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Les pertes de données sont-elles inévitables à l’ère du numérique ?

Au moment où on parle beaucoup de Big Data, de Cloud, de bases de données (etc.), Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France soulève une question essentielle : Les pertes de données sont-elles inévitables à l'ère du numérique ?
"Sachant que 93 % des grands groupes et 76 % des petites entreprises[1] reconnaissent avoir été victimes d'une faille de leur sécurité au cours des deux dernières années, vous auriez toutes les raisons de penser que les entreprises s'exposent inévitablement au risque de perdre des données. D'ailleurs, une étude d'Iron Mountain révèle[2] que plus de la moitié des entreprises européennes (53,3 %) s'attendent à perdre un jour des données ; c'est qu'elles ne sont tout simplement pas préparées à protéger leurs informations confidentielles.
Un tel manque de vigilance est inquiétant. Beaucoup préfèrent s'assurer contre le coût financier d'une violation ou un perte de données que de prendre des mesures pour se prémunir du risque. Or, il serait bien plus rentable et favorable pour la prospérité des entreprises sur le long terme qu'elles investissent pour combler les failles de leur programme de protection des données et empêcher que leurs informations tombent entre de mauvaises mains.

Les conséquences de la perte de contrôle sur ses données
La proposition de réforme de la législation relative à la protection des données de la Commission Européenne, présentée en janvier 2012, prévoyait des amendes pouvant atteindre 1 million d'euro ou 2 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise en cas de violation de données. Un vote récent des législateurs de l'UE contre ces sanctions, proposant plutôt de confier la définition de l'importance d'une amende dans les mains des régulateurs nationaux, indique que la loi définitive est susceptible d'être moins sévère que prévu. Quelle que soit la taille finale des amendes qui seront infligées, nous remarquons que la menace de pénalités financières aussi lourdes n'a pas incité les entreprises à adopter des politiques de gouvernance appropriées pour protéger leurs informations sensibles des citoyens de l'UE.
Mais les conséquences financières ne sont pas les seules. La compromission de données peut être bien plus préjudiciable pour la réputation d'une marque et la confiance des clients. Avec la généralisation des médias sociaux autant à des fins personnelles que professionnelles, les réputations se défont plus vite et à plus grande échelle que jamais, au point qu'une violation de données aussi minime soit-elle, peut avoir de graves conséquences.

Satisfaire les attentes de protection des données
Avant qu'une entreprise puisse mettre en place des mesures de protection de ses informations, elle doit d'abord définir clairement les responsabilités et obligations vis-à-vis de ces données, où qu'elles soient stockées. La loi invoque la responsabilité des entreprises en cas de perte de leurs données, même si les informations concernées sont stockées par un tiers. Il revient donc aux entreprises d'évaluer, de gérer et de limiter l'exposition au risque de leurs informations d'un bout à l'autre de la chaîne, dans le cadre d'un programme de responsabilité des informations d'entreprise (ou Corporate Information Responsibility, CIR).
La nouvelle proposition de législation de protection des données de l'UE implique de gros changements pour les entreprises. Selon le projet de réforme, les entreprises devraient notifier les autorités de réglementation sous 24 heures suivant une compromission. Ceci suppose d'avoir des processus efficaces et bien huilés d'identification et de reporting d'incident. La question de la surveillance de l'intégrité des données se pose également, surtout  au vu de la multiplication des médias sociaux et des terminaux mobiles. Ce peut être un vrai casse-tête que de savoir où se trouvent les informations que possède l'entreprise, sur quels supports et dans quels formats physiques et électroniques.
La nouvelle législation de protection des données que souhaite adopter l'UE forcera les entreprises à prendre au sérieux le risque de perdre des données et à agir en ce sens. Son application promet de nombreuses évolutions positives pour le suivi et la prévention des risques encourus par l'information, mais cela ne se fera pas en un jour. En Allemagne, les entreprises ont déjà pour obligation de désigner parmi leur personnel un(e) responsable de la protection des données et du maintien de la conformité avec la loi.  Voilà un bon exemple à suivre pour les autres pays de l'UE.
Les violations de données ne devraient pas être considérées comme aussi inévitables. Les changements induits par la nouvelle législation de l'UE sont une formidable occasion pour les entreprises de faire le point sur les règles et processus en place et de s'interroger sur leur capacité à prévenir les pertes de données. C'est l'occasion de consolider leurs défenses, de limiter leur exposition aux risques pour l'information et de faire valoir une approche responsable de la protection des informations sensibles et leur engagement à prendre les mesures qui s'imposent pour protéger les données personnelles que leur confient les citoyens européens. Concernant les fuites d'information, il est temps pour les entreprises d'arrêter de passer la serpillière et de penser plutôt à bien fermer le robinet."

[1] Information Security Breaches, étude de PwC , 2012
[2] Etude réalisée par Opinion Matters pour le compte d'Iron Mountain, entre le 30/11/2012 et le 14/12/2012. Panel : 1 275 décideurs des services informatique, financier et juridique de moyennes à grandes entreprises (de 50 à 5000 employés) au Royaume-Uni, en France, en Hongrie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations cliquez ici
www.ironmountain.fr

Raphael Ducos

 

 

 

 

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