le rôle d'Oem pour des acteurs non encore préparés. On s'attend ainsi à voir dans les années à venir des presses numériques Landa-Heidelberg, Landa-Komori, et Landa-manroland. Ryobi s'est associé avec Miyakoshi, et Delphax-Memjet devrait arriver d'ici 2013.
Derrière ces nouvelles approches on gardera à l'esprit que les poids lourds du marché graphique s'appuient aussi (surtout?) sur des solutions logicielles globales qui permettent des gains de productivité conséquents sur toute la chaîne de production. C'est le cas de Canon-Océ avec Prisma, de FujiFilm avec XMF, de HP avec SmartStream, de Kodak avec Prinergy, de Ricoh avec le Total Flow Workflow suite, de Screen avec Equios, et de Xerox avec l'approche Freeflow. Sans oublier les équipements installés et les offres déjà opérationnelles des constructeurs en place.
Reste la question qui tue : quid de la banalisation en cours des moyens de production, et des solutions logicielles globales? Les prochaines années vont être passionnantes.
Raphael Ducos

Affichages : 2318

Joomla SEF URLs by Artio

Review of Print - ROP Media 2013

Top Desktop version