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Special Pre drupa 2012

Jet d'encre : le raz de marée

La drupa 2012 sera marquée au sceaux du jet d'encre, des systèmes hybrides jet d'encre-offset et de l'intégration de plus en plus poussée des flux de production des données traitées, de la capture à la livraison du produit fini, que ce soit sous forme imprimée, ou de fichiers numériques pour tablette, mail, sms, etc.

L'offre des fournisseurs présents à la drupa couvre tous les segments de production, de l'entrée de gamme à la production de journaux quotidiens en passant par le commercia, le marketing direct, le grand format, l'emballage, l'étiquette etc.
Deux grandes familles sont à distinguer : les fournisseurs de systèmes d'impression numérique et de solutions complètes de gestion des flux de données d'un côté, les fournisseurs de systèmes d'impression et de finition de l'autre. Bien sûr on peut aussi trouver des fournisseurs indépendants de solutions partielles ou complètes pour gérer les flux de données.
Deux nouvelles technologies d'impression jet d'encre font leur apparition : celle de Landa Corp. appelée Nanographique, et celle de Memjet à base de nanotechnologie, que l'on rencontrera au moins chez Delphax et sans doute ailleurs.
A voir absolument : Delphax, Epson, Fujifilm, Heidelberg, HP Indigo, KBA, Komori, Konica Minolta, Landa, Manroland feuille et Manroland rotative, MGI, Miyakoshi-Ryobi, Screen, Xeikon, Xerox.

(Nous consacrons cette semaine la totalité de la lettre hebdomadaire à la présentation des principales nouveautés annoncées en impression numérique à la drupa 2012 qui se tient à Dusseldorf du 3 au 16 mai. Rendez vous prochainement pour les comptes-rendus des annonces faites pendant la manifestation)

Raphael Ducos

Agfa (Hall 8A Stand B 64)

Agfa mettra l'accent sur des utilisations différentes de l'imprimante UV :Jeti 3020 Titan
Agfa a annoncé à la veille de la drupa le lancement de :Apogee StoreFront, sa nouvelle solution logicielle web-to-print en mode Cloud  ; qui offre aux prestataires de services d'impression la possibilité de commercialiser leurs services et leurs produits à l'aide d'internet. Pour cela le constructeur s'est associé avec CHILI Publish.
Toile : www.agfa.com

Atlantic Zeiser (Hall 1 Stand C56)

Le constructeur de systèmes de codage variable, de numérotage en série, de personnalisation et d'impression sur différents matériaux et formats présentera de nouvelles applications hybrides sur son stand et sur celui de KBA. Des applications qui apportent la personnalisation et la variablité à l'impression offset.
Sur le stand d'Atlantic Zeiser on pourra voir :

  • DIGILINE Web 300 avec imprimantes jet d'encre numériques à grande vitesse DELTA 105i et OMEGA 36i pour la production de languettes de sécurité et d'étiquettes fiscales.
  • DIGILINE Sheet 300 avec imprimante jet d'encre numérique OMEGA 36i intégrée, combinée à un système de séchage à diodes UV refroidi par air et respectueux de l'environnement SMARTCURE AIR, pour le codage individuel et le numérotage en série de cartons pliants.
  • PERSOLINE avec prétraitement plasma, imprimante numérique jet d'encre 4C-GAMMA et module de vernissage UV, pour l'impression quadrichrome de haute qualité de cartes plastiques et leur personnalisation.

Toile : wwwatlanticzeiser.com

Canon (Hall 8a, stand C06 – 1)

La plus large offre de solutions d'impression de production, sans doute jamais proposée par Canon et Océ, dont la ColorStream 3700.
Cette année présentation du 4ème rapport «  Canon Insight  » analysant les besoins des clients en terme d'impression, les attentes de leurs fournisseurs d'impression ainsi qu'une étude sur la valeur de l'imprimé dans le marketing mix.
Canon introduira son nouveau programme «  Essential Business Builder Mentoring» qui réunira des experts indépendants de l'industrie et des professionnels de l'impression afin de guider ces derniers dans la réalisation de leurs objectifs de développement.
Solutions d'impression présentées sur le stand :

  • Canon imagePRESS 1135, Série Canon imageRUNNER ADVANCE 8000, Océ VarioPrint DP Line, Océ VarioPrint 6160 Ultra Line, Océ VarioPrint6320 Ultra Line,
  • Grand format : Océ PlotWave 900, Océ Arizona 360GT, Océ Arizona 550XT, Océ CS9160, Océ PlotWave 350, Océ ColorWave 650, Canon imagePROGRAF iPF8300, Canon imagePROGRAF iPF8300S, Canon imagePROGRAF iPF9100
  • Alimentation en continu : Océ ColorStream 3500, Océ ColorStream 3700
  • Workflow: Océ PRISMA et Canon Helix

Toile : www.canon.com

Delphax (Hall 8b, stand C10)

Le constructeur, qui a développé une technologie propre d'impression numérique EBI (electron beam), est connu pour ses presses spécialisées pour l'impression de chèques et ses dernières rotatives numériques monochrome CR 2200. Son association avec Memjet n'est donc pas une surprise complète.
Deux modèles sont annoncés : l'elan 250 ( 250 ipm), et l'elan 500 (500 ipm), moteurs d'impression memjet, feuille, 1600 x 800 dpi, serveur RIP delphax evolutif (Adobe PDF), formats (203 x 203 mm jusqu'à 450 x 640 mm), grammage de 60 à 350 g/m2. Supports très variés. 5 couleurs à pigments dont deux noir, encre MICR, deux couleurs spéciales en plus. On peut évoluer de la 250 vers la 500. Premiers tests annoncés en fin 2012.
Toile : www.delphax.com

DirectSmile (Hall 7, stand E11)

Le concepteur de solutions logicielles mettra en valeur les possibilités de DirectSmile Cross Media sur son stand et dans le parc des innovations de la drupa. Cette solution permet de créer des impressions personnalisées, des emails, des sites (PURLs) de façon à créer une campagne intégrée. En retour la solution permet de mesurer les réponses.
Toile : www.directsmile.com

Domino (Hall 13 Stand D 89)

Le concepteur britannique exposera

  • la presse numérique pour étiquettes N600i (600 dpi, jusqu'à 75 m/mn) pilotables par Esko Artwork;
  • la solution jet d'encre piezo K600i (108 à 557 mm, par associations des modules) assure une résolution de 600 dpi à des vitesses vairiant de 50 à 75 m/mn. Elle peut être associée à n'importe quel type de presses analogiques du marché;
  • ainsi qu'une gamme d'imprimantes jet d'encre thermique L100i (modules de 12,5 mm associables jusqu'à 32 unités soit 40 cm).

Toile : www.domino-printing.com

Durst (halle 6 stand C6)

Le constructeur mettra en avant la Durst Rho 1000, la Rho 320R 3m (version haute vitesse), et la Rho P10 très polyvalente (1000 dpi, à plat 2m ou 2,5 m, et bobine 3,2 m)), ainsi qu'une nouvelle version de la presse pour étiquettes "Tau".
Toile : www.durst-online.com

EFI (Hall 05, stand C01)

Orion est le nom de la nouvelle imprimante numérique grand format annoncée par EFI pour la drupa. Elle succède au projet Vutek DS8300 mort-né de la drupa 2008. Peu d'informations sont connues. Il faut se fier aux déclarations du pdg Guy Gecht qui reviennent à dire "qu'il s'agit d'une machine qui va complètement détrôner la sérigraphie grâce à sa vitesse et à sa qualité d'impression". On ne connait toutefois ni son format, ni son prix.
En plus des dernières évolutions des modèles 3,20 m comme la R3225 bobine/bobine, EFI doit annoncer des nouveautés pour sa presse numérique pour étiquettes Jetrion 4900, en finition laser notamment.
Côtés logiciels, le constructeur s'embarque sur des versions Cloud pour ses solutions MIS (Pace et PrintSmith), un développement de la solution web-to-print Digital Storefront. EFI annonce aussi l'hyperRIP Fiery (40% plus rapide, PPML 3.0), Fiery Dashboard pour analyser à distance les données traitées par un serveur Fiery. Fiery s'intègre désortmais dans les systèmes MIS d'EFI.
Toile : www.efi.com

Toile : drupa.enfocus.com

Epson (hall 5 stand A0 1/2)

La technologie exclusive Micro Piezo est au centre de toutes les gammes de système s'impression que ce soit pour le grand public, le bureau, la production ou l'industrie. "Engineered to print" est le slogan du constructeur pour la drupa. Dans le domaine du grand format on s'attend à des nouveautés sous le nom de "SureColor" pour la signalétique, le POS, l'affiche commerciale et la CAO,, et pour la production de photos avec le laboratoire "SureLab", en textile Epson a pris 50% du capatial de la firme italienne ForTex, enfin pour l'impression d'étiquettes on attend un nouveau modèle SurePress L-4033W.
Toile : www.epson.com

Esko (stand A23, hall 8B)

Esko annonce pour la drupa la suite logicielle 12 pour l'emballage, l'étiquette, la signalétique. Esko supporte PantoneLIVE, pour offrir une gestion complète des flux couleur pour l'emballage.
Esko continue son offensive vers la flexo HD, et annonce une nouvelle table de découpe Kongsberg XN avec la suite logicielle i-cut Suite et son évolution "automate".
Toile : www.esko.com/drupa

Fujifilm (Hall 8b stand A25)

Fujifilm Jet Press 720_tnL'I-impression feuille Jet Press 720 (format B2, 1200 dpi, 4 niveaux de gris) et une seconde presse pour l'emballage annoncée (B2 aussi) seront à l'honneur sur le stand du constructeur.
Il y aura aussi une présentation technologique d'une rotative compacte jet d'encre avec Komori (127 m/mn, recto verso, encres à colorants ou à pigments). Serait disponible commercialement fin 2012.
A retenir aussi la nouvelle gamme d'encre Vividia pour les systèmes d'impression numérique.
En grand format on reverra l'Acuity Led 1600 (UV, Led) présentée à la dernière Fespa Digital ainsi que l'Inca Onset 40, et les gammes Acuity Advance et Uvistar II (bobine). Les encres UviJet ont été développées pour les grand format.
Enfin le workflow de Fuji "XMF" enregistre des nouveautés comme XMF Remote (contrôle à distance) et XMF PrintCentre (web to print basé sur Cloud) ainsi qu'un nouveau système de gestion de la couleur basé sur le cloud : XMF ColorPath (modules ColorPath Organizer et ColorPath Sync.),outil destiné à gérer la couleur en respectant la norme ISO 12647-2 quels que soient les systèmes d'impression.
Toile : www.fujifilm.eu/eu/products/business-products/graphic-systems/

Heidelberg (Hall 1)

Heidelberg Linoprint L_tnLa drupa 2012 est l'occasion pour Heidelberg de montrer l'intégration totale de ses solutions d'impression numérique (courts tirages et données variables) pour les secteurs commercial et de l'emballage. Heidelberg Linoprint regroupe ainsi toute l'offre d'impression numérique du constructeur.
Linoprint C : Linoprint C901 (Ricoh Pro C901) et Linoprint C751, Ricoh Pro C751). Ces équipements seront intégrés dans Prinect Digital Print Manager, en plus du flux documentaire d'origine (qui pilote aussi la finition) à partir de l'automne 2012.
La solution logicielle Prinect Digital Print Manager pilote aussi bien les équipements offset que numériques. Canon, HP, Kodak et Xerox peuvent être intégrés dans le workflow Prinect grâce à un connecteur.
Linoprint L : système d'impression numérique jet d'encre pour étiquettes, petits emballages (blister), et films (ex-CSAT iTS 600)
Question : est ce que Heidelberg va annoncer l'extension de la distribution des EFI Vutek QS séries (hybride, 2 et 3,2 m de laize), et des EFI Rastek, qui peuvent être gérés par Prinect Color Toolbox, au reste du monde en plus des USA?.
Toile : www.heidelberg.com

HP (Hall 4 stand D60)

HP Indigo 10000_tnCommercial :
HP Indigo : 10 000 (3450 feuilles couleur/heure, ou 4600 en mode EPM, format B2 = 750 x 530 mm). Finitions possible avec plieuse MBO, et SmartStacker d'Horizon (découpe, assembleuse, empileur).
HP Indigo W 7250 avec mise à niveau pour la W 7200;
HP Indigo 7600 (feuille A3, 129 à 160 ppm A4 selon mode) système de finition automatisé PageReady de Lasermax Roll Systems; W7250 (rotative, 33% plus rapide)
Emballage :
HP Indigo 20 000 (bobines 762 mm de large, développement 1100 mm, 27 m/mn en cinq couleurs ou 45 m/mn en EPM, unité de prétraitement des supports de 10 à 250 microns). Serveur d'impression et flux Esko Artwork
HP Indigo 30 000 (feuilles, 750 mm de large x 530 mm, 3450 feuilles/heure et 4600 en EPM, cartonnage de 600 microns maximum). Serveur d'impression et flux Esko Artwork
HP Indigo WS 6600 (extension des médias utilisables, unité de pré-traitement en option)
SecurePack pour production sécurisée sur WS 6600 et 4600
En grand format, les Scitex FB 7500 et 7600 disposent de l'encre blanche (FB 225) avec alimentation automatique des medias (Hostert).
Rotatives Jet d'encre couleur HP T 230 (558 mm, 122m/mn),T360 (762 mm) et T 410 (1066 mm). Annoncées avant la fin 2012 avec mises à niveau possible pour les équipements précédents déjà installés. A reten,ir aussi les HP Print Module Solutions (108 mm, juxtaposition possible, 244 m/mn).
SmartStream Production Analyser pour les utilisateurs Scitex Print Care (gestion encre et medias), disponible dès juin 2012 pour les clients HP TJ8350, TJ8500, XP 5500, et modèles à plat.
SmartStream Production Center, SmartStream Production Print Server version 5 (gère la HP Indigo 10 000, interface web, gere finition et proifils couleur). Nouvelles versions de SmartStream Director, SmartStream designer, SmartStream Production Analyser. HP Exstream
Programmes HP Graphics Solutions Partner, HP Capture
Toile : www.hp.com

Impika (Hall 5 Stand C24)

Impika iPrint Compact_tnImpika présentera à la drupa les solutions d'impression iPrint Compact, iPrint eXtreme + solution de finition, iPrint eVolution, et l'iEngine 1000L. Et le concept d'un équipement de production légère "Genesis".
L'iPrint Compact permet d'imprimer en couleur en 600 x 600 dpi à 76 m/mn en 2-up duplex, sur une largeur de 474 mm, dans une approche mono-châssis (une seule tour d'impression) avec un encombrement des plus réduit. Selon la résolution souhaitée (de 360 x 600 dpi jusqu'à 1200 x 600 dpi) la vitesse varie de 127 m/mn à 40 m/mn.
L'iPrint eXtreme s'adresse aux marchés de la presse, du labeur, du livre, du marketing direct et des arts graphiques. Vitesse d'impression : jusqu'à 375 m/min (1230 pieds/mn), résolutions d'impressions jusqu'a 1200 dpi, de 1 à 6 couleurs, plus lignes de finition associées. Nouvelle architecture modulaire et évolutive : monochrome, quatre ou six couleurs (multiplication des têtes d'impression). Encres acqueuses à pigment ou colorant (couleurs Pantone et MICR possible), dont une nouvelle génération HD (haute densité) pour mieux imprimer sur des papiers de faible grammage (moins de 50 g/m2).
L'iPrint eXtreme propose, grâce à l'utilisation de têtes d'impression de dernière génération, une largeur d'impression de 711mm (28'') qui permet la prise en charge d'un vaste choix de formats d'impression jusqu'au format B1 (707 x 1000mm) en passant par des variantes nécessaires pour les applications journaux (Broadsheet, Tabloïd, Berlinois), et s'adapte également aux principaux formats pratiqués dans le domaine du livre.
L'iPrint eVolution. Un châssis conçu pour accueillir jusqu'à 4 têtes d'impression s'appuie sur une plate-forme technologique, déjà éprouvée. La version de base de l'iPrint eVolution imprime avec 2 têtes d'impression à une vitesse de 40 à 125 m/mn avec des résolutions de 1200 à 360 dpi. L'ajout ultérieur de deux têtes supplémentaires permet de doubler la productivité de la machine et de passer à des vitesses d'impression variant de 76 m/mn jusqu'à 250 m/mn avec un coût à la page très compétitif.
L'iEngine 1000L. Impika doit dévoiler à la drupa la version large de son iEngine 1000 (lancée à l'Ipex 2010). L'iEngine 1000L imprime sur une largeur de 220 mm (8,66 pouces) à des vitesses pouvant aller jusqu'à 150 m/mn en couleur et 800 m /mn en monochrome. Il est, de plus, compatible avec différents types d'encres, base aqueuse, MICR et UV, et imprime, grâce à ses niveaux de gris, en très haute qualité avec un rendu supérieur à 1000 dpi.
Genesis. Impika annonce la présentation sur son stand du concept d'un équipement de production légère "Genesis". Il s'agit d'un système d'impression jet d'encre compact devant produire entre 300 000 et 2 millions de pages/mois. Technologie : bobine/feuille, résolution supérieure à 1000 dpi, vitesse de 160 ppm en recto ou recto verso, formats A4 et US letter, monochrome et couleur. Coût à la page annoncé comme compétitif. Le concept pourrait être décliné dans une gamme de produits à venir.
Toile : www.impika.com

KBA (Hall 16 C 47)

A voir sur le stand : la rotative jet d'encre KBA Rotajet 76 (Laize papier de 782 mm, et vitesse de 150 m/mn) et la presse offset feuille Rapida 105 (41 pouces) avec impression jet d'encre (Têtes d'Atlantic Zeiser ou de KBA Metronic) pour les données variables.
Toile : www.kba.com

Kodak (Hall 5 stand F09)

Le système d'impression en continu Prosper sera encore à l'honneur avec une extension des gammes de médias imprimables.
La presse Nexpress 3900 (5 couleurs et vernis UV en ligne, longueur de feuille de 660 mm) dispose de nouveaux automatismes.
Enfin les têtes d'impression Kodak Stream vont se retrouver montées sur les rotatives Timson T-Press pour imprimer du livre avec une finition Kolbus
Toile : www.kodak.com

Komori (Hall 15 / Stand D04-1, D04-2)

Fujifilm Komori roto_tnKomori et Landa Corp ont annoncé un partenariat le 27 avril. La prochaine génération de presses numériques de Komori utilisera la technologie nanographique et les encres nanoink.
Komori distribue en attendant la Konica Minolta Bizhub C8000 et présentera des prototypes de deux presses jet d'encre sur le stand :

  • Une rotative de 51 cm de large, 1200 dpi, vitesse maximum de 150 m/mn
  • Une machine feuille de 74 cm de large, 1200 dpi, 3300 feuilles/heure, format B1 en mode portrait.

Toile : www.komori.com

Konica Minolta (Hall 8 stand B78)

Konica Minolta utilise ses ressources internes, pour annoncer une presse numérique jet d'encre KM1 développée entre Konica Minolta IJ et Komori (UV led, 3300 feuilles/heure, 1650 en recto verso, format B2, 1200 x 1200 dpi)
Le constructeur présentera aussi une bizhub Press C1100 (couleur, 100 ppm), ainsi qu'une bizhub Press 1052 et 1250 (noir et blanc)
Ne pas oublier la nouvelle suite logicielle Avenue (automatisation de la production)
Toile : www.konicaminolta.com

Landa Corp. (Hall 9 stand 73-3)

Benny Landa (inventeur de la technologie Indigo) annonce une nouvelle technologie d'impression jet d'encre "nanographique" à base d'encre "Nanoink". L'impression nanographique se caractérise, selon Benny Landa, par des points très fins, très homogènes, un rendu brillant très fidèle, et le plus grand espace couleur obtenu en quatre couleurs (CMYK) par un système d'impression.
Lanca Corp. annonce pour la drupa une série de presses feuilles notamment aux formats B3, B2, B1 y compris à retiration, pouvant atteindre la vitesse de 11 000 feuilles/heure à destination des marchés de l'impression commerciale et de l'emballage. Une gamme de presses rotatives pour l'édition/publicité et l'emballage souple est aussi annoncée pour des laizes de 52 à 104 cm et des vitesses pouvant attiendre 200 m/mn. Au total six presses seront annoncées à la drupa par Landa Corp.
Cinq présentations quotidiennes seront assurées par Benny Landa lui-même dans un auditorium de 300 places au centre d'un stand de 1400 m2 sur le thème "Nano. Bigger than you think" (Nano. Plus grand que vous ne le pensez) pour présenter la technology, les presses et les perspectives.
Toile : www.landanano.corp

Manroland Feuille (Hall 6 D27)

Manroland Feuille et Landa Corp. ont conclu un accord annoncé le 30 avril pour l'utilisation de la nanographie et des encres nanoink dans les presses de Manroland Feuille.
En attendant, Manroland Feuille présentera une presse hybride avec impression offset et jet d'encre.
Toile : www.manroland-sheetfed.de

Manroland Rotative Hall 6 stand D29

Les rotatives offset Manroland et jet d'encre d'Océ seront pilotées par le workflow printnetwork
Toile : www.manroland-web.com

Matan (Hall 9 Stand A56)

Le constructeur de systèmes d'impression très grand format Matan annonce un nouveau modèle hybride UV de 5 m de la série Barak capable d'imprimer 353 m2/h en 4 ou 8 couleurs avec une résolution de 600 dpi. Il peut imprimer des supports de 25 mm d'épaisseur. Il est piloté par un Rip Caldera.
Toile : www.matanprinters.com

Memjet (Hall 5 stand E28)

Le créateur de la nouvelle technologie occupera un stand alors que son utiliusation se retrouvera chez des OEMs : Colordyne, Xante, Own-X, Lenovo and LG Electronics, Delphax, plus autres fournisseurs en grand format et en emballage. Technologie originale jet d'encre à base de nanotechnologie : 700 millions de gouttes/seconde/ barre d'impression (1 couleur). Peut imprimer 5 couleurs en même temps ou 5 couleurs séparées (3,5 milliards de gouttes/seconde)
Toile : www.memjet.com

MGI (Hall 4 stand B 24)

En vedette sur le stand de MGI : l'Alphajet, presse numérique jet d'encre (B2, 52 x 74 cm, 3000 feuilles/heure, six couleurs plus vernis, 1200 x 1200 dpi, technologie jet d'encre UV de MGI, supports jusqu'à 500 g/m2). Commercialisation prévue pour 2013.
Toile : www.mgi-fr.com

Mimaki (Hall 9 stand C21)

Nouvelle imprimante à plat UV Led grande épaisseur UJF-3042HG (15 cm d'épaisseur, 6 couleurs, plus blanc et encre transparente); Imprimante latex JV 400 LX (dont encre blanche); Imprimante JV400 SUV (solvant); Rip RasterLink6
Plus le modèle compact UJF-3042FX et la gamme Mimaki JFX. L'UJF-3042FX (5 cm d'épaisseur, 1440 x 1200 dpi, séchage par led).
Toile : www.mimakieurope.com

Miyakoshi Ryobi (Hall 9 Stand A04)

Miyakoshi, constructeur de presses offset et jet d'encre, s'est associé avec Ryobi, autre constructeur de presses offset japonais, pour présenter à la drupa le prototype d'une nouvelle presse feuille jet d'encre (format d'impression B2 ou 765 x 580 mm, 8000 feuilles/heure, led et toner liquide, 1200 dpi, 64 à 360 g/m2)
Toile : www.miyakoshi.co.jp

Toile : www.ryobi-group.co.jp/en/projects/printing/

Pitney (Hall 4 stand C04)

Pitney Bowes, qui utilise la technologie HP Inkjet Web Press dans sa gamme de systèmes d'impression IntelliJet™, annonce que la productivité couleur accrue de la HP T230 et les capacités monochromes plus rapides des modèles T360 et T410 sont également disponibles sur les systèmes d'impression IntelliJet 20, 30 et 42.
La nouvelle solution logicielle DF Works White Paper Factory permet de gérer de façon distincte les flux postaux et de production. Enfin, Mailstream Wrapper permet de produire directement des enveloppes avec les documents, et de passer ainsi d'enveloppes.
Toile : www.pitneybowes.co.uk

Ricoh (Hall 8 stand B46)

Ricoh Aficio CW 2200SP_tnLe constructeur japonais présente pour la première fois un équipement grand format couleur basé sur sa technologie d'impression jet d'encre à base de gel (utilisée en bureautique)
Le MFP jet d'encre couleurs Ricoh CW 2200SP (encre gel, largeur d'impression de 914 mm) vise le marché de la CAO.
Le portail en ligne Business Driver programme de Ricoh (veille technologique et développement des affaires) est renforcé
Le constructeur mène l'offensive pour réduire l'impact environnemental des impressions effectuées sur ses équipements.
En production, l'InfoPrint VP (moteur jet d'encre couleur Screen, bobine, 220 m/mn) mènera le bal.
Toile : www.ricoh.com

Screen (Hall 9/stand A40)

Screen a déjà présenté à l'Ipex 2010 ses presses numériques. Les voici avec leurs dernières améliorations.
La Truepress Jet 520 (rotative jet d'encre couleur), dont 400 unités (y compris avec celles de Ricoh) ont été vendues. Le modèle haute vitesse Truepress Jet520ZZ imprime en quadri à 220 m/mn. L'option d'inspection de bande JetInspection Jl-500, intégrée dans EQUIOS, permet de garantir chaque pixel imprimé avec réimpression automatique en cas d'erreur découverte
La Truepress JetSX (B2, 1620 feuilles/heure, jet d'encre couleur) peut désormais imprimer des cartonnages jusqu'à 0,6 mm d'épaisseur. Elle va être associée à la machine de découpe et de rainage numérique Euclid de Highcon.
Le flux de travail à vocation universelle EQUIOS sera officiellement lancé.
Toile : www.screeneurope.com

TKS (Hall 15 B55)

TKS (Tokyo Kikai Seisakusho) est un constructeur japonais de rotatives offset pour la presse quotidienne. Il lance de nouvelles versions numériques à la drupa.
TKS Jet leader, rotative de presse jet d'encre (54 x 61 cm), 150 m/mn, 600 x 600 dpi.
La version Jet Leader 1500 (140 cm laize, 54 cm de coupe) imprimerie chaque jour le Wall Street Journal à la drupa.
Toile: www.tks-net.co.jp

Xeikon Hall 8A, stand B44.

XEIKON 8800_tnLa Xeikon 8000 Serie ( trois modèles) sera mise en avant sur le stand du constructeur flamand.
Trois suites d'applications pour les étiquettes auto-adhésives, les étiquettes-transfert, et l'emballage en carton pliant accompagneront les presses Xeikon 3000 pour étiquettes.
De nouvelles solutions de workflow sont annoncées pour le Ripping en parallèle, la gestion de la couleur et l'intégration du PDF/VT d'Adobe.
Xeikon Quantum technologie sera la vedette du stand (format B2, toner liquide, résolution 1200 dpi Led, évolution possible pour base installée, bobine).
Toile : www.xeikon.com

Xerox Hall 8b

Xerox présentera ses solutions d'impression couleur de production à base d'électrophotographie et de jet d'encre solide. Améliorations des Color 800 et 1000, et de l'iGen 4, déclinaison de l'offre jet d'encre sont attendues.
L'offre logicielle doit aussi être renforcée chez XMPIe, et dans les programmes de développement des affaires. La conférence annuelle des Premiers Partners se déroulera pendant la drupa. Chaque jour le Cirque du Soleil, dont Xerox est le sponsor, donnera des représentations.
Toile : www.xerox.com

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Le Cloud, encore

googledriveAu moment où Greenpeace passe au crible les grandes sociétés de l'IT, fournisseurs de services Cloud quant à leurs consommations énergétiques (lien Rapport Greenpeace - votre cloud est-il net ?
), Google lance à son tour un service Cloud appelé Google Drive (lien GoogleDrive). Cibles principales : les Cloud existant comme iCloud d'Apple, Dropbox, ou Box etc. Les volumes annoncés par Google vont en déranger plus d'un : stockage gratuit de 5 Go (en même temps que 10 Go pour Gmail et 1 Go pour Picasa), puis location mensuelle d'espace à partir de 2,49 dollars pour 25 Go (augmentation automatique de 25 Go pour Gmail et Picasa) puis de 4,99 dollars pour 100 Go, 49,99 dollars pour 1 To, jusqu'à 799,99 dollars pour 16 To!
Quant aux caractéristiques, elles aussi sont très séduisantes : intégration avec Google Documents, ce qui signifie travail collaboratif possible sur des documents (textes, présentations, tableaux etc.); lien avec Gmail ce qui résoud la question du volume des mails; lien avec Google+ ce qui permet de partager vidéos et images avec les partenaires; outils de recherche très puissants par mots, par type de fichiers, par auteur, par reconnaissance d'objets dans les images, et de textes dans des documents; possibilité d'ouvrir plus de 30 types de fichiers différents même si le programme original n'est pas installé dans l'ordinateur utilisé; liens avec de nombreuses applications pour créer, ouvrir ou partager des fichiers. Google Drive est déjà disponible sur PC, Mac, sur smartphone Android et bientôt sur iPhone et iPad. Les conséquences? de nouvelles voies à défricher pour générer de la valeur ajoutée, y compris en impression. Dommage que le projet de Cloud français Andromède (Orange, Thalès, Caisse des dépôts) ne soit pas encore opérationnel.
Raphael Ducos

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Les apps

Prix d'une app : gratuite, ou d'un euro à un milliard de dollars. Cela dépend si vous voulez utiliser une app téléchargée sur votre mobile, ou en acquérir une clef en main, avec la société qui va avec, pour l'intégrer dans d'autres applications comme l'a fait Facebook avec Instagram le 9 avril dernier. Instagram a mis au point une app pour smartphone permettant de modifier et d'échanger des images. Détail : la société n'avait jamais réalisé le moindre chiffre d'affaires avant d'être rachetée. Un milliard de dollars récompense ses créateurs Kevin Systrom et Michael Krieger, qui n'ont encore rien prouvés. Facebook a l'espoir de gagner encore plus.
Dans le domaine du traitement du document les apps les plus récentes concernent le traitement de la couleur, la lecture des QR Code, l'impression ou la récupération de documents sur des multifonctions, etc.
Une "app" est une application ou logiciel élaboré pour réaliser des opérations particulières. Dans tous les domaines du document à la musique en passant par la vidéo, le traitement de la couleur etc. Tout le monde s'en sert sur son micro-ordinateur sans y faire attention (office etc.).
Arrivent les téléphones intelligents (smartphones) et tablettes (ipad etc.). Et tout a changé, explosé. Puisqu'on peut accéder au téléchargement d'une app directement à partir de ces équipements. Plus besoin de micro-ordinateurs.
Combien d'apps différentes sont proposées sur le marché? Sans doute plus d'un million (pour le moment), dont au moins 500 000 pour l'iPhone, plus celles pour Google, Android, BlackBerry, Samsung, etc.
Catégories balayées par ces petits programmes : toutes ! L'économie, le tourisme, la santé, les réseaux sociaux, les actualités, le style de vie, les divertissements, l'éducation, la famille, la musique, l'entreprise (petites, moyennes et grandes), le gouvernement etc...
Les téléchargements d'apps se chiffrent par milliards d'unités, et ne cessent de progresser. Jusqu'où ira-t-on?
Raphael Ducos

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Jusqu'où ira le numérique?

Après la bureautique, l'impression commerciale, le transactionnel, et le marketing direct, l'impression numérique se tourne aussi vers l'impression d'étiquettes et d'emballage. Face à ce raz de marée, les constructeurs de presses offset se sont associés avec des constructeurs de presses numériques, ou en ont acquis. Les partenariats des constructeurs de rotatives offset avec des fournisseurs de têtes d'impression jet d'encre ouvrent la porte de nouveaux marchés pour l'impression numérique : la presse quotidienne et la presse magazine. Rien ne dit que la production des catalogues ne sera pas à son tour touchée pour cause de segmentation et de personnalisation des tirages. La technologie dominante dans l'impression numérique apparaît être l'impression jet d'encre, même si l'électrophotographie n'a sans doute pas dit son dernier mot.
Contrairement à l'impression analogique (offset, etc.) l'impression numérique seule ne signifie pas grand chose. Il faut obligatoirement l'associer avec des solutions logicielles permettant d'organiser automatiquement les flux de production. Sinon les avantages de l'impression numérique ne sont pas valorisés (impression à la demande, impression variable, web-to-print, connexion aux MIS des prestataires ou des entreprises, etc.). Rien ne sert de pouvoir imprimer en numérique en feuille jusqu'au format B1, ou sur rotative à toute vitesse si l'amont n'a pas été organisé, optimisé. Jusqu'où ira l'impression numérique? Eléments de réponse à la prochaine drupa 2012 de Dusseldorf.
Raphael Ducos

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drupa 2012 : plus que quatre semaines!

La drupa de Dusseldorf ouvre ses portes dans quatre semaines (3 au 16 mai 2012). Le plus grand évènement mondial de l'industrie graphique (appellation habituelle), est en train de faire place à une industrie de la communication graphique sous la pression d'internet, de l'impression numérique, et du jet d'encre.
Le rôle d'internet vis à vis de l'industrie graphique est de plus en plus important via les services d'impression (web-to-print), les MIS, le Cloud. Bref, l'automatisation du plus grand nombre de fonctions possibles est facilité par le réseau (web).
L'impression numérique a ouvert la porte de l'impression à la demande, de l'impression personnalisée, de l'impression des données variables que ce soit en électrophotographie ou en jet d'encre. Cela a contraint tous les fournisseurs de systèmes d'impression traditionnels (offset notamment) à réduire les temps d'inertie existant (calage) et les gaspillages habituels (gâche), et à augmenter la productivité (vitesse). Dans le même temps ils ont fait progresser les capacités d'enrichissement de l'impression classique avec un plus grand nombre de couleurs, de vernis, de dispositifs divers (foil) pour garder un avantage de qualité face aux nouveaux concurrents.
L'impression jet d'encre en feuille à feuille, en bobine, ou en mode hybride (tête jet d'encre sur machine feuille ou rotative) est la technologie qui clairement tente de prendre le pouvoir. On la trouve aussi bien dans les offres concernant l'impression commerciale (format B2), de production (rotatives), ou de grand et de très grand format sur tous supports souples ou rigide même textile, pour des marchés en intérieur ou en extérieur.
Il ne vous reste plus qu'à vérifier par vous-même sur place ce qu'il en est. (www.drupa.com)
Raphael Ducos

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Le livre numérique

Le centre d'analyse stratégique vient de publier une note d'analyse sur "les acteurs de la chaîne du livre à l'ère du numérique". Trois volets y sont analysés : les auteurs et éditeurs; les libraires; et les bibliothèques publiques. Extrait du premier volet : "…Les ventes de livres numériques sont encore balbutiantes sur le marché français où ils ne réalisent qu’environ 1 % du chiffre d’affaires du secteur. La faiblesse de ce chiffre d’affaires est évidemment liée à la taille embryonnaire du marché où seul 1 livre sur 10 est pour le moment disponible en version numérique (1 sur 3 dans le cas des best-sellers). La progression de ces chiffres sera naturellement  déterminante pour l’évolution du paysage éditorial en France.
Mais, si l’on en juge par les expériences passées du marché des biens culturels, la France devrait logiquement suivre les traces des pays précurseurs comme les États-Unis.
Le marché américain du livre numérique est de loin le premier au monde et il enregistre une très forte progression depuis trois ans : la part du numérique y est passée de 1,2 % en 2008 à 18 % fin 2011(2). C’est en  Grande- Bretagne que la dématérialisation du livre est la plus avancée sur le continent européen ; 13 % des livres y sont vendus sous forme de fichiers. Et, selon les projections réalisées par l’IDATE,  le marché du livre numérique pourrait atteindre en 2015 35 % aux États Unis et 21 % outre-Manche.
Les livres numériques vont se multiplier à la faveur des ventes de tablettes et de liseuses dont le succès ne faiblit pas : 15 millions d’iPad ont été vendus dans le monde rien qu’au dernier trimestre 2011 ; 450 000 tablettes tactiles vendues en France au cours du seul mois de décembre."
De façon étonnante cette note d'analyse passe sous silence le rôle de la chaîne de production du livre (pré-presse, impression, finition, expédition) et son avenir.
Les trois volets sont disponibles en version détaillée sur www.strategie.gouv.fr
Raphael Ducos
Un incident technique nous a empéché de diffuser nos informations en fin de semaine dernière. Nous prions nos lecteurs de nous excuser de ce retard.

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Les B2 numériques arrivent

HP Indigo 10000Les presses numériques au format B2 vont mener l'offsensive à la prochaine drupa qui se tient à Dusseldorf 3 au 16 mai 2012. Rappel : le format B2 couvre partout le coeur des marchés des industries graphiques, dont la drupa est la plus grande manifestation mondiale qui se déroule tous les quatre ans sur les bords du Rhin. Un créneau fortement défendu par les ténors de l'offset (Heidelberg, Komori, KBA, Manroland, etc.). Dernière annonce : celle de HP qui va présenter en mai prochain la HP Indigo 10000 pour les marchés graphiques à valeur ajoutée,  format 75 x 53 cm, à la vitesse de 3450 feuilles B2 à l'heure. Elle sera suivie de la HP Indigo 20000 pour le carton pliant, et de la 30000 pour les emballages flexibles et les étiquettes.  Ces trois modèles s'appuient sur l'univers logiciel SmartStream de HP, très complet, et ouvert sur l'extérieur.
On attend aussi la désormais célèbre presse Jet Press 720 de Fujifilm (1200 dpi natif) et 2700 feuilles B2 à l'heure, déjà présentée à l'Ipex de 2010, qui sera accompagnée d'une seconde version orientée vers l'emballage. Screen de son côté annonce aussi la Truepress JetSX (1620 feuilles B2/heure) déjà présentée à l'Ipex 2010. Elle s'adosse au système logiciel Equios qui lui aussi permet de se relier aux solutions MIS. Il y aura sans doute d'autres présentations de nouveautés et de prototypes (Delphax, Landa, Impika, etc.)
Ce qui fera la différence entre toutes ces propositions : hormis la qualité, la fiabilié, et l'ergonomie exigées par les professionnels, ce sera l'environnement solutions et logiciels mis à leur portée. Et le service. Avec le meilleur ROI possible.
Raphael Ducos

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L'offset et le jet d'encre

Tout a commencé au XX ème siècle avec les apparitions successives de trois technologies d'impression. Dans l'ordre : l'offset, l'électrophotographie, puis l'impression jet d'encre. Trois modèles économiques au fonctionnement très différent. Un basé sur l'analogique (vente+services), deux sur le numérique (click et consommation d'encre). Les systèmes d'impression électrophotographique, et ceux à base de jet d'encre, sont progressivement montés en puissance. Les fournisseurs se sont multipliés. Suite logique : les technologies se sont concurrencées progressivement au fur et à mesure du rapprochement des rapports qualité/prix obtenus. Les efforts engagés pour maîtriser les coûts d'impression, la réduction des tirages, et les nouvelles possibilités apportées par les nouveaux concurrents ont fait le reste : impression à la demande (POD) et impression de données variables jusqu'à la personnalisation totale de chaque imprimé.
De nouveaux marchés se sont ouverts d'abord dans l'univers de l'entreprise, de la communication en grand format, puis des rapprochements se sont dessinés dans la production graphique. Qui se souvient des têtes Nipson associées à des rotatives offset pour apporter de la variabilité aux impressions? Il y a eu aussi les têtes jet d'encre de Scitex, puis/et de HP sur des lignes de finition. Depuis quelques mois on constate que les associations entre fournisseurs de presses offset et de systèmes d'impression électrophotographique ou à base de jet d'encre se multiplient (Heidelberg/Ricoh; Manroland/Océ; Komori/Konica Minolta, etc.). Maintenant les rotatives offset pour livres de Timsons s'équipent des nouvelles têtes jet d'encre de Kodak, et les presses offset feuilles de KBA des têtes d'Atlantic Zeiser. Sans compter les nouvelles presses feuilles et rotatives à base exclusivement de jet d'encre que la drupa 2012 va déployer devant les professionnels (Delphax, Fuji, Komori, KBA, etc.). Elles vont s'ajouter à celles de HP et d'Océ qui sont déjà sur le terrain. Où cela va-t-il s'arréter?
Raphael Ducos

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Le smartphone, vous, et les QR codes

Ce n'est pas parcequ'il y a davantage d'équipements mobiles que d'êtres humains dans le monde qu'il faut baisser les bras. Il faut avant tout savoir de quoi on parle. Chaque mobile est, comme tout système numérique, un équipement à double face. D'un côté il assure la communication comme tout téléphone (avec textos), de l'autre il permet d'être situé géographiquement grâce aux antennes relais, éventuellement d'être écouté par une grande oreille officielle ou non. Là où cela se complique c'est quand ce système mobile devient un smartphone ou téléphone intelligent, équipé de nouvelles fonctions comme un appareil de photo numérique, un GPS, un navigateur, une mémoire, un écran d'affichage, etc. Le double face devient alors un multiface. Il n'y a qu'à examiner de près un système Android (les autres systèmes font la même chose) pour comprendre qu'on peut tout savoir sur ce que vous faites, où vous allez, à quelle heure, etc. Accès à vos fichiers, adresses, connections, etc. On peut même afficher son billet de train ou d'avion, un bon de réduction, et le faire lire par un lecteur électronique dans une borne d'accès quelconque. L'avantage c'est qu'on peut accéder soi-même à toutes ces nouvelles fonctions et vérifier ce que sait le système. Un smartphone permet aussi d'imprimer ou de numériser un document à distance par le web, et...de lire un code QR (quick response) que l'on trouve sur un document, une affiche, un emballage, une carte de visite. Ce code, sorte de petit carré plein de signes bizarres (des glyphs), peut connecter votre smartphone au 7 ème ciel ou à l'enfer. Car l'utilisateur de bonne foi pense pouvoir se fier au chemin utilisé par le code. Aller sur le site du constructeur automobile dont il a lu le code. Mais celui-ci peut très bien tisser des liens, à son insu, avec les autres fontionnalités du smartphone comme les e-mails, SMS, services de localisation, et autres applications installées. Ou envoyer l'utilisateur vers un faux site web, etc. Dans le but intéressé d'avoir accès à vos propres codes secrets, et autre porte-monnaie électronique, ou d'accéder aux bases de données de votre entreprise avec laquelle vous êtes relié, etc. A lire l'article "Codes QR : quels sont les risques" de Check Point Software Technologies (www.checkpoint.com).

Raphael Ducos

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Quelques nouveautés de la Fespa Digital

Fespa Digital à BarcelonePas mal de nouveautés à la Fespa Digital 2012 de Barcelone. On en retiendra surtout trois nouvelles approches chez Epson, Fujifilm et Mimaki. La SureColor SC S30600 d'Epson (4 couleurs, nouvelles encres, polyvalente intérieur/extérieur), l'Acuity 1600 led de Fujifilm (6 couleurs plus le blanc et le vernis en un seul passage), et l'imprimante JV 400-130 de Mimaki, qui choisit elle aussi le chemin du latex. Océ décline sa plate-forme Arizona avec un nouveau modèle d'entrée de gamme non évolutif 318 GL UV. Agfa fait de même avec l' :Anapurna M 2540 FB UV. Enfin Mutoh présentait sa toute récente Valuejet 1624 Eco et HP son grand modèle d'imprimante latex LX 850. Davantage d'informations très prochainement. Plus très prochainement.
Raphael Ducos
Agfa M2540 FB UV EFI Vutek 3250 r
Agfa M2540 FB UV EFI Vutek 3250 r
Epson SureColor SC S30600 Fujifilm 1600 led
Epson SureColor SC S30600 Fujifilm 1600 led
HP LX 850 latex Mimaki Latex JV 400-130
HP LX 850 latex Mimaki Latex JV 400-130
Mutoh ValueJet 1624 Eco Oce 318 GL UV
Mutoh ValueJet 1624 Eco Oce 318 GL UV

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Fespa Digital 2012

wraprally_tnLa communication grand format est sans concurrence. L'affichage, la signalétique, en intérieur ou extérieur sont incontournables. Sans oublier les documents techniques (plans, SIG, etc.) évoluant de plus en plus du noir et blanc vers la couleur.
Plus de 350 exposants représentant les systèmes d'impression, les supports (classiques ou textiles), les encres, les logiciels, les finitions, la décoration de vêtements se sont donnés rendez-vous à la Fespa Digital 2012 à Barcelone du 21 au 24 février pour proposer leurs solutions aux problèmes posés par les utilisateurs professionnels.
Les technologies à base du jet d'encre dominent de façon écrasante les offres existantes. Même si des solutions d'affichage numérique commencent à se développer.
De nombreuses animations ont été prévues par les organisateurs: Print Shop Live! (atelier d'impression en activité); Big Buck$ Cafe; Explore Conference ; Textile Talk Theatre; Zone Planet Friendly; Zone impression sur laize étroite.
Explore Conference
Le programme "Explore Conference aborde sept thèmes spécialisés, dont la Création d'Entreprise, la Gestion des Couleurs, etc. On peut assister à des sessions gratuites sur les thèmes suivants :
  • Meeting the needs of brands - Jesús Medina, Directeur des ventes, The Image Company
  • The impact of PVC on the printing industry - Richard Gardner, Directeur Général et Président, Gardners
  • Direct-to-Garment apparel customisation - Mark Gervais, Directeur de Screen Print, Ningbo Shenzhou Knitting
  • Job management - Nigel Spicer & Keith Ferrel, Cactus Imaging
Planet Friendly Printing
FESPA Digital proposera de nombreux contenus Planet Friendly Printing dans toute l'exposition pour informer sur les étapes prochaines de l'impression écologique:
  • Flux écologiques dédiés lors de la Conférence Explorer (Explore Conference)
  • Clinique consultative Planet Friendly Printing
  • Ateliers sur l'impression durable
  • Un exemplaire du Planet Friendly Guide pourra être consulté sur le stand FESPA
Print Shop Live!
Print Shop Live! un atelier d'impression sera en activité au coeur de l'exposition pour démontrer l'intégration des différents élements d'un système de production. depuis la gestion de la couleur (GMG) en passant par le Rip et les outils de contrôle des fichiers (Onyx) pour produire sur des équipements d'Epson, HP ou Mutoh avec comme supports l'Ilford Biomedia, et enfin pour être découpés sur une table Konsberg d'Esko. Des démonstrations sur mesure seront organisées régulièrement en anglais et en espagnol auxquelles on peut s'inscrire (www.printshoplive.net)
Autres événements : le concours de présentation des impressions couvrantes pour véhicules (www.fespa.com/wraprally), ou celui de Tee Shirts personnalisés.
Sans oublier la sélection des meilleurs imprimeurs qui figureront sur les 20 mètres de long du mur d'affichage "Hall of fame" de la manifestation (www.Fespa.com/halloffame)
L'organisateur du salon a aussi créé une application pour smartphone permettant d'être tenu au courant pendant la manifestation des différents événements en cours comme des démonstrations etc. (www.fespa.com/digital).
Tous renseignements sur www.fespadigital.com

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SaaS et Cloud

Le SaaS (Software as a Service) s'impose de plus en plus. Ici l'abonnement ou la location d'un logiciel remplace l'achat d'une licence de ce même logiciel. Ce qui change c'est la méthode de diffusion du logiciel. Cela a commencé en réalité dans les années 1960 avec l'arrivée sur le marché des premiers copieurs analogiques de chez Xerox. Trop coûteux à l'achat, ils ont trouvé leur voie dans les entreprises par le biais d'une location mensuelle avec engagement d'un volume de copies en échange. Ce n'était pas encore du logiciel mais déjà du service. Il suffit maintenant d'une connexion internet pour relier un client utilisateur au serveur d'un fournisseur pour qu'une application SaaS soit opérationnelle. Ce qui était inimaginable il y a quelques années est devenu depuis dix ans environ à la portée de tous, grandes et petites entreprises comprises. Une évolution qui apporte des avantages certains de mises à jour permanente, de souplesse d'adaptation, et de connaissance immédiate des vrais coûts.
Maintenant, le logiciel et le contenu associé peuvent être hébergés sur un serveur "dans les nuages" (Cloud). L'utilisateur se connecte à ce dernier par le biais d'un navigateur internet standard. Le Saas est utilisé par la plupart des solutions ou applications en entreprise comme la comptabilité, la collaboration, la relation client (CRM), la gestion des ressources d'entreprise (ERP), la gestion du contenu (CM), etc. Les fournisseurs de systèmes d'impression et de reproduction s'inspirent de plus en plus de ce modèle de fonctionnement pour compléter et rééquilibrer leurs stratégies au travers d'offres de solutions très variées, etc. Ou comment remplacer un investissement par des frais de fonctionnement.
Raphael Ducos

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Les MPS : TVB en Europe

Les managed print services (MPS) vont bien merci. Même très bien (tvb : tout va bien). Le marché européen des managed print services pourrait dépasser en importance celui de l'Amérique du nord dès 2013, indique le Photizo Group.
Photizo estime que le marché des MPS représente 5 000 nouveaux contrats cette année (2012) à travers toute l'Europe. Cette dynamique est soutenue par l'élargissement du marché en direction des entreprises de plus petites tailles, comme les PME. Dès 2013, indique Photizo, les renouvellements de contrats MPS dépasseront en volume les nouveaux contrats. En 2015, les nouveaux contrats seront supérieurs à 6 000 unités, tandis que les renouvellements de contrats représenteront plus de 10 000 unités!
D'où le problème posé par la transformation des contrats existant en nouveau contrats pour tous les fournisseurs professionnels existants.
La multiplication des offres, leurs diversifications, et la sophistication croissante des clients utilisateurs, vont orienter le marché en faveur des fournisseurs offrant une véritable valeur ajoutée.
Le développement d'une relation de partenariat avec les clients, au travers des services évolués à valeur ajoutée, représente un des moyens de rentrer dans le marché pour les nouveaux fournisseurs.
Ne pas perdre de vue les besoins des clients est important : que ce soit pour trouver des solutions à des problèmes posés par les processus liés aux flux de travail, l'amélioration de la productivité, la réduction des coûts, ou le maintien de l'activité. De même, comprendre et développer des solutions verticales que l'on peut déployer à travers les marchés européens correspondant permet aux fournisseurs de sortir du lot.
Plus de détails dans "Photizo Group's European Market Update and Roadmap Report".
www.photizogroup.com
Raphael Ducos

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La fin du XXème siècle

Les siècles ne se terminent jamais à la date marquée par deux zéros mais toujours quelques années plus tard. Un peu comme la première guerre mondiale pour le XIXème siècle, ou la crise économique américaine de 2008, dont nous subissons encore les conséquences en 2011, pour le XXème siècle.
Par contre, les difficultés financières rencontrées actuellement par Kodak rappellent que tous les grands acteurs des industries graphiques du XXème siècle sont à la peine comme Agfa, Heidelberg, manroland, KBA, et les grands groupes papetiers. Mine de rien certains se rapprochent des nouveaux acteurs numériques. La fin d'une époque fondée sur les matériels lourds, les consommables, et les grands tirages pointe à l'horizon.
Depuis la moitié du XX ème siècle environ de nouvelles technologies de gestion et de reproduction de documents se sont déployées en direction des entreprises, puis des industries graphiques. Copieurs, imprimantes, scanners, multifonctions ont été installés dans les entreprises, suivis ensuite par le développement des presses numériques (Docutech 1991) dans les centres de repro et les imprimeries. De nouveaux acteurs se sont installés sur les marchés des entreprises et des industries graphiques : Xerox, Océ, Kodak, Canon, Ricoh, Konica Minolta, HP, Epson, Oki, Kyocera, etc. Depuis l'apparition des copieurs numériques connectés couleur (Canon) de nouvelles sociétés logicielles se sont aussi développées pour exploiter au mieux ces matériels numériques comme EFI, Adobe, etc. En parallèle, les grandes sociétés informatiques comme Apple, IBM, HP, Oracle, etc. ont prospéré, et ont su créer des ponts avec leurs homologues spécialistes des entreprises et des industries graphiques.Xerox, le pionnier de la reproduction en entreprise, a pris depuis longtemps le virage des solutions et des services verticaux en rachetant la société ACS. Un modèle d'évolution qui séduit à son tour tous les autres acteurs du numérique. La dématérialisation des données se développe, les smartphones et autres tablettes n'en représentant encore que les prémisses.
Raphael Ducos

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Nanotechnologies ...

Les technologies d'impression à base de nanotechnologies commencent à se déployer ou à se présenter sur les marchés. Deux d'entre elles sont représentées par les sociétés "Landa digital printing", et "Memjet".
La première a été créée en 2002 par Benny Landa, inventeur des systèmes d'impression couleur Indigo (technologie ElectroInk) revendus depuis à HP. Landa Digital Printing annonce une nouvelle gamme de presses numériques couleur pour l'imprimerie, l'emballage, l'édition. Jo Francis (Printweek) a été la première à signaler cette information. Cette gamme de presse utilise une nouvelle technologie d'impression à base de nanotechnologies, et d'encres composées de nano-pigments. On devrait en voir les premières démonstrations à la prochaine drupa 2012 de Dusseldorf. Benny Landa aurait déjà retenu 1500 m2 avec un amphithéatre de 200 places pour présenter cinq fois par jour ses futurs produits (une stratégie déjà utilisée pour lancer la technologie Indigo à une précédente drupa).
La seconde est MemJet dont l'avantage est d'être déjà sur les marchés au travers de divers intégrateurs. Pour le grand format on trouve Xanté avec le système Excelgraphix 4200 (ROP 19 09 2011) et Own-X avec le système WideStar (ROP 03 10 11), pour la bureautique LG avec une imprimante à 60 ppm en quadri (ROP 28 09 11), pour l'impression d'étiquettes la SpeedStar 3000 (ROP 03 10 11), et pour l'impression d'enveloppes l'Astrojet M1 de MAI (ROP 31 05 2011). Dernier arrivé : Delphax qui annonce une gamme de systèmes d'impression couleur de production feuille à feuille Elan (jusqu'à 500 ppm, 1600 dpi), toujours à base de la technologies Memjet. Ceux-ci visent les marchés du direct-mail, du transpromo et des factures, des livres et manuels, ainsi que des impressions de sécurité.
Nul doute que Dusseldorf, où se tient la drupa 2012, va être l'occasion, en mai prochain, d'une concurrence vive sur le front des nouvelles technologies d'impression à base de nanotechnologies. Il restera comme toujours à faire le point sur la fiabilité et les coûts d'utilisation de ces systèmes.

Toile : www.landalabs.com, www.memjet.co, www.own-x.hu, www.delphax.com

Raphael Ducos

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Bonnes et moins bonnes nouvelles

Commençons par les moins bonnes. Après les catastrophes japonaises du début de l'année, des inondations touchent la Thaïlande depuis plusieurs semaines. Elles affectent de nombreux producteurs de composants d'ordinateurs, d'appareils photos, et autres systèmes embarqués, dont les disques durs. Les experts s'attendent à une baisse de plus de 25% de leur production au dernier trimestre 2011. Conséquences attendues : rareté des disques durs au premier trimestre 2012, et hausse des prix malgré le renforcement de la production en Chine. Rappelons que les modèles haut de gamme des copieurs, imprimantes et autres fax et multifonctions peuvent en être équipés. La sécurité informatique est toujours aussi difficile à maintenir en entreprise, sans parler des réseaux sociaux et des mobiles qui sont toujours en ligne de mire des hackers de toutes obédiences. L'Euro tremble sur ses bases, mais s'en sortira sans aucun doute, grâce surtout aux investisseurs étrangers.
A Rochester, Kodak, est à la peine question finances. Malgré des percées importantes sur les marchés de la production numérique. Heidelberg, le géant de l'offset, a de son côté du mal à trouver l'équilibre. Son orientation numérique prise il y a quelques années avec Kodak, puis cédée, et maintenant ré-initiatilisée avec Ricoh ne suffit sans doute pas encore.
HP a failli être désossé, mais s'est débarrassé à temps de son mauvais génie, et retrouve toute son énergie sous les rênes de Mme Meg Whitman. Son orientation services va toutefois se heurter de front avec celles d'IBM et de Xerox dirigées respectivement par Mme Ginni Rometty et Mme Ursula Burns. IBM célèbre d'ailleurs ses 100 ans d'existence cette année (http://www.ibm.com/ibm100/fr/fr/stories/). Xerox a enregistré une progression de ses bénéfices trimestriels de +28% grâce à ses activités services et ses solutions couleur. Canon enregistre aussi une hausse de ses bénéfices de +14% mais s'inquiète pour le prochain trimestre compte tenu des effets des inondations de Thaïlande sur certaines de ses productions. Océ est toujours en retrait.
L'heure d'hiver a pris le pouvoir le 30 octobre. On a célébré le 1er novembre la fête de tous les Saints, suivi du jour des Morts le 2 novembre (pour les chrétiens). Bonnes et moins bonnes nouvelles je vous dis.
Toile : www.canon.com, www.heidelberg.com, www.hp.com, www.kodak.com, www.oce.com, www.xerox.com
Raphaël Ducos

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La Journée Européenne de la Protection des Données

Des propositions en faveur d'une législation européenne plus rigoureuse en matière de protection des données obligeront les entreprises européennes à renforcer leurs pratiques de gestion des informations, indique Iron Mountain en préambule de la European Privacy and Data Protection Day (EPDP). Cette journée, qui se tiendra cette année le 28 janvier, a pour objectif d'attirer l'attention sur les problèmes liés à la protection des données et de recommander de bonnes pratiques aux organismes qui traitent chaque jour des données personnelles.
Cette nouvelle législation remplacera la directive Européenne de Protection des Données 95/46, une composante majeure de la Loi européenne sur la Vie Privée et les Droits de l'Homme, qui sert de référence aux entreprises depuis 13 ans. Il est prévu que la nouvelle législation réduira, pour de nombreuses sociétés, les exigences administratives de conformité. Néanmoins, elle imposera vraisemblablement aux entreprises de plus lourdes contraintes en matière de protection, reconnaissance et communication de leurs violations de données. De surcroît, la règlementation infligera des pénalités plus sévères aux sociétés qui failliront aux exigences légales.

Les entreprises qui ne savent pas par où commencer devraient étudier les recommandations ISO 27002 [1], indique Christian Toon, Directeur de la Sûreté des Informations chez Iron Mountain.
Les principales exigences du nouveau projet révélé l'an dernier sont :

  • L'obligation de déclarer les violations de données.

Elle recommande que les Autorités de Protection des Données concernées et toutes les personnes touchées devront être prévenues sous 24 heures d'une violation de sécurité des données, y compris s'il s'agit d'une destruction non autorisée ou d'une perte de données. Les autorités de protection des données doivent être averties, même en l'absence de risque pour les données.

  • L'obligation de nommer des responsables de la sûreté des informations.

Les responsables de la sûreté des données devront être obligatoires pour toutes les instances publiques et toutes les entreprises de plus de 250 salariés.

  • Des amendes fortement augmentées.

Aux termes de la proposition de loi, les autorités compétentes auraient le pouvoir d'infliger des amendes allant jusqu'à un million d'Euros ou, dans le cas d'une société, jusqu'à 5 % du chiffre d'affaires mondial annuel dans le cas de manquement à la législation.
(Extrait du communiqué "soyez prêt pour la nouvelle législmation européenne" d'ironmountain. Toile : www.ironmountain.fr)

[1] ISO 27002 est une norme de sûreté des informations publiée par l'ISO (International Organization for Standardization – L'Organisation Internationale de Standardisation), intitulée « Information technology – Security techniques – Code of practice for information security management » (Technologie des Informations – Techniques de sûreté – Codes de pratique de gestion de sûreté des informations). Cette norme fournit des recommandations des meilleures pratiques sur la gestion de sûreté des informations à l'attention des personnes responsables de l'étude, la mise en place ou la maintenance des ISMS (Information Security Management Systems – Systèmes de Gestion de la Sûreté des Informations). Pour plus d'informations, merci de vous connecter au site www.27000.org/iso-27002.htm

Raphael Ducos

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Puzzle

D'un côté, le nombre de pièces du puzzle de l'activité professionnelle documentaire ne cesse de croître, de l'autre il n'y a plus d'image unique permettant à chacun d'essayer de trouver un chemin pour reconstituer l'ensemble du panorama. La méthode des essais et des erreurs, le cheminement à l'aveugle (pas d'image à reconstituer), le recours à l'aide intéressée d'un ou de plusieurs fournisseur(s) (par appel d'offres) sont le plus souvent pratiqués.

Puzzle (selon le Petit Robert): jeu de patience composé d'éléments à assembler (sens original); éléments qu'un raisonnement logique doit assembler pour reconstituer la réalité des faits (sens figuré).

Le puzzle qui nous intéresse se trouve au niveau des solutions d'impression documentaires disponibles sur le marché : il n'est pas toujours facile de choisir celles qui sont les mieux adaptées à chaque activité.

Cela commence avec les caractéristiques des matériels à déterminer : quel format d'impression retenir A3 ou A4? Ou plus? Couleur ou noir et blanc? Quels interfaces? Quelles fonctions? Copieur? Scanner?Imprimante? Fax? Archivage? Quelle vitesse en A4? Quels systèmes de finition? Finition en ligne ou indépendante? etc.

Cela continue bien sûr avec les logiciels associés sur l'équipement lui même, ou activés en réseau : gestion de l'impression (incidents, consommables), maintenance à distance, contrôle et comptabilité des impressions, système d'impression de sécurité (badge, codes etc.), impression mobile? etc.

Aborder la question du "comment intégrer les solutions d'impression dans l'environnement informatique de l'entreprise utilisatrice, en les adaptant sur mesure aux besoins du métier exercé (BTP, industrie, finance, etc.)" est tout aussi complexe. Et passionnant.

Question : est ce que les champions de ce puzzle maîtriseront mieux leur développement, et leurs marchés?

Raphael Ducos

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Les scans sont partout!

Attention aux scans! Après les appareils photos numériques pouvant photographier/enregistrer un document en formats numériques (jpd, pdf, tiff, etc.), et le transférer vers un ordinateur via un cable, les smartphones (et tablettes), qui offrent maintenant une résolution de prise de vue acceptable, ont pris le relais en raccourcissant encore le circuit de diffusion du document (transfert direct par wifi, 3G+, bluetooth, etc.). Dans le même temps des fournisseurs de scanners traditionnels, comme Kodak et Lexmark, ont adopté la technologie des appareils photos numériques pour leurs scanners grand public.
Les scanners destinés jusqu'ici à être placés aux côtés des ordinateurs, sur un bureau ou dans un espace professionnel dédié, prennent aussi leur envol et deviennent portables et autonomes. Coup sur coup, Canon et Xerox annoncent des équipements de ce type. La grande nouveauté c'est qu'ils peuvent envoyer directement les fichiers via internet, sans passer par un ordinateur, vers des destinations diverses comme des PCs (et Macs), smartphones, ou autres applications spécifiques. Ils fonctionnent à une vitesse raisonnable et numérisent en couleur.
On est loin des scanners professionnels se caractérisant par la vitesse de numérisation, les choix de la résolution, la gestion des formats de papiers différents, et l'association avec un OCR. Sans oublier les scanners grand format, et les scanners dédiés à la numérisation des livres ou à la cartographie.
Bref, le document numérique n'est plus réservé à des espaces professionnels d'entreprise. Il s'est maintenant répandu dans l'espace privé.
Raphael Ducos

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Les MPS prennent le pouvoir

Après les MFP (multifonctions : équipement associant copieur, imprimante, scanner, et fonctions numériques réseau) qui ont occupé progressivement tous les marchés de l'impression depuis les années 2000, les MPS sont à leur tour en train de prendre le pouvoir. Les MPS ne sont ni des "Méthodes et Pratiques Scientifiques", "Mail Preference Services", "Maintenance Partner Solutions", ou "Medical Protection Society" mais bien des "Management Print Services". Ces derniers reposent sur les solutions logicielles d'automatisation des principales fonctions de gestion développées autour de l'impression. Cela va de la gestion des matériels en réseau (disponibilité, pannes, mises à jour logicielles), la comptabilisation des utilisations, la maintenance à distance (e-maintenance), les contrôles de sécurité, etc. jusqu'à l'intégration des MFPs dans les applications métier et les processus d'entreprise. De nouvelles fonctionnalités peuvent être développées par chaque utilisateur grâce à la mise à disposition par les constructeurs de boîtes à outils logicielles. Tous les fournisseurs proposent ce genre de solutions à commencer par Xerox, qui a démarré le premier, suivi par Canon, Konica Minolta, Kyocera Mita, Lexmark, Ricoh etc.

Dans le même univers, on surveillera aussi de près les logiciels DOM (document output management), BPM (business process management), ECM (entreprise content management), et bien sûr MDS (management documents services).
Raphael Ducos

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Une très Bonne Année, numérique bien sûr!

Il n'est pas trop tard pour vous souhaitez une très Bonne Année numérique de la part de toute l'équipe de reviewofprint. Que votre énergie et votre détermination vous aident à traverser victorieusement les flots tumultueux de l'économie.
Décembre 2011 a marqué le triomphe de Samsung devenu le premier vendeur mondial de smartphones devant Apple, accédant par la même occasion au rang des leaders d'IT en terme de capitalisation boursière (134 milliards de dollars) derrière Apple (376 milliards de dollars), Google, IBM et Microsoft.
L'explosion des ventes des liseuses (genre Kindle) et tablettes (genre iPad) pendant la période des fêtes rappelle que le chemin vers le numérique s'élargit jour après jour. Au Royaume-Uni, on a vendu 1,33 million de liseuses et 640 000 tablettes pendant les fêtes de fin d'année indique Printweek. Le traditionnel discours de la Reine d'Angleterre prononcé le 25 décembre a été dans la foulée disponible en téléchargement sur le Kindle (ainsi que tous les discours précédents depuis son accession au trône en 1952). Aux Etats-Unis, les utilisateurs de smartphones (plus de 40% de la population américaine) y lisent de plus en plus leurs journaux d'informations.
En France, une enquête du  Credoc montre que 85% des habitants ont un téléphone mobile (17% un smartphone), 78% un ordinateur. Trois-quart des français ont une connexion à domicile, qu'ils utilisent au moins une fois par jour.  31% de ces internautes  soit un peu moins de 10 millions d'individus, sont connectés en mobile, et  25% disposent de trois connexions. 12% d'entre eux consultent les informations sur internet.
Au CES (Consumer Electronics Show) qui vient de se tenir à Las Vegas, l'offre en matière de tablettes et d'ultrabooks (ordinateurs portables très légers) s'est multipliée avec respectivement plus de cinquante nouveaux modèles d'origine chinoise principalement, et trente nouveaux modèles pour les seconds! Rappel : tous ces équipements (smartphones, tablettes, ultrabooks) peuvent imprimer directement sans fil sur la plupart des systèmes d'impression du marché. 2012 est placé sous le signe du numérique, je vous dis.
Raphael Ducos

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Le numérique à la conquête de l'étiquette

Si la majorité des travaux d'impression d'étiquettes sont encore effectués avec des équipements traditionnels (rotatives à laize étroite à multiples technologies), les constructeurs de presses numériques des industries graphiques proposent de plus en plus de solutions adaptées à la production d'étiquettes en court et moyens tirages. Ils prennent des parts de marché avec différentes stratégies. On a pu le vérifier au récent salon Label Expo (Bruxelles).

Atlantic Zeiser, Domino, Kodak, HP proposent des unités d'impression de données variables adaptables sur des équipements existant on-line ou off-line. Heidelberg prend ses marques avec l'unité Linoprint et occupe un créneau spécifique (pharmaceutique) au travers de sa nouvelle filiale CSAT. EFI vient de lancer la Jetrion 4900 un système complet de production d'étiquettes (impression+finition). Durst renforce son offre "Tau 150-8C" (nouvelles couleurs), tandis qu'Epson confirme ses ambitions avec la "Surepress L-4033A" désormais pilotée par Esko Artwork. Ce dernier est d'ailleurs omniprésent aux commandes de quasiment toutes les soltions d'impression numérique pour étiquettes. Il propose aussi un système de simulation 3D pour tous les projets.

HP améliore encore ses offres de solutions d'impression avec le lancement de la WS 6600 (plus rapide, avec un poste de pré-traitement du support, etc.) et la WS 4600 (nouvelle encre invisible, etc.), et les nouveautés du flux HP Smartstream qui désormais fait la liaison entre les MIS et la production finale en s'appuyant sur Esko Artwork. Xeikon de son côté met en avant ses technologies d'impression de sécurité (toner special, microtexte, cryptoglyph, filigrane etc.), ses couleurs d'accompagnement en rouge et orange, et sa future solution logicielle Varilane qui permet d'optimiser l'impression de plusieurs modèles différents d'étiquettes sur une seule bande de support. Un des grands gagnants de ce mouvement de conquête de l'étiquette par le numérique est Xaar, le producteur de têtes d'impression, qui équipent les solutions de Durst et EFI/Jetrion entre autres.
Raphael Ducos

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Formats d'impression : redistribution des cartes!

Après la longue domination du format A3 dans la bureautique professionnelle, on constate depuis quelques mois un regain d'intérêt pour le format A4, et le déploiementen parallèle de formats encore supérieurs (nous nous intéressons ici uniquement à l'impression feuille).
Pour différentes raisons de marchés variés dans le monde, et de rentabillité pour les fournisseurs, le format A3 est devenu en quelque sorte la norme de la bureautique professionnelle. Le format A3 a été ainsi le format standard de production de la majorité des copieurs analogiques, puis numériques, fonctionnant à base de toner, suivis ensuite par les multifonctions (copieur-imprimante-scanner-fax, etc.).
Pour entrer dans les marchés de la bureautique, des constructeurs d'imprimantes pour l'informatique se sont lancés à leur tour dans les tout-en-un en A4, puis en A3 ensuite. D'autres nouveaux entrants en provenance du monde de l'impression jet d'encre ont ciblé les bureaux décentralisés, les TPE, les PME, et même le grand public, avec des tout-en-un A4. On peut maintenant acquérir un tel équipement pour moins de 100 euros (voire 50 euros dans certains cas de promotion exceptionnelle) dans tous les réseaux de grande distribution. Des tout-en-un A4 qui peuvent imprimer des photos, CD, et documents, ont le wi-fi, etc. Un acteur (Brother) a cassé le premier cette situation stable et a introduit des modèles de multifonctions jet d'encre en format A3 (capables d'imprimer en recto verso).
Comme toutes les statistiques montrent qu'en moyenne plus de 90% des travaux en entreprise sont imprimés ou traités en A4, et la crise économique mondiale étant passé par là, il est logique de rencontrer de nouvelles offres de multifonctions à base de toner en format A4 en noir et en couleur, chez des fournisseurs qui s'étaient jusque là quasiment dédiés au A3.
Notons que certains comme Epson ou Oki (etc.)se sont essayés à lancer des multifonctions A4 pouvant occasionnellement reproduire du A3. A signaler aussi les imprimantes jet d'encre A4 professionnelles (plus grosses cartouches d'encre) qui veulent concurrencer directement les équipements similaires à base de toner. Pour résister, certains constructeurs (Oki) permettent à leurs MFPs A3 (toner) de produire des banderolles de 33 cm de large sur 1,20 mètre de long.
En production, chez les reprographes et autres imprimeurs on préfère cependant utiliser en impression feuille un format encore plus grand que le A3 : le SRA3 qui permet de traiter plus facilement des originaux multiples. Pour le prix d'un seul click!. Au delà, on passe au format A2, qui est le début du grand format (impression jet d'encre à têtes mobiles) qui va jusqu'au très grand format (jusqu'à 5 m de laize!). A la prochaine drupa en mai 2012 on attend le lancement sur les marchés des premières presses graphiques à jet d'encre pour les industries du même nom (têtes d'impression fixes), qui utilisent des formats supérieurs au SRA3. On en a vu les prototypes au dernier Ipex (Fuji, Screen etc.).

Bonnes fêtes de fin d'année de la part de toute l'équipe de www.reviewofprint.com.

Raphael Ducos
La lettre de reviewofprint reparaîtra le mercredi 11 janvier 2012.

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La nouvelle vie de l'étiquette

L'étiquette, comme l'emballage, n'a pas de concurrents numériques, et ne peut pas non plus devenir virtuelle! Par contre tous les deux peuvent bénéficier à plein des avantages de l'impression numérique. Bizarement, on trouve des fournisseurs communs aux deux secteurs, qui étaient déjà bien complémentaires.
L'étiquette n'est plus condamnée à être uniquement imprimée en grande, voire très grande quantité, associant différentes technologies (flexographie, sérigraphie, typographie, offset, plus finitions originales). Sans variation. Depuis une dizaine d'années on peut la produire aussi en courts ou moyens tirages, personnalisée ou non, et équipée d'additifs la reliant au monde expérieur comme le RFID, les codes QR, ou assurant un maximum de sécurité (encres UV polymérisées).
Bref l'étiquette est entrée dans une nouvelle vie avec l'impression numérique. Voici quelques aperçus de ce qu'on doit pouvoir voir à LabelExpo à Bruxelles.
Dans le domaine des très courts tirages, genre production de quelques étiquettes sur un bureau, Primera a pris un bon départ avec un système d'impression couleur (laser) avec finition modulaire CX 1200e et un second système couleur produisant des étiquettes RFID RX900e.
Atlantic Zeiser démontre son savoir-faire en impression d'étiquettes en gammes de gris ou en couleur avec supports spécifiques et contrôle de qualité (plate-forme Digiline Web 300) avec encres UV polymérisées par Led. Son concurrent britannique - Domino - s'appuie sur sa barre d'impression couleur K600i pour mettre en avant sa presse numérique N600i (jusqu'à 75 m/mn) avec des options tout aussi intéressantes. CSAT, racheté par Heildeberg présente sa rotative quadri jet d'encre ITS 600 (600 dpi, 48 m/mn, 210 mm de laize) et expose son savoir faire pour des impression très spécifiques du domaine pharmaceutique. EskoArtwork met en avant la suite numérique Flexo pour étiquettes en association avec les tables de découpe Kongsberg.
Kodak expose notamment sa solution de workflow Kodak Prinergy powerpack, son portail Kodak Insite Prepress Portal System, ainsi que les solutions Kodak Design2Launch pour contrôler toute la chaîne de production de l'étiquette. Sans oublier ses têtes d'impression jet d'encre pouvant s'adapter à toute rotative existante. HP n'est pas en reste non plus avec une présence importante avec des rotatives Indigo ainsi que des têtes d'impression jet d'encre concurrentes de celles de Kodak, et une solution de workflow logicielle. Il y a aussi Epson avec sa presse rotative dédiée à la production d'étiquettes, EFI avec sa gamme de rotatives Jetrion, et Xeikon avec ses solutions d'impression bobine/bobine recto verso en un seul padssage.
Mimaki, plus connu pour ses systèmes d'impression et de découpe grand format, présente justement une variation adaptée à la production de courts tirages d'étiquettes (CJV30 jusqu'à 160 cm de laize). Le clou du salon est sans doute la première présentation d'un système d'impression grand format couleur à base de la technologie memjet chez OWN-X. On en reparlera. C'est certain.

LabelExpo du 28 septembre au 1er octobre au parc des expositions de Bruxelles (Belgique).
Toile : www.labexpo.com

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Le Conseil régional d’Alsace subventionne les imprimeurs chinois !

made_in_chinaLe Groupement des Métiers de l’Imprimerie (GMI) et le Syndicat de l’Impression Numérique et des services graphiques (S.I.N.) s’associent pour réagir vivement à la décision prise par le Conseil régional d’Alsace de subventionner la réalisation d’un livre imprimé…en Chine ! L’éditeur de cet ouvrage de 320 pages consacré au patrimoine d’Alsace, qui a bénéficié d’un soutien financier de la collectivité régionale, a choisi, pour son impression, de faire appel à un imprimeur chinois au motif que les tarifs pratiqués en France seraient « trois fois plus cher qu’en Chine » !
Le GMI et le S.I.N., par la voix de leurs Présidents respectifs, MM. Jacques PERSINETTE-GAUTREZ et Pierre PICARD, estiment cette décision totalement scandaleuse et symptomatique d’une démission générale des responsables politiques dans la mission de soutien qu’ils sont censés apporter au tissu des entreprises françaises et, en l’occurrence, celles de la filière graphique française, essentiellement des PME et PMI déjà confrontées à un environnement économique particulièrement difficile.
Plusieurs milliers d’emplois ont été perdus au sein de la filière ces derniers années du fait de l’augmentation du poids des charges et des coûts de revient pour les entreprises qui la composent, et conséquemment d’une réduction constante de leurs marges.
Les entreprises implantées en Alsace et sur le territoire attendent des pouvoirs publics qu’ils sachent pour le moins donner l’exemple avant d’affirmer leur volonté de soutenir les entreprises françaises et qu’à ce titre, ils n’utilisent pas l’argent public pour dénigrer leur savoir-faire et contribuer à leur destruction.
Les deux organisations représentatives des entreprises de la filière demandent un retrait de la subvention accordée par le Conseil régional d’Alsace pour la réalisation de ce livre et, à l’avenir, un contrôle strict de l’utilisation des subventions accordées par l’ensemble des collectivités et des pouvoirs publics à des projets privés, avec, pour condition sine qua non, l’obligation de faire appel à des prestataires français pour leur production.

Une fois n'est pas coutume mais le communiqué conjoint des deux organisations professionnelles de l'imprimerie, que nous reproduisons intégralement, nous a semblé mériter d'être mis en avant, c'est à dire d'occuper l'espace consacré habituellement à l'édito.
Raphael DUCOS
Toile : www.gmi.fr et www.sin.fr

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L'innovation technologique

Le marketing c'est bien, la technologie c'est mieux! Loin des effets cosmétiques, des déclinaisons de gammes de multifonctions par la seule variation des vitesses des processeurs, des adaptations de presses numériques à des créneaux de marchés bien spécifiques, bref des stratégies marketing, l'innovation technologique a encore de belles cartes à jouer.
Trois exemples récents en témoignent : Xanté annonce la première imprimante grand format jet d'encre à base de la technologie innovante Memjet : Excelagraphix 4200; Océ a introduit une presse numérique monochrome à base de toner avec une technologie originale d'électrophotographie : l'Océ VarioPrint DirectPress ; enfin Xerox a lancé une presse numérique quadri à base d'une technologie exclusive de jet d'encre sans eau la Xerox CiPress 500.
L'innovation technologique aboutit aussi à des développements concurrents de ceux de l'impression comme les crayons numériques qui transforment l'écriture en fichiers exploitables sur un ordinateur donc imprimables (Anoto), les liseuses électroniques à base d'electro-ink qui permettent de télécharger et lire des fichiers de livres (Kindle, etc.), les tablettes électroniques (iPad etc.) qui affichent entre autres des magazines couleur en entier avec une très bonne qualité avec en plus l'apport de la vidéo, sans parler des ordinateurs qui permettent de tout faire - tout ce qu'on pouvait réaliser précédemment avec une feuille de papier, un crayon et un boulier - et encore plus. Pas d'inquiétudes, l'histoire montre que les technologies s'empilent les unes sur les autres, rares sont celles qui disparaissent. Donc il faut vivre simultanément avec les journaux et livres papier, la radio, la télévision, les ordinateurs, internet (et ses développements), les tablettes et liseuses, les smartphones, etc. Interdiction de perdre du temps, en attendant les nouvelles innovations technologiques qui vont à leur tour prendre leur place!
Raphael Ducos

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La réalité augmentée

La réalité augmentée : son but est d'ajouter des informations supplémentaires au thème ou sujet qui est traité. C'est complètement numérique, évidemment créé par des logiciels spéciaux. L'exemple le plus simple est constitué par tout ce qui s'élabore à partir du GPS sur un terminal/écran qui en est muni. Pour la conduite en voiture des logiciels peuvent rajouter à la carte dynamique affichée sur l'écran des informations concernant le code de la route, les radars, le trafic, etc. On peut rajouter une couche d'informations concernant les restaurants, les hôtels à proximité du lieu où on se trouve, etc.
Le déploiement du concept de la réalité augmentée dans la chaîne de fabrication d'un imprimé est en train de s'imposer : que ce soit pour la fabrication d'un livre, d'un emballage, d'une affiche, d'une étiquette, de livrets ou de documents. On peut désormais simuler en 3D sur écran, sur place ou à distance, un livre, sa couverture, l'effet de son ouverture, du papier, de la typographie, de la découpe d'une signalétique, du positonnement d'une affiche, etc. en les manipulant selon l'éclairage de l'endroit où ils seront exposés, et selon différents angles de vue. On peut les faire évoluer dans tous les sens. Cet apport d'informations supplémentaires peut aller jusqu'à la présentation du linéaire où sera disposé un produit cosmétique imprimé par exemple. La chaîne numérique d'élaboration, de traitement et de production des imprimés acquiert ainsi une nouvelle dimension! A vous de jouer!
Raphael Ducos

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Bataille au sommet!

Le haut de gamme de l'impression, ou l'impression de production en mode bobine/bobine, occupe tout le terrain de l'actualité de l'édition-impression de documents de la rentrée 2011. Tous les grands acteurs du secteur proposent maintenant une ou plusieurs solutions d'impression à base de jet d'encre. Elles cherchent à répondre aux besoins différents d'applications variées, aux ré-investissements, au passage de l'offset au numérique, et aux nouveaux professionnels qui s'équipent pour la première fois, surtout dans les pays en plein essor (Europe de l'Est, Inde, Chine, etc.). Toutes ces solutions d'impression peuvent démarrer en une couleur pour finir en quadri grâce à des mises à jour sur site, et sont capables d'imprimer en MICR et avec des encres sécurisées. L'essentiel des marchés visés tournent autour du transactionnel, de courts tirages de la presse quotidienne, de documents promotionnels, mais certains concurrents s'intéressent aussi aux documents publicitaires de qualité offset (Xeikon, Océ, Kodak Prosper, HP Indigo)

Certains acteurs proposent des solutions intermédiaires pour associer une tête d'impression jet d'encre pour données variables en noir ou en couleur à une rotative déjà installée (offset ou autre) ou pour associer plusieurs têtes d'impression sur un chassis de presse bobine-bobine pour créer un système d'impression sur mesure (HP, Impika, et Kodak notamment). Les vitesses vont de 150 à 600 m/mn en quadri!

On n'oubliera pas dans ce bref panorama le rôle discrimant joué par les solutions logicielles de chaque acteur permettant d'automatiser les processus de production de la création à la livraison d'un document en passant par l'impression analogique ou nulmérique, comme Freeflow (Xerox), HP SmartStream (HP), InfoPrintProcessDirector (InfoPrint Solutions), Prisma (Océ) ou Unified Workflow Solutions (Kodak) etc.

Par ordre alphabétique on trouve dans la course : Agfa Graphics, HP et Indigo plus Pitney Bowes, Impika, Infoprint Solutions, Kodak, Océ, Screen, Xeikon, et Xerox. Seuls Océ et Xeikon disposent d'offres de rotative numérique à base de toner. HP dispose de la technologie originale Indigo, et Xerox d'une technologie d'impression jet d'encre sans eau (type jet d'encre solide de Tektronix).

En mai 2012, la drupa permettra sans doute à de nouveaux acteurs d'entrer dans la danse.

Raphael Ducos

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Vive le grand format!

FESPA digital 2012Le secteur du grand format est optimiste. L'année 2011 devrait être positive pour - au moins - une bonne moitié des entreprises interrogées par Infotrends pour le compte de la Fespa (Fédération des associations d'imprimeurs sérigraphiques et numériques). Si les produits réalisés (bannières, affiches, signalétique, photographies, etc.), et les critères de choix (qualité, prix, etc.) changent peu, les clients veulent cependant être livrés toujours plus vite (49% des livraisons en un jour ou deux jours), et les tirages raccourcissent (90% < 100 exemplaires). Les professionnels adoptent de plus en plus les QR Codes (un sur deux environ), et l'impression respectueuse de l'environnement fait de plus en plus d'adeptes chez les fournisseurs (encres, supports, etc.), chez les prestataires (un sur deux s'est régorganisé en conséquence, et davantage prévoient de le faire en choissant de meilleurs supports, en réduisant les gaspillages et l'utilisation de solvants, et en augmentant le recyclage). Bonne nouvelle : les clients semblent prêts à payer un supplément pour être en règle avec leur environnement. L'affichage numérique est davantage perçu comme un complément et non un remplaçant des affiches imprimées, mais les imprimeurs y sont très attentifs (davantage aux USA qu'en Europe). Que voulez vous de plus? Prochaine manifestation Fespa Digital du 21 au 24 février 2012 à Barcelone.
Raphael Ducos

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Impermanence!

Toutes nos certitudes ou habitudes sont mises à mal par le bouleversement en cours dans le monde de l'impression. Le géant de l'IT qu'est HP a annoncé à la mi-août son intention de se concentrer sur l'univers des logiciels et des services. Pour marquer les esprits il a en même temps indiqué avoir racheté la société logicielle Autonomy pour plus de 10 milliards de dollars, pour concurrencer SAP. D'où sa réflexion annoncée publiquement de se désengager de sa branche PC dans les 12 à 18 mois à venir. Pas assez rentable aux yeux de ses responsables. Une semaine plus tard le futur de la division IPG (impression), la plus rentable, est à son tour examiné (6,08 milliards de dollars de C.A. au 3 ème trimestre 2011, marge opérationnelle de 14,7%). Quelle voie pourrait bien être retenue? Rapprochement avec d'autres fournisseurs du marché? Création d'une société autonome? Fillialisation? Séparation des activités impression entreprise de celles d'impression production? Canon fournisseur Oem des équipements d'impression d'entreprise de HP, depuis de très nombreuses années, doit se poser quelques questions à ce sujet.
L'exemple d'IBM, qui s'est séparé de sa branche impression d'entreprise qui est devenue Lexmark, puis de son activité impression de production Infoprint reprise par Ricoh, pour se concentrer sur les services et les logiciels avec le succès que l'on sait, doit fasciner les dirigeants de HP. Pourtant, l'exemple de Xerox devrait faire réfléchir, puisque le géant de Rochester s'est lancé depuis longtemps dans l'activité de services et de solutions logicielles sans abandonner la branche équipements pour entreprise et production. Une stratégie positive confortée encore plus par l'acquisition d'ACS il y a quelques mois.
Reste maintenant à savoir jusqu'à quand les actionnaires et le conseil d'administration de HP vont soutenir la stratégie de démantèlement annoncée, de façon étonnante, à l'avance par Léo Apotheker.
Raphael Ducos

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