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Vive la bande magnétique!

L'archivage des données a aussi sa hiérarchie. La mémoire flash est recommandée pour les données consultables régulièrement; le disque dur pour celles qui sont utilisées de temps en temps; et la bande magnétique pour les données froides (celles qu'il faut conserver mais qu'on utilise qu'exceptionnellement). En un peu plus de deux mois, 90% des données d'une entreprise deviennent froides remarque Andrew Leung de l'Université de Californie à Santa Cruz. D'où l'intérêt de la bande magnétique dans ce dernier cas.
Elle offre en effet quatre avantages par rapport aux disques durs pour la conservation des données à long terme indique un récent article publié dans "The Economist". Selon Alberto Pace (responsable données et archivage du CERN) ces avantages sont :

  1. La vitesse. Même si l'accès des robots aux bandes magnétiques prend jusqu'à 40 secondes, ensuite l'extraction des données d'un bande magnétique est quatre fois plus rapide qu'a partir d'un disque dur.
  2. La fiabilité. En cas de rupture de bande, on peut recoller les deux bouts et au pire on perdra quelques centaines de megabytes. Quand un disque dur d'une capacité d'au moins un terabyte tombe en rideau, c'est tout son contenu qui est perdu.
  3. L'énergie. Une bande magnétique n'a pas besoin d'énergie pour conserver ses données. Chaque fois qu'on arrête un disque dur on augmente sa probabilité de rupture.
  4. La sécurité. En cas d'intrusion externe (par un hacker), la destruction des données stockées sur disque dur (50 petabytes ou 50x 1000 x 1000 Gigabytes, dans le cas du CERN) pourra ne prendre que quelques minutes. Pour effacer les même données stockées sur bande magnétique il faudrait des années.
  5. La bande magnétique offre deux autres avantages indique Evangelos Eleftheriou (responsable des technologies d'archivage chez IBM Zurich):
  6. Le coût. Un gigabyte stocké sur bande magnétique coûte 4 cents (de dollar), contre 10 cents sur disque dur.
  7. La durabilité. Des bandes magnétiques peuvent être relues après trente ans, contre au maximum cinq ans pour un disque dur.

Le futur passe par une augmentation des capacités de stockage des données qui se multiplient à vitesse exponentielle. IBM avec Fujifilm cherchent à augmenter les capacités de stockages de données sur bandes magnétiques pour atteindre 100 gigabits par pouce carré (6,45 cm2) soit 35 terabytes sur une seule cartouche de bande magnétique!
http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21590758-information-storage-60-year-old-technology-offers-solution-modern

Raphael Ducos

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Les marchés des biens d’équipement de la maison en petite forme

En Europe de l’Ouest, au troisième trimestre 2013,  les marchés des biens d’équipement de la maison enregistrent un chiffre d’affaires de 45,5 Md € selon l’étude GfK TEMAX®. A période et périmètre comparable, la valeur évolue à la baisse : -5,9% sur ce troisième trimestre et -3,9% sur un cumul des neuf premiers mois de l’année. Dans ce contexte difficile, les télécommunications enregistrent une nouvelle performance, notamment grâce aux Smartphones. La valeur du secteur progresse de +6,1% sur Q3 soit 10 milliards d'euros (juillet à septembre), et de +10,3% sur les neuf premiers mois, soit des ventes de 29,1 milliards d'euros.
Les ventes des équipements bureautiques et des consommables ont baissé au Q3 de -4,9% pour atteindre 4,9 milliards d'euros. Seuls la Grèce et la Suède ont enregistré une très légère croissance dans ces domaines. Les consommateurs ont acheté davantage de systèmes d'impression jet d'encre haut de gamme, et de systèmes MFP noir et blanc laser, que des systèmes standards ou monofonctions. Si les ventes des équipements ont commencé de reculer il y a deux ans environ, les consommables enregistrent des baisses régulières de vente à leur tour.  Le secteur (les consommables représentent 2/3 du C.A.) aura sans doute du mal à se redresser dans le futur.
Dans le domaine des technologies de l'information (IT) les ventes du troisième trimestre ont reculé de -2,8% d'une année sur l'autre. Ce qui correspond à un montant de 12,9 milliards d'euros. Les seuls pays a s'être légèrement redressés sont la Belgique, le Portugal, et la Grèce. L'engouement pour les nouveaux outils (tablettes, notebooks etc.) ne compense cependant pas la baisse globale notée dans les ordinateurs mobiles et de bureau. Le dernier trimestre 2013 devrait montrer de la fermeté (niveau de la demande et valeurs). L'année 2014 pourrait progresser légèrement (à un seul chiffre).
GfK TEMAX® est un indice exclusif développé par GfK Consumer Choices qui mesure les ventes portant sur les marchés des biens d’équipement de la maison en BtoC (et en BtoB pour la micro-informatique  la bureautique et consommables). Le rapport GfK TEMAX® est publié au niveau international. Les conclusions sont basées sur la consolidation des résultats mensuels et hebdomadaires des panels distributeurs de GfK Consumer Choices. Le panel intègre les données de ventes à la référence de plus de 390 000 magasins à travers le monde. www.gfktemax.com

Raphael Ducos

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La sécurité de l’information dans l'industrie

L’industrie est le secteur qui investit le moins dans la formation et la communication interne pour atténuer les risques pour l’information.
Près de la moitié des dirigeants d’entreprises européennes du secteur de l’industrie estiment que leur personnel représente une menace sérieuse pour la sécurité de leurs informations, pourtant 1/4 d’entre eux ne prévoient pas d’investir dans des formations pour limiter les risques et 1/3 ne communiquent même pas sur le sujet avec leur personnel. C’est ce que révèle une récente étude du spécialiste de la gestion de l’information Iron Mountain, en association avec le grand cabinet de conseil aux entreprises PwC.

L’étude paneuropéenne précise que 46 % des dirigeants du secteur de l’industrie doutent de leurs employés vis-à-vis de la sécurité de l’information, soit près du double de la moyenne de l’ensemble des secteurs qui se situe à 24 %. La plupart des dirigeants d’entreprises de taille moyenne interrogés (82 %) sont convaincus que leur personnel respecte le règlement interne sur les risques pour l’information. Ce niveau de confiance chute à 67 % dans le secteur industriel, où le personnel du service informatique, ainsi que les cadres supérieurs et membres de la direction sont considérés comme les principaux vecteurs de risque de violation de données, à 55 % et 33 % respectivement.
 
Paradoxalement, 24 % des dirigeants du secteur de l’industrie ne forment par leurs employés sur les risques liés à l’information et, dans 37 % des cas, il n’existe aucun programme de communication interne qui permettrait de renforcer les procédures d’atténuation des risques.
 
Cette défiance manifeste des dirigeants du secteur de l’industrie vis-à-vis du personnel cache des préoccupations particulièrement vives concernant les violations de données. Ils sont en effet près d’un tiers (32 %) à craindre les suites juridiques d’une perte de données accidentelle, soit 2 fois plus que la moyenne (16 %), et 48 % à redouter les pertes financières d’une violation, contre 33 % en moyenne. 16 % pensent également qu’une violation de données pourrait menacer l’existence même de leur entreprise. C’est 3 fois plus que la moyenne tous secteurs confondus.
 
Marc Delhaie, PDG d’Iron Mountain France, commente ainsi les résultats de l’étude : « Le secteur de l’industrie traverse une période de profondes mutations, stimulées par l’innovation, les stratégies de consolidation et la mondialisation. Pour s’adapter, les dirigeants doivent conjuguer l’accès simple et rapide aux informations stratégiques et leur protection suffisante. Cela suppose la mise en place de pratiques robustes de gestion de l’information et l’instauration d’une culture de responsabilité vis-à-vis des informations. Les employés doivent devenir la première ligne de défense de l’information. Mais pour y parvenir, il faut les former aux pratiques de protection de l’information et établir un programme de communication interne en ce sens. »

Pour cette étude, PwC a interrogé les dirigeants et cadres supérieurs de 600 entreprises de 250 à 2 500 employés des secteurs juridique, financier, pharmaceutique, des assurances, de la fabrication industrielle et du génie civil en France, en Allemagne, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni.
Pour connaître toutes les conclusions de l’étude pour le secteur de la fabrication industrielle, lisez le rapport : « La gestion de l'information en 2020 : quel avenir pour l’industrie? » www.ironmountain.fr/etudes.

Raphael Ducos

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La fin du bureau?

Une étude publiée par HP et réalisée auprès des voyageurs d’affaires révèle que 93 % des cadres interrogés finalisent la préparation de leurs réunions au cours de leurs déplacements. Ces travailleurs nomades travaillent donc de plus en plus en flux tendu.

Selon cette enquête menée auprès de voyageurs d’affaires réguliers de neuf pays européens, 54 % des personnes interrogées consacrent au moins la moitié de leurs voyages à des dossiers relatifs à l’objet de leur déplacement. Les Britanniques sont les plus enclins à travailler jusqu’au dernier moment : 67 % d’entre eux passant plus de la moitié de leur voyage à préparer leurs prochains rendez-vous. Par comparaison, seulement 43 % des Allemands sont organisés de cette manière en déplacement.

Grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, 88 % des voyageurs d’affaires peuvent rester productifs pendant leurs déplacements, que ce soit pour consulter leur messagerie électronique (31 % du temps passé), rechercher des informations (24 %) ou en peaufiner leurs dossiers (22 %).

« Le travail en situation de mobilité fait désormais partie intégrante de la vie des cadres. L’étude montre que l’informatique est aujourd’hui influencée par la connectivité, ce qui suscite des attentes de plus en plus fortes vis-à-vis des périphériques mobiles », indique-t-on au sein de la Catégorie Systèmes Personnels professionnels chez HP.

Cette enquête montre également que, pour de nombreux utilisateurs, le bureau n’est plus l’endroit le plus productif. 73 % des personnes interrogées considèrent ainsi que les déplacements leur permettent de rattraper leur retard et d’améliorer leur productivité, tandis que 56 % déclarent avoir de meilleures idées hors de leur bureau.

(L’enquête a été commandée par HP pour mieux connaître les comportements, les préférences et les problématiques des voyageurs d’affaires européens. Elle a été réalisée par le cabinet d’études indépendant Vanson Bourne durant l’été 2013 via un questionnaire en ligne. 600 voyageurs d’affaires de neuf pays européens (Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Russie, Espagne, Suède et Royaume-Uni) y ont pris part.
Les personnes interrogées appartiennent à différents secteurs, tels que la production, l’informatique et la technologie, les services financiers et la santé. Pour participer à cette enquête, les professionnels interrogés devaient passer plus de la moitié de leur temps de travail en déplacement ou se rendre à l’étranger au moins deux fois par mois dans le cadre de leur activité professionnelle.)

Raphael Ducos

 

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Paris 3D Printshow : succès

Le premier salon consacré à la 3D à Paris a attiré une foule nombreuse de passionnés et de professionnels. Une cinquantaine d'exposants étaient au rendez vous. Petits développeurs, constructeurs, prestataires concernant tous les secteurs directement concernés par les technologies 3D. Parmi ceux-ci : la mode, la santé, l'éducation, la décoration, la fabrication sur mesure en petite, moyenne ou grande taille, etc. Quelques soient les matières, et les logiciels (open source majoritairement) utilisés. Peu de grands noms parmi les exposants à part Autodesk, Stratasys, Sculpteo, l'université de Nottingham (etc.).  HP et Roland, entre autres, n'étaient pas présents. Un défilé de mode, un véhicule construit en 3D, et des ateliers cadraient les deux journées de manifestation. En voici quelques aperçus.
www.3Dprintshow.com

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Basculement

Les moyens de reproduction/impression analogiques, ou traditionnels, deviennent désormais des complèments des moyens numériques. Que ce soit dans les domaines du commercial, de l'artistique, de l'éditique, de l'étiquette, ou de l'emballage etc. Les longs tirages baissent, la moyenne des tirages aussi. La segmentation fait rage, même si les données variables sont encore rares. Les donneurs d'ordre ont imposé leur loi. Il a fallu une génération (25 ans) pour que la conjonction des nouveaux moyens d'impression numérique, du Postscript/PDF/jpeg, et de la baisse du prix des mémoires informatiques permette ce basculement.

Les constructeurs traditionnels tentent de suivre ce mouvement en optimisant leurs offres (automatisation et temps de calage réduit), et en s'associant avec des acteurs du numérique pour répondre aux offensives des nouveaux entrants.

On trouve ainsi les accords Komori-Konica Minolta et depuis peu Komori-Landa, Heidelberg-Ricoh et depuis quelques jours Heidelberg-Fujifilm. KBA (le plus ancien constructeur traditionnel) n'a pas hésité à lancer un modèle d'offset numérique.

Les nouveaux acteurs du numérique de production ont pour nom Canon qui a racheté Océ dans ce but, Kodak qui a abandonné ses activités grand public pour se concentrer sur les industries graphiques, Fujifilm qui s'appuie sur son expérience dans les divers domaines graphiques, Hewlett-Packard qui optimise sa maîtrise de l'impression jet d'encre, Ricoh qui a repris Infoprint, Screen, Xeikon, Xerox qui vient de racheter Impika (Durst, EFI, Epson sont pour le moment orientés étiquette, textile et grand format). Les gammes de supports d'impression proposés par les papetiers se sont adaptées à ces nouveaux moyens de production.

Question : est ce que ces nouvelles technologies numériques peuvent permettre d'assurer aussi bien des courts, moyens et longs tirages à des coûts intéressants?

Raphaël DUCOS

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ROP s'habille de neuf

Après quatre années d’existence ROP (www.reviewofprint.com) fait peau neuve et se présente à vous de façon différente. Un nouveau site, plus clair, plus simple.
ROP - le portail de l'impression - reste le seul site dédié exclusivement au monde de l’impression. Avec ses équipes de journalistes spécialisés, Review of Print traite toute l'actualité des solutions d'impression numérique et de leurs utilisations en deux grands secteurs identifiés par deux couleurs, le vert pour la Bureautique et l’orange pour la Production.
L’impression bureautique pour les petits et grands groupes de travail, les travailleurs indépendants, les centres de reprographie…
L'impression de production pour parler d’éditique, de commercial, de grand format, de photos, d’emballages, d’étiquettes…etc.
Les équipements, les solutions logiciels, les consommables sont examinés de près. Sans oublier la profession c'est à dire la distribution, la législation, les fournisseurs, les reportages sur les entreprises utilisatrices.
Des dossiers comparatifs sur les nouvelles imprimantes et de nombreuses autres nouveautés vont prochainement enrichir de façon exclusive le site www.reviewofprint.com.

Bonne lecture

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Ne ratez pas le train du 3D

L'impression 3D n'est pas réservée aux chercheurs ou aux bricoleurs du dimanche. C'est déjà un moyen de réaliser des prototypes, des maquettes, des produits finis, à l'unité ou en courts tirages. L'impression 3D (par addition de couches de matières) change de la production classique où l'on modèle une pièce en enlevant de la matière (usinage).
On peut considérer l'impression 3D sous deux axes :

Celui industriel où la production 3D s'inscrit dans le développement et la transformation révolutionnaire vers des usines 2.0 où tout est connecté, automatisable. On peut ainsi produire de petites séries de pièces, d'éléments, de composants d'ensembles complexes, de petites ou de grandes tailles au moyen de plusieurs imprimantes 3D travaillant simultanément (100 x imprimantes 3D chez RedEye, Eden Prairie dans le Minnesota) pilotées par des logiciels dérivés de la CA0. Celui des services nouveaux que peuvent offrir les prestataires de services d'impression pour élargir leurs clientèles et répondre à de nouveaux besoins. Des services que ne manqueront pas de développer de nouvelles organisations en cours de constitution. Xerox travaille déjà sur des systèmes d'impression 3D de circuits imprimés sur des composants. D'autres constructeurs se sont sans doute engagés aussi dans cette direction.

Pour prendre conscience de l'ampleur des mouvements en cours lire l'article récent de "The Economist" (http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21584447-digital-manufacturing-there-lot-hype-around-3d-printing-it-fast), et peut être vous rendre au premier salon français consacré à la l'impression 3D "3D PRINTSHOW 2013" qui aura lieu au Carrousel du Louvre (99 rue de Rivoli) les 15 et 16 novembre. On y trouvera des imprimantes 3D, et autres équipements 3D, etc.
http://fr.3dprintshow.com.systranlinks.net/paris2013/

Raphael Ducos

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TYPE : RIDER ou l'odyssée typographique

"Type : Rider" est un nouveau jeu vidéo dont le but est de faire connaître la typographie à travers une expérience interactive et transmedia. Il est décliné sur plusieurs media : AppStore, Google play, Facebook, plus Arte, et sous la forme d'une installation interactive sur place. Ce jeu a été co-produit par Arte et Ex Nihilo.
En utilisant deux-points propulsés dans le monde de Type : Rider, on peut découvrir l’histoire de la typographie à travers une aventure onirique aux musiques et graphismes époustouflants ! Cela va des dessins de la préhistoire à la découverte de l'imprimerie par caractères mobiles de Gutenberg.
L’anatomie des lettres se présente dans une installation interactive poétique utilisant vidéo projection et reconnaissance de forme destinée à tous. "Type:Rider" sort alors de l’écran. On peut disposer des caractères mobiles et tangibles à la manière des anciens typographes et créer son propre mur typographique !
Il est possible de créer, partager, jouer, noter les créations de vos amis avec l’éditeur de niveau de Type : Rider pour Facebook ! Toutes les infos et les dates des prochaines expositions sur la page Facebook !
Type : Rider retrace l’histoire de la typographie dans un jeu d'aventure et de puzzle. Sur arte.tv figurent les 5 premiers niveaux de Type : Rider et on peut télécharger le jeu dans son intégralité sur l’AppStore et Google Play!
Jérome Peignot : «À travers l’histoire des lettres c’est, finalement, de celle de l’humanité que l’on traite…»
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http://www.youtube.com/watch?v=4wHpn7lv-NQ


Raphael Ducos

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Naissance de l'Alliance Mopria

Canon, HP, Samsung et Xerox viennent de s'engager dans une alliance pour développer une approche unique et simple de l'impression mobile. C'est l'Alliance Mopria. Il s'agit de mettre au point des standards indépendants des marques pour pouvoir imprimer simplement à partir d'un terminal mobile (smartphone, tablette ou autre). Pour cela il faut rapprocher les fournisseurs de mobiles, de logiciels, et d'imprimantes de façon à mettre au point une approche universelle de l'impression à partir de n'importe quel mobile vers n'importe quelle imprimante, où qu'elle soit située.
L'idée est d'abolir la nécessité de télécharger de multiples pilotes d'impression (comme c'est le cas actuellement), d'améliorer l'utilisation de l'impression mobile par les utilisateurs, et de faciliter l'émergence et d'adoption de standards indépendants.
A la fin de 2013, le nombre d'équipements mobiles connectés dépassera le nombre d'êtres humains sur la terre! Dans les trois prochaines années, 56% des salariés utiliseront leurs équipements mobiles sur leurs lieux de travail, contre 40% actuellement. En 2015, 50% des utilisateurs de smartphones et 56% des utilisateurs de tablettes voudront imprimer directement, contre respectivement 24% et 32% aujourd'hui.
L'Alliance Mopria a pour but de simplifier l'impression mobile que ce soit par le biais de logiciels, d'équipements mobiles ou/et d'impression. Des fournissseurs de logiciels se sont déjà engagés dans cette voie aux côtés de Canon, HP, Samsung et Xerox. Il s'agit d'Adobe, Papyrus, HP Live Photo et Diptic.

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Etiquette, emballage : le numérique a pris le pouvoir

L'impression de court ou moyen tirage, l'impression à la demande, l'impression personnalisée, ou régionalisée, ont conquis progressivement tous les secteurs des industries graphiques. L'impression numérique associée à des stratégies marketing offensives se retrouve déjà dans l'univers riche du cross-media (mail, courrier, téléphone, internet sur mesure, QR Codes et impressions, etc.) qui séduit tant les professionnels du secteur du marketing direct.
Les derniers salons dédiés respectivement aux secteurs de l'étiquette (Label Expo) et de la communication visuelle (Viscom) ont montré que l'impression d'étiquettes (et de petits emballages), et celle dédiée aux grands formats, commencent d'être concernées par ces nouvelles synergies. Agfa, Caldera, Domino, Durst, EFI, Epson, Fujifilm, HP, Kodak, Screen, Xeikon (etc.) ont démontré leurs engagements dans ce sens. Les solutions logicielles (flux de travail, gestion de la colorimétrie, des équipements, intégration dans les CRM des entreprises, etc.) de ces fournisseurs permettent ces rapprochements. L'annonce de l'accord stratégique de développement de Bobst (leader de l'emballage) avec Kodak (logiciels et impression numérique) est la plus belle démonstration de la conquête du numérique de tous les secteurs des industries graphiques. Et ce n'est pas fini, puisque Benny Landa annonce des presses numériques au format B1 (pour l'emballage et l'impression commerciale) utilisant des encres nanographiques de nouvelles génération pour la fin 2014.

Raphael Ducos

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« Canon Insights Office »

   Canon étude Insights Office   L'étude indépendante, commandée par Canon Europe, « Canon Insights Office » analyse la perception des utilisateurs quant à la valeur ajoutée des équipements utilisés en entreprises et fait le point sur l’impact des nouvelles technologies dans les usages d’aujourd’hui.
Elle montre, entre autres, que les entreprises tardent à mettre à la disposition des utilisateurs les équipements technologiques nécessaires aux nouveaux modes de travail. Il existe une réelle différence de perception entre décideurs et utilisateurs quant à la mise en place de ces équipements avec le risque sous-jacent que cette situation freine la valeur ajoutée que ces matériels sont susceptibles d’apporter aux entreprises.

Principaux résultats de « Canon Insights Office »

  • Une inadéquation entre les besoins des utilisateurs et les technologies mises à leur disposition

Malgré les efforts des entreprises pour tenter de réduire leur consommation de papier, les documents imprimés occupent toujours une place prépondérante, parallèlement au volume toujours croissant de documents électroniques. Cependant, c’est davantage la manière dont les collaborateurs veulent pouvoir créer et gérer leur documents qui  est en pleine évolution en raison de la flexibilité dans la façon de travailler, de la  mobilité et de la consumérisation des équipements technologiques.
Or, selon cette étude, les entreprises européennes peinent à offrir à leurs collaborateurs les technologies dont ils ont besoin pour travailler facilement lors de leurs déplacements. En effet, seule une minorité d’entre elles, certes non négligeable, équipe ses collaborateurs avec des smartphones (20 %) ou des tablettes (9 %). Ceux qui les utilisent déjà sont quant à eux certains qu’il s’agit d’outils indispensables à leur travail. Les personnes interrogées sont en outre une majorité à souhaiter des conseils et un soutien de leur service informatique de façon à optimiser leur productivité au bureau ou en déplacement.
« La technologie s’adapte en permanence pour répondre aux besoins de l’utilisateur. Aujourd’hui, au bureau, ce phénomène est plus rapide que jamais, et les nouvelles pratiques de travail accélèrent ces changements », commente Céline Brzezinski, Directrice Adjointe Marketing Office, Business Imaging Group, Canon France. « Si les entreprises veulent maintenir la productivité de leurs collaborateurs, il est important qu’elles prennent en compte leurs besoins. Il est essentiel que les décideurs connaissent les besoins des utilisateurs de façon à pouvoir identifier les équipements technologiques adéquats ; L’autre challenge consiste à former les utilisateurs finaux afin qu’ils soient capables d’en utiliser toutes les fonctionnalités. »

  • Assurer la sécurité des documents : une nécessité mal intégrée

Assurer la sécurité lors du traitement des documents est également un enjeu essentiel. L’étude a mis en évidence un décalage certain entre ce qui est attendu de la part des utilisateurs finaux et ce qui leur est proposé par leur service informatique. Plus des deux tiers des employés interrogés gèrent des documents confidentiels ou sensibles  dont l’impression est réalisée sur des périphériques accessibles à tous (78 %). Les utilisateurs pensent que leur entreprise gère de manière efficace la sécurité des documents alors qu’en réalité, moins de 5 % des décideurs affirment que la sécurité est un critère dans le choix du matériel d’impression, de copie ou de numérisation.

  • Un manque de communication entre utilisateurs et décideurs

L’étude révèle que les collaborateurs se sentent exclus du processus de choix des technologies mises à leur disposition par l’entreprise.  Les employés européens veulent être mobiles (un tiers travaille à distance) et certains seraient mêmes favorables à l’idée d’utiliser leur ordinateur portable (31 %) ou leur smartphone (26 %) personnel à des fins professionnelles (BYOD*).
« Il est évident que cette divergence au sein des entreprises entre   
décideurs et utilisateurs, risque, si ce n’est pas déjà le cas, de nuire à la productivité», ajoute  Céline Brzezinski . « Pour combler cet écart et tirer pleinement profit des investissements informatiques, les utilisateurs finaux devront à terme exercer une plus grande influence sur le processus d’achat. Les décideurs se doivent d’écouter les utilisateurs et de mieux comprendre leurs souhaits et leurs besoins s’ils veulent que les entreprises gagnent en productivité et gardent l’avantage sur la concurrence», conclut-elle.

Le « Canon Office Insights Report » est une étude indépendante  commandée par Canon et réalisée par le cabinet d’étude londonien RS Consulting. Elle a été réalisée auprès de 1671 personnes dans 18 pays en Europe dont 300 décideurs issus d’un large éventail d’entreprises de toutes tailles et de différents secteurs d’activité et a été complétée par 60 entretiens approfondis. Les personnes interrogées utilisent toutes les technologies de gestion documentaires (imprimantes, scanners, multifonctions, etc.). Afin de garantir un large éventail représentatif, aucune limite ou restriction n’a été fixée quant aux marques des périphériques installés.

www.canon.fr  / www.canon-europe.com

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La semaine de tous les jet d'encre

En petit ou en grand format, l'impression jet d'encre est en vedette cette semaine. Deux manifestations sont l'occasion de faire le point sur les avancées du jet d'encre dans les marchés de la production d'étiquettes (Label Expo à Bruxelles à partir du 24 septembre) et dans les marchés de l'impression grand format (Viscom à Paris Nord Villepinte, aussi à partir du 24 septembre).
Dans les deux secteurs la technologie d'impression jet d'encre (dans toutes ses variantes) est progressivement utilisée par la majorité des fournisseurs de solutions d'impression. La nouveauté c'est qu'une toute récente technologie nanographique utilisée par le constructeur de têtes d'impression Memjet commence à être adoptée par beaucoup car elle permet d'augmenter significativement la vitesse de production, avec une très haute qualité.
Pour la production d'étiquettes, on trouve désormais des petites imprimantes ou presse numérique jet d'encre avec finition pour de petites séries, mais aussi des presses numériques bobine/bobine avec finition associée pour assurer des tirages moyens. Que ce soit au travers de moteurs d'impression exclusivement jet d'encre, ou en association avec des systèmes d'impression plus classiques par le biais de têtes jet d'encre permettant d'ajouter de la variation de données.
A voir à Label Expo: Afinia, Allend Datagraph, Aztech, Domino, Durst, EFI, Epson, Fujifilm, Gallus, RTI, Screen, etc.
En grand format, on le sait tout est possible du A2 aux laizes de 5 m! Toutes les approches sont utilisées avec des encres à l'eau, à l'huile, à base de solvant, avec des colorants sous forme de dye ou de pigments. On imprime directement ou indirectement, tous les supports y compris le textile. A voir à VIscom : Canon, EFI, Esko, Epson, HP, Mimaki, Prismaflex et Xerox, etc. Pour le moment quatre fournisseurs ont choisi la technologie memjet pour imprimer en grand format : Canon, RTI, Xanté et Xerox.
Raphael Ducos

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L'explosion

L'impression a explosé, explose, explosera encore dans de nouvelles directions. Déposer de l'encre sur du papier, du carton, du plastique etc. analogiquement, numériquement, de façon hybride en combinant les avantages des deux : c'est possible et même déjà réalisé aux quatre coins du globe. A cette description linéaire traditionnelle s'ajoutent plusieurs développements qui méritent l'attention.

Le cross media. L'impression doit être considérée du point de vue du donneur d'ordre qui utilise tous les médias (mail, web, réseaux sociaux, papiers etc.) à sa disposition pour atteindre ses cibles de consommateurs. Une occasion unique pour un prestataire d'impression de remonter une filière et de gagner des compétences

Le mobile.
Dans le même univers, le document destiné à l'impression doit pouvoir être vu sur d'autres supports que le seul papier. Sur PC, sur écran géant, sur tablette, sur smartphone. Ici aussi le développement de solutions spécialisées (App) permettent de bénéficierde nouveaux canaux d'activités. C'est aussi à la portée de chaque entreprise.

La dématérialisation. En entrée ou/et en sortie? A travers toutes les étapes suivies par les anciens flux papier. La dématérialisation a de beaux jours devant elle. D'autant que la valeur ajoutée qui l'accompagne compense le recul de chiffre d'affaires constaté dans le domaine de l'impression pure et dure.

L'impression 3D
. Un domaine qui a très rapidement  atteint le grand public et le professionnel. De nouveaux fournisseurs comme Stratasys, des anciens comme HP ou Roland etc. en profitent pleinement. Un nouvel arc à la portée des prestataires traditionnels ou de nouveaux entrants.

L'impression électronique est un des secteurs les plus prometteurs. Les marchés mondiaux pourraient être multipliés par cinq d'ici dix ans. On parle ici des OLED, e-paper, bio-electronics, etc. Des sociétés comme Ceradrop sont déjà placées.

Nouvelles technologies d'impression. Personne n'est à l'abri de nouvelles avancées technologiques qui pourraient bouleverser les habitudes. L'arrivée des nanotechnologies dans les systèmes jet d'encre est déjà à l'oeuvre chez plusieurs constructeurs. On n'attends plus que de vérifier si les promesses de Benny Landa pourront être tenues (nouvelle technologie d'encre et partenariat avec les grands constructeurs d'offset).

En arrière plan, on trouve cependant dans chaque développement de nouvelles compétences informatiques, notamment dans le domaine de la création, de la transmission et de la gestion des données. A suivre donc.
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www.IDTechEx.com/pe   *    www.ceradrop.fr
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Raphaël DUCOS

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C'est enfin la rentrée

Print 13 (Chicago) se termine, l'impression numérique de livres (Interquest) se tient le 17 septembre à Paris, Label Expo démarre le 24 septembre à Bruxelles, tout comme Viscom à Paris (grand format). Le numérique progresse partout, et les solutions logicielles prennent le pouvoir.
L'été a été plutôt animé. Les chiffres d'IDC concernant les marchés européens au second trimestre 2013 ont dominé les nouvelles. Les systèmes d'impression ont progressé de +4,3% à 4,69 millions d'unités (mais valeur en baisse de -3,3%). Deux gagnants : les systèmes laser - surtout couleur - et les jet d'encre d'entreprise. Un perdant : le jet d'encre grand public. Le grand format est lui en baisse de -14,6% à moins de 15 500 unités (A2-A0+), et les scanners de documents progressent de + 29,9% à 89 000 unités.
Print 13 a été l'occasion pour Xerox de montrer son engagement dans le jet d'encre (production avec Impika et CiPress, grand format avec IJP 2000). Riso a montré qu'il s'engage aussi dans les courts tirages de livres et de marketing direct. La finition numérique se renforce avec la Scodix Ultra (B2).
La production d'étiquettes devient de plus en plus numérique avec les offres de Kodak, HP, Durst, EFI, Epson, et maintenant de Fujifilm qui distribue la presse Graphium de FFEI. On va le voir à Label Expo.
Le grand format est marqué par l'affrontement des modèles à base de moteurs d'impression memjet chez Canon-Océ, Xanté et Xerox. Rendez vous à Viscom pour vérifier si d'autres acteurs ne s'intéressent aux marchés européens.
Sur le front des logiciels, la dynamique continue avec le lancement de Prinergy 6 de Kodak, du Webshop et du RIP 9.2 de Caldera, de EFI iQuote (devis), de Connect 11 d'Enfocus, de Colorproof 5.5 et de CoZone de GMG (épreuvage y compris virtuel), et des solutions et services informatiques de Konica Minolta, (etc.).
Les équipements d'impression bureautiques se sont enrichis de nouveaux modèles chez Kyocera, Oki, Panasonic, Samsung. Quelques copieurs de Xerox ont manifesté en août des sautes d'humeur pour cause de dé-réglages de logiciels de compression. Mais tout est rentré dans l'ordre avant la fin du mois à l'aide de patches adaptés.
Du côté des entreprises la principale nouvelle est la renaissance d'un petit Kodak dédié essentiellement aux industries graphiques, et les rachats de sociétés qui continuent (Xerox avec CPAS Systems, Lexmark avec Saperion, Esko avec CAPE Systems etc.). Ne pas oublier aussi : le soudain intérêt de Google pour le livre scolaire (aux Etats-Unis pour le moment).  
Raphael Ducos

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Les stratégies de rétention documentaire à l’ère numérique

En principe, la rétention documentaire devrait être une étape simple du plan de gestion des informations : vous déterminez les données que vous souhaitez ou devez conserver, vous les archivez en lieu sûr et les détruisez conformément aux directives nationales. Mais il n’en est rien ! Par Marc Delhaie, Président-Directeur Général d’Iron Mountain France

Car les réglementations européennes de rétention documentaire sont multiples et complexes. Elles prescrivent des durées de conservation variables selon le type d’information, de quelques mois à 20 ans, voire plus. Et pour ne rien arranger, elles diffèrent selon les pays et les secteurs d’activité, et sont constamment révisées.
Conservez certains documents trop longtemps et vous risquez d’enfreindre les lois sur la confidentialité et la protection des données ; supprimez-en trop tôt et vous pourriez tomber sous le coup des lois sur la production électronique de documents (e-disclosure). 35 % des entreprises européennes de taille moyenne[i] choisissent ainsi de conserver l’intégralité de leurs documents papier et électroniques, par simple précaution. Cette proportion atteint même 39 % dans le secteur de la finance et 45 % dans celui de la fabrication et de l’ingénierie.
Preuve du sentiment de confusion générale qui règne, la plupart des entreprises ne gardent en revanche aucune trace de leurs communications numériques de type e-mails, messages texte et publications sur réseaux sociaux.
Comme le souligne une récente étude de l’organisme mondial de normalisation AIIM[ii], si près de 3/4 (73 %) des entreprises ont étendu leur plan de rétention de données aux e-mails, la plupart ont conservé des processus de suppression manuels. Dans 55 % des cas, les entreprises laissent la sauvegarde et la suppression des e-mails à l’appréciation de leurs salariés ; une approche d’autant plus risquée que les poursuites judiciaires utilisant les e-mails comme principaux éléments de preuve se multiplient et font la Une des médias. 
Il faut toutefois reconnaître que la présence potentielle de copies des communications électroniques sur différents postes de travail, terminaux mobiles et ordinateurs portables rend leur suivi et leur gestion pratiquement impossibles et ne facilite pas leur rétention.
La situation est encore pire avec les SMS, qui sont parfois supprimés des téléphones professionnels lorsque les salariés quittent l’entreprise, emportant avec eux des données parfois cruciales.
Quant aux réseaux sociaux, ils sont les grands absents des plans de rétention des entreprises. Elles seraient moins de 15 % à conserver des enregistrements des publications sur réseaux sociaux externes, selon l’étude d’AIIM. Si certaines ne traitent pas ces informations comme des données institutionnelles pour des raisons pratiques, de réduction des risques notamment, la grande majorité se sent dépassée par ces technologies qui évoluent rapidement et semblent trop difficiles à contrôler et surveiller.
Pourtant, 1/3 des entreprises qui conservent une trace des publications sur réseaux sociaux ont déjà tiré profit de ces enregistrements. Ils ont permis à 27 % d’entre elles, une minorité néanmoins significative, de résoudre des litiges avec des clients et à 17 % de régler des conflits internes, contribuant ainsi à préserver leur réputation.
La situation n’est toutefois pas près de s’améliorer puisque, selon l’AIIM, 1/3 des entreprises n’ont toujours pas désigné de responsable de la gouvernance des messages instantanés, communications mobiles et contenus de réseaux sociaux externes. Ce constat est d’autant plus alarmant que les litiges se multiplient, entreprises et consommateurs étant plus que jamais conscients de leurs droits et soucieux de les faire valoir.
Qu’adviendra-t-il si les entreprises s’obstinent dans ces mauvaises pratiques de rétention alors que le volume d’informations produites ne cesse de croître ? Car il est aussi risqué de conserver trop longtemps des données, personnelles ou de candidatures infructueuses par exemple, que de détruire trop tôt des échanges qui pourraient être utiles en cas de poursuites judiciaires, comme des correspondances par e-mail ou encore des informations sur des risques sanitaires.
Il est de la responsabilité des organismes juridiques et de gestion de l’information d’éclairer les entreprises pour qu’elles s’adaptent à cet environnement changeant et prennent le contrôle de toutes leurs informations. Ce n’est qu’en s’appuyant sur des bases solides qu’elles parviendront à gouverner la rétention de leurs données.
[i] Etude menée en 2013 par PwC, pour Iron Mountain. PwC a interrogé 600 cadres dirigeants au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en France et en Hongrie.
[ii] Rapport 2013 « AIIM Industry Watch : Information Governance – records, risks and retention in the litigation age »
www.ironmountain.fr.
Raphael Ducos

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Fin de semestre

Demander au médecin ce qu'il faut essayer de faire au cas où vous acquérez des conséquences indésirables. levitra 10 mg pages jaunes Pour en savoir combien de temps il finira par prendre le médicament à prendre levitra europe sur l'influence et ce à compter du cout du levitra en pharmacie moment où le médicament de secours commence à levitra avis levitra 10mg pharmacie faire le travail. Demandez à votre médecin de parler des détails juste en cas levitra generique prix où il ne peut être joint à son bureau. levitra suisse Un autre fourniture de acheter levitra en connexion données relatives à des questions au sujet de vos médicaments levitra acheter en baisse sont pharmaciens. Ces spécialistes doivent vous levitra generique derniere minute fournir des faits importants levitra generique mmorpg levitra 10mg de vos médicaments sur ordonnance, basf levitra 20mg prix du levitra 10 mg ce qui peut inclure des choses comme le nom générique, les choix et tableau de valeurs avec les médicaments prescrits énoncés. Parler sur les capacités et les effets secondaires de l'utilisation de médicament de secours avec un médecin histoire du levitra est generique levitra pharmacie généralement de troubles. Il s crucial d'obtenir une conversation approfondie avec votre médecin avant vous commencez à prendre des médicaments. La supervision et l'évaluation continue des effets secondaires de vos traitements levitra 20mg prix pharmacie respectifs sont nécessaires pour levitra 10mg bo établir l'efficacité de votre levitra 20mg club approuvée. En bref, au nom de votre médecin est aussi levitra generique 10mg essentielle parce que l'acte d'obtenir votre dose quotidienne de traitements. Donc, la prochaine cout levitra fois que vous rencontrerez complications ou avoir les réponses aux cialis prix levitra prix du levitra 20mg prix du levitra en luxembourg origine demandes cruciales concernant vos médicaments, levitra magasin vous savez que personne levitra generique orodispersible aCoewhat tu vas téléphone. Charles Myrick, Président et CEO d'American Consultants Rx fournit entreprise cruciale, classique et cartes étant légués s de pas pour les gains, les hôpitaux privés, les établissements scolaires, les églises, levitra pour femmes cialis levitra ou viagra etc, dans un effort pour permettre à l'assuré, sous-assurés, et le paquet des personnes viagra levitra pharmacie en ligne âgées tout en en utilisant des frais plus élevés de médicaments prescrits professionnels de la santé. Les cartes American live levitra Consultants Rx sont pour être offert gratuitement à toute personne ayant besoin d'aide ramenant le tarif élevé des médicaments viagra levitra prix prescrits professionnels de la santé. informations qui ont été stockés à l'écart et encore peut être rappelé à l'esprit en toute occasion et à la notification d'un moment. La question dans le département thérapeutique de la Jouenal de tlie American Medical Association acheter levitra maroc a été commentée favorablement par beaucoup, et les demandes répétées ont été faites pour sa reproduction sous forme de livre. C'est à cause de ces commentaires et demandes que ce livre est publié.
Les technologies de capture, du traitement, de gestion, de transmission et de reproduction de documents, d'images ou de sons ne cessent d'évoluer. Quelques pistes pour réfléchir.
  • La capture des documents va-t-elle basculer vers les mobiles? Comme les PC? Le dernier smartphone Nokia annonce un oeil de 41 millions de pixels! (une diapositive analogique de 24 x 36 mm représente 36 millions de pixels)
  • La mobilité des professionnels (ou des individus) devient une extension des systèmes d'impression qui permettent de capturer ou d'imprimer un document via un smartphone grâce à des applications (Apps) gratuites.
  • D'où les questions de sécurité supplémentaires que cela pose pour les entreprises et institutions. Le BYOD (bring your own device), c'est à dire l'utilisation par les salariés de leurs propres équipements de communication dans les locaux, doit être traité par les décideurs.
  • Le Cloud s'impose partout sans qu'on sâche très bien où cela se passe. Se stocke. Qui contrôle qui et quoi?
  • Dans le domaine commercial on s'aperçoit que ce qui est gratuit doit être traduit par : c'est l'utilisateur qui paye avec ses propres données. Apple, Facebook Google, Microsoft, Twitter, etc. : capturent gratuitement toutes les informations personnelles des utilisateurs, pour les revendre ensuite sur le marché mondial, au plus offrant sans doute.
  • Les dossiers Prism, ou le contrôle par les Etats, nous rappellent une évidence : nous sommes sans protection sur la toile. Nous savons maintenant que cela peut être en direct (live)! On comprend que certains commencent à se méfier. Le Kremlin rachète des machines à écrire pour que ses secrets ne soient pas numérisés (cela retarde leur mise à disposition sur le réseau). A quand l'élevage de pigeons voyageurs pour remplacer les réseaux?
  • Au fait, comment fonctionnent les réseaux? Qui les finance? Qui les contrôle?
  • En même temps, une révolution industrielle est en cours : celle de l'impression 3D. Cela va de la production de prototypes à des nouvelles façon de produire des éléments existants ou des petites séries. Quelques magasins Office Dépôt proposent déjà un service d'impression 3D aux côtés de ceux plus classiques de la bureautique (copie, impression, numérisation).
  • L'impression numérique est partout. De l'impression personnelle à la production en passant par la bureautique et le grand format. Sa qualité augmente, et sa productivité aussi. Elle s'intègre de plus en plus dans les environnements informatiques des entreprises. Ce qui simplifie et automatise les opérations grâce à des flux de données unifiés (JDF, web-to-print, MIS, ERP, etc.). Elle prend logiquement une place de plus en plus importante aux dépens des moyens d'impression traditionnels. Ceux-ci bénéficient cependant de tous les apports du numérique pour la préparation, la gestion et la transmission des données, et même pour l'impression de données variables.
A lire : "Tubes, a journey to the center of the internet. Andrew Blum" (CF. L'émission "Place de la Toile", France Culture, qui a diffusé un entretien avec son auteur le 13 juillet 2013. )
Bonnes vacances, si vous en prenez. La lettre reprendra son rythme hebdomadaire de diffusion au début septembre prochain.
Raphael Ducos

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Interfaces où êtes vous?

"Changing perspectives" est le thème central de la première conférence internationale sur les interactions homme-ordinateur qui se tient jusqu'au 2 mai à Paris. CHI 2013 est une conférence multi-disciplinaire alimentée par les travaux et les réflexions venant d'horizons aussi variés que la science, le design, le management, les jeux, la santé, les arts numériques, etc. Les participants (plus de 3000) viennent de soixante pays. Le directeur de cette conférence est Wendy E.Mackay, directeur de recherche du INSITU Lab, INRIA, France. La variété et la richesse des interventions méritent d'être soulignée. Les irrigations interdisciplinaires le sont tout autant. Cela va des interfaces 3D à l'apprentissage en passant par le language, le cerveau, les affichages souples, les outils intelligents, les tables et sols interactifs, les relations sociales, la santé, etc.
Ce qui est d'autant plus intéressant que parallèlement un standard de communication internet pour les objets connectés (machine to machine, internet of things) est en train de voir le jour. Un comité technique d'OASIS (advancing open standards for the information society) doit élaborer le standard MQTT (message queuing telemetry transport) dont une version première est déjà utilisée par CISCO, IBM, Red Hat etc.
Un seul conseil : consulter le site et le futur compte rendu de cette conférence. En espérant que la complexité actuelle des interfaces des ordinateurs, et autres systèmes numériques, bénéficient au plus vite des découvertes mises à jour lors de ces journées de travail. La commande/reconnaissance vocale, ou visuelle, font partie des nouvelles approches, qui commencent à trouver leur place dans l'environnement numérique.
http://chi2013.acm.org/
https://www.oasis-open.org
Raphael Ducos

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Gestion des risques pour l’information

Les 10 leçons que les entreprises peuvent apprendre les unes des autres. Une tribune de Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France.

L'information bien gérée est devenue un actif stratégique précieux des entreprises. Ce gain de valeur crée inévitablement une plus grande vulnérabilité. On assiste à une recrudescence des cas de violation de données, des cyber-menaces et des fraudes. De telles malveillances assorties d'erreurs humaines rendent les entreprises plus vulnérables; face à la sophistication et à la rapidité d'évolution de l'information, celles-ci craignent pour la réputation de leurs marques. Sur fond de cadre réglementaire pas toujours très clair, les entreprises s'efforcent de jongler entre la nécessité de gérer leurs archives et les énormes volumes de données que génèrent les nouvelles technologies. Elles se trouvent confrontées à des niveaux sans précédent de risque pour l'information.
Une nouvelle étude[i] d'Iron Mountain, le spécialiste des services de conservation et de gestion de l'information, et de PwC révèle de fortes différences de perception et de gestion du risque pour l'information entre les entreprises jeunes et celles plus anciennes. Toutes ont à apprendre des enseignements des autres.

Enseignements des entreprises matures aux plus jeunes :

1.     Il est tout aussi important de suivre une stratégie que de 'faire le job'.
Un peu moins de la moitié (49 %) des entreprises jeunes, entre deux et cinq ans d'exercice, reconnaissent être bien meilleures dans la conduite de leurs opérations qu'en planification stratégique. Les plus anciennes, celles qui ont au moins dix ans, semblent avoir compris qu'il est tout aussi important de comprendre pourquoi on fait quelque chose que de le faire, et plus de la moitié (56 %) ont mis en place une stratégie de suivi des risques pour l'information contre 14 % seulement des sociétés plus jeunes.

2.     La prudence est de mise vis-à-vis des employés et de leur manière de gérer l'information.
Les sociétés plus jeunes font beaucoup plus confiance à leurs employés et à leurs données. 18 % seulement pensent que leurs employés sont une menace potentielle pour la sécurité de l'information et seule la moitié leur impose un code de conduite ; les entreprises plus anciennes sont 42 % à considérer leurs employés comme une menace potentielle et deux tiers ont mis en place un code de conduite des employés. Si la prudence amène à faire appliquer des codes, à préconiser des directives et à dispenser des formations pour aider les employés à mieux appréhender les risques et protéger l'information, alors la prudence doit être vivement recommandée et félicitée.

3.     S'il y a un risque que les choses tournent mal, mieux vaut s'y préparer.
Les sociétés plus anciennes sont trois fois plus nombreuses à avoir un plan de reprise d'activité après un sinistre (66 % contre 27 %) En l'absence d'un tel plan, n'importe quel sinistre risque de paralyser l'entreprise et de l'exposer à des violations de ses données ou à une perte d'information dont elle pourrait bien ne pas se relever.

4.     Il faut contrôler l'efficacité des mesures en place.
L'étude révèle que les sociétés plus anciennes sont près de deux fois plus nombreuses à contrôler l'efficacité des mesures qu'elles décident d'appliquer. Faute de contrôles, il est probable que les entreprises jeunes gaspillent des ressources ou qu'elles s'obligent à des procédures en vain, sans réelle efficacité en terme de réduction des risques.

5.     La gestion des risques pour l'information doit être une priorité de la direction.
Dans la moitié des jeunes entreprises, la question de la sécurité de l'information ne figure pas à l'ordre des priorités du conseil d'administration, à l'inverse de leurs aînées qui y accordent bien plus d'attention. L'adhésion des dirigeants et leur implication dans la gestion des risques pour l'information sont primordiales.

6.     Chaque employé doit être sensibilisé à la nécessité de réduire les risques pour l'information.
Alors qu'elles se méfient peu de leurs employés, un peu plus de la moitié (52 %) des jeunes structures reconnaissent que leurs salariés ne mesurent pas l'importance de la protection des données. Elles font donc volontiers confiance à ceux dont elles soupçonnent qu'ils ne se préoccupent pas beaucoup de la protection de l'information. Deux tiers des entreprises matures sondées estiment à l'inverse que leurs employés mesurent l'importance de la sécurité de l'information.

Points intéressants auxquels les entreprises, jeunes et plus anciennes, doivent faire attention :

7.     L'environnement de l'information, complexe et hybride, va perdurer.
Les jeunes entreprises sont plus à l'aise avec les pratiques de gestion des données structurées et non structurées, aux formats électroniques et physiques, distribuées sur différents sites (55 % contre 38 % chez leurs aînées). Dorénavant, l'environnement des données sera multi-format et multi-canal ; il faut s'y faire, l'accepter et se préparer à le gérer.

8.     Il est temps de mieux définir les frontières entre pratiques personnelles/professionnelles des médias sociaux.
Les frontières entre les usages personnels et professionnels des médias sociaux continuent d'évoluer. Ces questions exposent les entreprises imprudentes à de graves difficultés d'ordre juridique et de protection des données. La confusion et l'incertitude jaillissent de la multitude des approches et des préférences d'utilisation des médias sociaux mises en évidence par l'étude. Elle nous apprend, par exemple, que plus de la moitié (59 %) des jeunes entreprises surveillent l'utilisation des médias sociaux par leurs employés, contre 36 % des sociétés plus anciennes. Les entreprises plus jeunes surveillent l'utilisation qui est faite de Facebook (73 %), tandis que leurs aînées sont deux fois plus nombreuses à surveiller les publications sur LinkedIn (67 %). La tendance s'inverse quand il s'agit de recruter : un tiers des entreprises de plus de 10 ans (31 %) utilisent Facebook quand elles examinent des candidatures contre seulement 10 % des plus jeunes ; à l'inverse, pour leurs besoins de recrutement, 82 % des jeunes entreprises utilisent LinkedIn, contre 46 % de leurs aînées. Les réponses obtenues ne permettent pas d'évaluer l'utilité qu'elles retirent de l'analyse de ces informations.

9.     Les préjudices financiers ne sont pas les seuls. C'est votre réputation qui risque le plus de pâtir d'une violation de données.
Toutes les entreprises mesurent l'impact d'une violation de données sur la fidélité de leurs clients (58 % des deux catégories) et la réputation de leur marque (52 % des deux catégories), mais les entreprises plus anciennes sont près de deux fois plus préoccupées par les conséquences juridiques et financières.

10.  La gestion des risques prévaut sur les économies.
3% seulement des jeunes entreprises privilégient nettement la réduction des coûts à la diminution des risques, contre 28% des leurs aînées. Peut-être que ceci s'explique par le fait que deux tiers des entreprises plus anciennes estiment que le risque d'une violation de données est faible, contre un tiers des plus jeunes, qui craignent probablement de se sentir submergées par le risque d'être victimes d'une violation de données et le rythme du changement.

Le risque pour l'information concerne tout le monde. Les entreprises détiennent des renseignements sur leurs employés et sur leurs fournisseurs, des données précieuses de propriété intellectuelle et de connaissances acquises, mais aussi des informations personnelles sur nous, consommateurs de leurs produits et services. Il faut absolument que ces informations soient protégées. Pour y parvenir, il faut explorer toutes les pistes permettant de réduire le risque. Les entreprises ont beaucoup à apprendre des meilleures pratiques des unes et des autres et de leurs procédures de gestion des risques pour l'information.

[i] Beyond awareness: the growing urgency for data management in the European mid-market, étude de PwC pour Iron Mountain. Pour cette étude, PwC a interrogé les dirigeants et cadres supérieurs de 600 entreprises européennes, entre 250 et 2500 employés, des secteurs des services financiers, des assurances, des cabinets juridiques, de la fabrication industrielle, du génie civil et de l'industrie pharmaceutique. L'analyse porte sur les résultats obtenus pour la France, l'Allemagne, la Hongrie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Espagne.

Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France
www.ironmountain.fr.

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De l'intérêt du marketing digital

Le marketing digital est la voie de la croissance pour les points de vente, selon  Matthias Berahya-Lazarus, Président de Bonial France.

L’arrivée en France de coaches Google pour les professionnels désirant développer leur visibilité en ligne est pour les commerçants un signal de plus : les points de croissance nécessaires pour combattre le marasme économique se trouvent sur Internet. Frappée de plein fouet par la crise, la grande distribution doit aussi faire face à l’essor des pure players. A l’heure où déjà un Français sur trois (1 ) fait de la recherche en ligne « son 1er réflexe de préparation d’achats », Morgan Stanley prévoit ainsi qu’Amazon pourrait représenter 26% du commerce mondial dans trois ans.
Comment les enseignes traditionnelles peuvent-elles faire face à la montée en puissance d’internet, média qu’elles n’ont jusqu’ici exploité que partiellement, pour capter et séduire ces consommateurs en ligne ? N’ont-elles pas tout à gagner à concurrencer ces nouveaux acteurs sur leur propre terrain, tout en jouant de leurs atouts historiques ?

L’offensive de l’e-commerce n’épargnera aucun secteur de la distribution

Force est de constater que le commerce en ligne n'épargne aucun secteur : ce n'est qu'une question de temps et de maturité. Après le tourisme, l’électronique ou le textile, c’est au tour d’autres secteurs, pourtant réputés difficiles à pénétrer, d’être concurrencés par des pure-players sur le web. Ces derniers n'hésitent pas à investir massivement en publicité, en ligne bien sûr mais également à la télévision, avec des objectifs de conquête agressifs.
Qui eût cru, par exemple, que le grand public achèterait un jour des voitures (Aramisauto.com) ou même des pièces détachées (Oscaro.com) sur internet ? De même, la bataille du meuble ne fait que commencer avec l’arrivée en France d’acteurs tels que Made.com, très présent dans les médias actuellement, ou de l’offre idoine d’Amazon. Il s’agit pourtant d’un secteur jugé délicat à pénétrer en raison du caractère impliquant des achats, de la nécessité prétendument incontournable de voir et toucher les produits et bien sûr de contraintes logistiques fortes.
Une autre concurrence inattendue provient enfin des industriels eux-mêmes, fournisseurs de la distribution. L’annonce par L’Oréal du lancement d’un site de vente en ligne est un exemple révélateur. Habituée à un usage intensif des média de masse, la marque s’émancipe de ses partenaires historiques de la distribution traditionnelle pour se lancer dans une stratégie d’investissement en ligne.

Le marketing et l’influence, au cœur de la bataille

En proportion, la part du e-commerce sur ces secteurs reste évidemment faible. Ces nouveaux acteurs du web, aussi solides et expérimentés soient-ils, ne vont pas emporter du jour au lendemain la moitié de leur marché. Néanmoins, leurs dépense en marketing, resposant essentiellement sur une parfaite maîtrise des leviers digitaux, montre un dynamisme saisissant (+14.8%) face à des dépenses marketing en quasi-stagnation côté Grande Distribution (+2.6%) (2). A l'heure du consommateur ultra-connecté, c’est une arme redoutable qui pourrait leur permettre de capter une part significative de la maigre croissance du marché en 2013 et 2014.
Les points de ventes physiques, historiquement maîtres dans l’art d’instaurer une pression promotionnelle via différents canaux traditionnels de communication, sont désormais largement concurrencés sur ce terrain par les pure players. Ces derniers génèrent leurs meilleures ventes grâce à des sollicitations permanentes et à la diffusion massive et ciblée d’offres promotionnelles agressives. La bataille de la croissance ne se joue donc plus seulement en circuit fermé entre distributeurs traditionnels, mais aussi et surtout en ligne.

Le digital, canal d'influence et de croissance pour les points de vente

Jusqu'ici, les enseignes traditionnelles ont surtout exploité internet pour les besoins de la vente en ligne, en concentrant autant que possible le trafic vers leur site de e-commerce. C'est un premier pas – et le plus logique – mais le digital, qui inclut à présent les mobiles et tablettes, peut également apporter beaucoup aux points de ventes physiques. Il peut notamment séduire et attirer ces nouveaux consommateurs connectés dans les magasins.
En quelques années, le temps passé sur le web a explosé, avec des internautes de toutes classes d’âge ou catégories socioprofessionnelles. Les temps de consommation média le montrent : les Français passent en moyenne 27,7 heures sur Internet, plus que la moyenne européenne (3).Chez les utilisateurs de smartphones (soit plus de la moitié des Français), ordinateurs, smartphones et tablettes captent aujourd'hui bien plus d'attention que la télévision et la radio… réunies ! A ce titre, ils ont donc atteint ensemble le statut de « média de masse » capable d'accueillir et de diffuser des campagnes d’influence de très grande ampleur, apte à développer les ventes d’un réseau ou restaurer une image-prix défaillante.
En outre, le digital rend le travail de ciblage bien plus facile qu'il ne l'a jamais été dans l'histoire des média. Nul besoin de découper le plan média en fonction des critères d'audience : le consommateur en phase de recherche ne cesse de livrer spontanément ses intentions au gré des moteurs de recherche ou au travers d'applications mobiles, souvent géolocalisées de surcroît. C'est la magie de l’« opt-in » et du mode « pull » digital, par opposition au mode « push » des médias traditionnels.
Ainsi, dans l’univers de la distribution, la question de l'affectation des budgets digitaux doit se poser à tous les décideurs. En effet, l’audience en ligne constitue aujourd’hui un fabuleux vivier à utiliser habilement. Non pas pour contrer frontalement des e-commerçants spécialisés toujours plus nombreux et aguerris, en considérant le digital uniquement comme un canal de vente, mais pour jouer à fond les atouts différenciants de son réseau physique. C’est toute la force des démarches « web-to-store », considérer le Web également et peut-être avant tout comme un canal d’influence.

1) Source IFOP-Bonial, Janv-2013.
2) Croissance des investissements publicitaires 2012 vs. 2011, Source Kantar
3) Source : Etude ComScore 2013

Raphael Ducos

 

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Les lauréats EDP 2013

Les lauréats EDP 2013Pour la septième année consécutive, les prix EDP (European Digital Press Awards) viennent d'être décernés pour distinguer les meilleures solutions d'impression numérique. Ils ont été remis aux fournisseurs lauréats pendant la Fespa 2013 de Londres. Seuls les candidats ayant déposés leurs dossiers avant le 15 avril 2013 ont été pris en compte. Un lauréat, plus un ou des nominés, sont distingués dans chaque catégorie.
Les prix EDP sont décernés chaque année par vingt magazines des industries graphiques d'Europe, dont "France Graphique" et "Signal Etiq" pour la France. Tous les détails sur : www.edpassociation.com.

Logiciels
Solution web-to-print :

  • Agfa Graphics Apogee StoreFront (nominé : Kinetik iBright Gecko)

Solution d'application spéciale :

  • HP Wall Art Solution (nominé : Optimus Cloud Mobile)

Solution de gestion de workflow :

  • Zünd Cut Center 2.0 (nominés : Zünd I-Cut Suite 12; HP Hiflex MIS)

Logiciel de personnalisation et de gestion de données variables :

  • ColorGATE VDP Creator

Logiciel. Prix du comité technique EDP :

  • Adobe Creative Cloud

Encres et supports
Technologie à base de toner :

  • Nominés : Kodak Nexpress Gold and Pearlescent Inks; Kyocera Biomass Toner

Technologie d'encre à solvant nouvelle génération :

  • Roland Eco-Sol MAX 2 (nominés : Mimaki Solvent-UV Ink; Mutoh Universal Mild Solvent)

Support environnemental :

  • 3M Envision Wrap Films 480Cv3 (nominé : Sihl digital Imaging Persomural; Stafix Digital)

Systèmes d'impression
Imprimante grand format bobine/bobine jusqu'à 1,6 m :

  • Epson SureColor SC-F70600 Signage printer (nominés : Mimaki JV400-SUV Series; Mutoh ValueJet 1638)

Imprimante grand format bobine/bobine de plus de 1,6 m :

  • EFI R3225 (nominé : Mutoh ValueJet 2638)

Imprimante à plat UV polymérisable de moins de 200 K Euro :

  • Mimaki JFX500-2131 (nominé : Oce Arizona 480 GT/XT)

Imprimante à plat UV polymérisable de plus de 200 K Euro :

  • Screen Truepress 1632 UV (nominé : Inca Onset s40i)

Imprimante hybride UV de plus de 200 K Euro :

  • Durst Rho P10 250/320 (nominés : EFI VUTEk HS100 Pro; EFI VUTEk QS3 Pro)

Imprimante textile grand format :

  • Mutoh ValueJet 1638 W (nominés : Epson SureColor SC-F 7000 dye-sub printer; MTEX 500

Imprimante MFP :

  • Xerox D95/D110/D125 Copier/Printer (nominés : Konica Minolta bizhub C754; Ricoh Pro C901+S)

Imprimante de production à bobine :

  • Impika iPrint Compact (nominés : Océ ColorStream 3700; KBA RotaJet 76)

Imprimante de production feuille à feuille (haute) :

  • Konica Minolta bizhub Press 1250 series (nominés : HP Indigo 7600 Digital Press; Xerox Nuvera 200/288/314 EA)

Imprimante de production feuille à feuille (légère) :

  • Ricoh Pro C901/C901S Graphic Arts (nominé : Xerox Colour J75/C75 Press)

Imprimante B2 :

  • HP Indigo 10000

Solution d'impression industrielle :

  • Palis SP 750 wallpaper high speed (nominés : Hymmen Jupiter W840 direct to laminate; MS La Rio)

Module d'impression pour presse conventionnelle :

  • IIJ Digital Label Module i-series (nominé : Kodak Prosper S30 Monocolor)

Intégration numérique pour l'impression sérigraphique :

  • Kornit Paradigm

Systèmes de finition
Système de finition de production :

  • Highcon Euclid (nominé : MGI JET Varnish 3D)

Système de finition à plat :

  • Zünd G3 Move-it (nominé : Trotec Speedy 400 flexx)

Raphael Ducos

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Vrai ou faux?

Vrai ou faux? On ne sait plus qui, et quoi croire. Images et textes sont désormais a priori suspects. Surtout depuis l'avènement du numérique. Bon, d'accord avant ce n'était pas mieux. Les pratiques frauduleuses étaient cependant moins nombreuses par manque de moyens. On savait effacer la présence d'un responsable, ou d'un dirigeant politique, tombé en disgrace, d'une photo emblématique à un moment où le chef, toujours au pouvoir, déployait déjà sa présence rayonnante (opération très pratiquée en Allemagne sous le règne des nazis, ou en Russie du temps des communistes, etc.). Les améliorations des images de propagande assuraient aussi du travail aux artistes de la chambre noire. Chez les écrivains, journalistes et autres auteurs de documents destinés à être imprimés uniquement sur du papier on pouvait se poser aussi la question des truquages. Comme la circulation des informations n'était pas aussi facile que maintenant, la part des ré-inventions et erreurs d'interprétations et de traductions a joué aussi son rôle (C.F. "Scoop" d'E.Waugh), sans oublier les diverses opérations de propagande conduites par chaque pays.
Un très bon article dans "The Economist" souligne que le truquage des photos est maintenant chose assez courante dans les dossiers soumis aux assurances, dans les articles scientifiques proposés aux journaux spécialisés de référence, et même dans les communications de certains pays. Chaque fois, il s'agit "d'améliorer" les images dans un sens favorable à une démonstration. Il faut désormais recourir aux services d'analystes, de spécialistes, pour déterminer l'authenticité d'une photo, afin de savoir si elle n'a pas été "photoshopée". Des concepteurs de logiciels s'y sont aussi penchés et fournissent des outils spécialisés d'aide à la détection des manipulations. L'association de ceux-ci avec le savoir-faire des spécialistes permet de détecter parfaitement les images truquées semble-t-il. Mais toutes les instances concernées ne sont pas encore équipées…Il faudrait inventer des lunettes spéciales permettant de détecter instantanément des images truquées!
Dans le domaine du texte de nombreuses affaires trés récentes, ou un peu plus anciennes, montrent que le plagiat, ou pillage littéraire, relève désormais d'un savoir-faire sophistiqué et répandu. Un article, tout aussi pertinent que le précédent, du quotidien "Le Monde" daté du 16 avril 2013, et signé de Mme Hélène Maurel-Incart fait le point la dessus : "Plagiat : les nouveaux faussaires". "Aujourd'hui, dit-elle, les nouveaux faussaires des oeuvres de l'esprit semblent avoir envahi le marché du livre." Le bilan dressé est loin d'être brillant puisque dans un encadré ont apprend, rien que pour la France, qu'un chef religieux, de grands écrivains, un journaliste, un directeur de rédaction ont été pris la main dans le sac, et certains condamnés. L'auteur de l'article analyse les raisons du développement de ces pratiques illégales, et donne enfin un conseil : "Aux hommes surmenés, aux esprits fatigués, nous préconisons l'ouvrage collectif dûment signé par des collaborateurs bien identifiés, ou plus raisonnablement le repos ou, mieux, le silence." Conseil à suivre sans restriction!

http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21572915-digital-imaging-insurers-publishers-law-enforcement-agencies-and-dating-sites-are
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/15/plagiat-les-nouveaux-faussaires_3159654_3232.html
Raphael Ducos

 

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Le Responsive Design

Applications mobiles, Responsive Design : Quel positionnement adopter ? Le Groupe Jouve propose une analyse des différentes approches en mobilité.

La multiplication des écrans, la montée en puissance des terminaux mobiles et des réseaux sociaux créent de nouveaux usages en mobilité et des opportunités pour les entreprises et institutions. Selon la dernière enquête annuelle publiée par l’ARCEP en décembre 2012, le nombre de français possédant au moins un appareil nomade connecté à internet (ordinateur portable, téléphone mobile et/ou tablette) a largement progressé (+11 points en un an) atteignant 64 % de la population, soit la quasi-totalité des internautes français. L’année dernière aux Etats-Unis, 47,6% de l'audience mobile provenait d'une application contre 45,5% pour les navigateurs. Même constat dans les cinq plus gros marchés européens (Royaume-Uni, Espagne, France, Italie et Allemagne) où les pourcentages étaient de 38,2% contre 38,1%.

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Papier : une espèce en voie de disparition?

adobe_illustrationUne étude, réalisée pour Adobe aux Etats-Unis au début 2013, indique que la majorité des responsables d'entreprise interrogés ont une attitude négative envers les processus d'entreprise à base de papier. Ils citent la productivité, la sécurité, l'attrait de nouveaux talents, et le respect de l'environnement comme les bénéfices des processus complètement numériques. D'où le titre de l'étude "Paper : an endangered species?" (Papier : une espèce en voie de disparition?).
L'étude montre que le papier peut être une entrave à la productivité. Plus de la moitié des responsables estiment ainsi que des approches numériques simplifient le travail, sont faciles à utiliser, et leur permettent d'être plus efficaces. Les entreprises qui sont lentes à adopter des pratiques entièrement numériques se trouvent désavantagées pour faire croître leurs activités, et attirer de nouveaux clients:
  • 51% des interrogés indiquent qu'un flux numérique rend le classement et la gestion des documents plus simples
  • 61% disent que travailler numériquement réduit les coûts
  • 32% indiquent qu'un flux numérique est plus efficace, qu'il leur donne un avantage pour les travaux avec les clients, et enfin les aide à gagner de nouvelles affaires.

En matière de contrats, le papier perd la bataille dans toutes les catégories, du coût à l'efficacité et à la simplicité d'utilisation. Le basculement vers le tout numérique pourrait bien être à l'horizon, car les responsables interrogés indiquent qu'ils seraient très intéressés par l'utilisation d'un outil automatique par internet qui faciliterait la signature, le suivi et la sécurité des contrats:
  • 98% des interrogés indiquent qu'ils utilisent encore du papier pour les échanges avec contrats
  • 18% ont déjà choisi des méthodes entièrement numériques pour signer des contrats
  • 72% disent que des outils numériques, comme un service d'eSignature, satisferaient un besoin essentiel des entreprises
  • 73% affirment que la vie serait plus facile si tous les contrats échangés au travail étaient réalisés numériquement

Le papier a une incidence sur la confiance entre les entreprises, leurs partenaires, leurs  revendeurs et leurs clients. La recherche montre que ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le caractère inviolable des contrats, le coeur de tous les accords d'affaires et de toutes transactions commerciales:
  • Plus des deux tiers des personnes interrogées pensent que les contrats sur papier ont tendance à se dégrader
  • 60% des responsables pensent que les documents électroniques, protégés par des mots de passe, sont plus surs que des documents papiers enfermés dans un coffre fort.
  • 56% citent la peur d'égarer un papier, en tête des défauts d'utilisation du papier

L'étude montre qu'il y a une attitude de plus en plus répandue comme quoi il est plus prestigieux de travailler dans une entreprise qui a choisi de travailler en numérique:
  • 76% des responsables interrogés indiquent qu'ils sont impressionnés par les entreprises qui sont très développées dans le numérique
  • 71% disent qu'ils souhaitent que leur entreprise soit davantage numérique
  • 68% expliquent qu'il est important pour une entreprise de travailler essentiellement en numérique, et non à base de papier, quand ils doivent choisir où travailler

L'étude "Paper : an endangered species?" (Papier : une espèce en voie de disparition?) a été menée en ligne par Edelman Berland pour Adobe fin janvier début février 2013 auprès de 1051 responsables américains d'entreprises de toutes tailles. Son taux d'erreur est de + ou - 3,1%.

Raphael DUCOS
http://www.adobe.com/aboutadobe/pressroom/pdfs/Adobe_Paper_An_Endangered_Species_Study.pdf

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Fespa : à la recherche de la productivité et de la qualité

FESPA2013_tnDu 25 au 29 juin, la Fespa de Londres sera le rendez vous des professionnels de l'impression grand format, et textile. Différentes animations ponctueront ces cinq jours : séminaires, compétitions, etc. Le site internet Fespa.com donne tous les détails. En attendant, voici quelques annonces technologiques qui ont retenu notre attention.
Retenons seulement que les imprimantes numériques sont de plus en plus productives, et que la qualité offerte progresse sans cesse. L'automatisme règne en maître chez tous les fournisseurs. Elles deviennent de véritables presses numériques. Aidées en cela par les solutions logicielles plus ou moins intégrées de Caldera, EFI, HP, etc.
L'impression nanographique.
Cette nouvelle technologie (jusqu'à 1,5 pl) est utilisée par les barres d'impression de Memjet que l'on retrouve chez Xante Excelgraphix 4200 (déjà sur le marché), chez WideStar d'Own-X  (106,7 cm de laize, 150 mm/s en 1600 x 1600 dpi, déjà présenté), chez Océ-Canon avec la Velocity (500 m2/h, 106,7 cm, six bobines, vu à la drupa 2012) et Xerox avec un modèle dérivé du Docuwide C 842 de Fuji Xerox (106,7 cm, 1600 dpi, 7 x A0/mn, déjà lancé en Asie, un prototype était présenté à la drupa 2012). Question : verra-t-on d'autres offres concurrentes de ce type dans les allées du salon?
Productivité et qualité
Les imprimantes peuvent atteindre maintenant jusqu'à 1000 m2/h et les têtes de 10 picolitres se multiplient.
Durst. Rho 1012 (12 pl, 490 m2/h)) et 1030 (UV, 1000 m2/h). Variodrop pour la Rho P10 et Rho 500R. nouvelle Rhotex 320 pour le textile.
FujiFilm et Inca annoncent l'Onset Q40i (10 pl). Plus rapide que le modèle standard (310 m2/h).
HP renomme ses imprimantes latex et lance une nouvelle Latex 3000 (120 m2/h max)
Konica Minolta distribue maintenant les solutions grand format Roland et KIP, présentera sa dernière imprimante textile Nassenger Pro 120.
Mimaki. Deux nouvelles imprimantes seront annoncées : les JV400-SUV (solvant, UV) et UJV500-160 (60m2, UV). Une nouvelle gamme de traceurs de découpe CG-SRIII, et une nouvelle encre latex LX 101 pour la JV400LX. etc.
Mutoh. Trois nouveaux modèles sont attendus : la ValueJet Hybrid VJ-1617H (162.5 cm) avec encre blanche; la ValueJet 1624W 162.5 cm) pour la sublimation, et le modèle compact DrafStation RJ-900x (108 cm) pour l'impression quotidienne en sublimation.
Screen. Une nouvelle Truepress Jet wide format est attendue. Plus la Truepress JetW1632UV à plat (94 m2/h, 1200 dpi). Le tout étant piloté par le flux Equios.
Stork, qui revendique 4000 systèmes d'impression jet d'encre installés dans le monde mettra l'accent sur ses gammes d'encre pour le textile, les étiquettes et l'emballage
Solutions logicielles
Caldera. Nouvelle solution web to print grand format, pour l'impression textile, et dernière version du RIP logiciel v9.20 et workflow system Flow +2.0. On trouve Caldera aux commandes de nombreux équipements aux côtés d'EFI.
EFI. Logiciels de production intègrent l'offre de Gamsys récemment acheté.
GMG Production Suite 2.0. Une solution tout en un pour l'impression grand format.
Zund. Solution logicielle de découpe Cut Centre 2.0
http://www.fespa.com/london/
Raphael Ducos

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Les chevaux du temps

ThrowBack_tnLe morse, le télex, le fax, et internet ont libéré les chevaux du temps. Dépassant à très grande vitesse le courrier papier, ou "snail mail". L'information, puis l'image peuvent attendre, sagement ou non, que le destinataire y accède ou vienne les relever. On est loin du téléphone (mobile, smartphone, tablette compris), de la radio et de la télévision. Encore que les répondeurs, les podcasts, les modes replay (re-voir), et les réseaux dits sociaux compensent l'absence d'interlocuteur au moment de l'appel ou de la diffusion. On peut tout transmettre instantanément : textes, sons, images, vidéos. Inutiles ou utiles. A partir de n'importe où, et de presque n'importe quoi.
Tous ces medias ne traitent cependant que du temps passé. On ne parle, ou diffuse, que ce qui s'est déjà passé (vrai ou faux). Au mieux on trouve des reconstitutions de villes détruites dans des films réalisés en 3D comme celui consacré à Varsovie en 1935, de la cathédrale de Strasbourg diffusé sur Arte, ou la comparaison de photos prises au même endroit à Paris en 1900 et en 2013 (rue89). On remonte toujours du passé vers le présent tout comme les nouvelles ou les actualités, qui sont toujours dé-passées!
Pour aborder les temps futurs, un nouvel acteur vient de lancer une application photographique gratuite qui enregistre sur le nuage (Cloud) une photo prise avec un iPhone et la restitue de façon aléatoire dans le futur proche, c'est à dire n'importe quand entre demain et cinq ans. Son nom : ThrowBack.
Un bon moyen pour se libérer de la pression de l'actualité, qui disparaît  toujours sous le rouleau compresseur de l'actualité de demain. Avant d'entrer peut être un jour dans l'Histoire, pour des raisons invisibles au jour le jour.
C'est toujours mieux qu'un contrat, une assurance ou un testament, documents papier classiques pour le futur, depuis toujours.
Les chevaux du temps retrouvent un nouveau terrain de jeu.
Merci au journal Le Monde et à rue89 qui ont publié certaines de ces informations.
Raphael Ducos
https://itunes.apple.com/us/app/throwback/id551185859?mt=8
www.lemonde.fr
http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/03/24/paris-1914-2013-en-photos-grimpez-dans-notre-fabuleuse-machine-remonter-le

 

 

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Graphitec 2013

   logo    Le salon des industries graphiques "Graphitec" ouvre ses portes du 11 au 14  juin à Paris Porte de Versailles (10 à 19h, et 17h le 14 juin) sur le thème "Quand l'innovation repousse les limites de l'impression". De nombreuses animations spécifiques se dérouleront pendant ces quatre jours : plateaux TV, Place des nouveautés, Campus de la filière Graphique, Journée impression numérique le 12 juin. Voici un bref tour d'horizon de ce qui sera exposé (CF reviewofprint du 25 mai dernier).

Agfa Graphics. Solutions logicielle Web to print Apogee StoreFront (4A024)
Chili Publish. Logiciel d'édition de documents en ligne CHILI Publisher 3.5, qui s'intègre avec de nombreux flux et plates-formes de production (4 Β 016)
CP Bourg. Système de finition BB 3102 (4C005)
GMG. Solution logicielle Production Suite 2.0. (4D012)
HP. Presse numérique HP Indigo 10 000 (B2), solution HP WallArt pour papier peint. (4D043)
ID Numérique. Revendeur de systèmes d'impression grand format (HP et Mimaki notamment) et de consommables et médias. (4D048)
Kodak. Plaque sans traitement Sonora XP, système Flexcel NX, Prinergy Workflow version 6, etc. et systèmes d'impression numérique : Nexpress SX, Nexpress à 5 groupes, Prosper Serie S. (stand 4D035)
KBA. Presse rotative jet d'encre RotaJet76 (4B027)
Konica Minolta Business Solutions. Système d'impression business hub Press 1250 et solution logicielle Printgroove JT Suite 5.0. (4D024-028)
Konica Minolta Sensing Europe. Spectrophotomètres, spectro-densitomètres, cabines lumineuses à LED (stand 4C 052)
MGI. Jetvarnish 3D : 2360 feuilles/heure en 36 x 48 cm en vernis sélectif relief, plus de 3000 feuilles en 52 x74 cm en vernis sélectif classique. Option dorure à chaud. (4D015)
O2I PRINT. Impression numérique grand format TurboLine 320 UV Led, et TurboLine 254 UV (4A035)
Oki. Le Lab CMJN exposera l'imprimante A3 C910, et le MFP A4 MC780dfn, tandis que le lab CMJB présentera les imprimantes à toner blanc C920WT et C711WT (4C058)
Pitney Bowes. Vernisseuse UV Argos. Horizon : Thermorelieur BQ 280 PUR, Raineuse Plieuse CRF 362 etc. (4A031)
Primera Technology. Le nouveau système de marquage laser LP 130. (4C006)
Ricoh. Solutions logicielles Marcom Central et Fusion Pro. Systèmes d'impression Pro C5100S/5110S, Pro C901+/C901S+Graphic Arts (4C015)
RISO. The Bridge. une solution documentaire intégrée : du fichier d'impression à la remise postale avec BOWE SYSTEC. (4B041)
Scodix. Système de finition numérique version Metallic, braille, rainbow  (4A016)
Xante. L'imprimante grand format Excelgraphix 4200 à base d'un moteur memjet (4D051)
Xerox. Presse couleur Xerox C75/J75 (Appligraphic 4C043)

http://www.graphitec.com

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Le ballet des expos

Quatre manifestations importantes dans le domaine de la production et de la gestion de la production graphique au premier semestre 2013, trois à l'horizon 2014 et 2016. Point commun : la part toujours plus grande prise par l'approche numérique de la production (pré-presse, flux, impression et même finition).
Graphispag.digital 2013 (et non plus Graphispag) se tient du 17 au 20 avril à la foire de Barcelone en même temps que le salon Sonimagfotos & Multimedia et l'Image&Print World Congress. Une façon d'annoncer clairement les nouvelles directions que doivent prendre les prendre les professionnels de l'impression, du numérique et de l'image. www.graphispag-digital.com
Interquest organise le 16 mai à Paris le Forum de l'impression numérique et de la communication multicanal. Une journée pour faire le point de la synergie entre communication imprimée et électronique. www.inter-quest.com
Graphitec se déroulera du 11 au 14 juin 2013 à Paris Porte de Versailles sur le thème "No Limit". Une occasion de rassembler toute la filière graphique présente en France. www.graphitec.com
Fespa, manifestation dédiée à l'impression grand format, se tiendra à Londres du 25 au 29 juin 2013. www.fespa.com
Ipex, salon de toute la chaîne graphique, organisé par Informa Group après son rachat à Picon (fédération des fournisseurs britanniques) devrait se tenir du 24 au 29 mars 2014 à Londres. Beaucoup de ténors de l'offset (Heidelberg, Komori) et du numérique (Agfa, Canon, HP, Landa, Mimaki, Xerox) ont décidé de ne pas y participer. www.ipex.org
Interpack, manifestation leader centrée sur l'emballage, du 14 mai 2014 à Dusseldorf, en Allemagne. www.interpack.com
drupa, première manifestation mondiale de toute la chaîne de production graphique, aura lieu pendant onze jours du 31 mai au 10 juin 2016 à Dusseldorf, en Allemagne. www.drupa.com.
Raphael Ducos

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L'internet des objets est déjà là

On connecte des copieurs, des imprimantes, des scanners, des multifonctions, des presses offset, des téléphones, des tablettes, des ordinateurs, des GPS, des caméras, des appareils photos, des télévisions : pourquoi pas tous les autres objets qui sont alimentés en énergie? Genre massicots, plieuses, perforeuses, chariots automatiques, unités de traitement du courrier, stocks, etc.?
L'omniprésence des réseaux numériques dans la vie quotidienne que ce soit en entreprise, en ville ou ailleurs ouvre la porte à de très nombreux candidats potentiels à la connexion! Réfrigérateurs, véhicules, panneaux d'affichage, boîtiers d'alarme incendie, portes automatiques de garage, etc., en font déjà partie tout comme la géolocalisation d'êtres vivants.
Un article publié dans Le Monde daté du 28 mai 2013 nous apprend sur ce sujet qu'une société toulousaine "Sigfox" a développé depuis un an, sur quasiment tout le territoire français, un réseau très bas débit, avec l'aide de TDF, pour connecter des objets sans avoir besoin de beaucoup d'énergie. Des dizaines de milliers d'objets sont déjà connectés comme des panneaux d'affichage pour savoir s'ils sont opérationnels, des boîtiers alarme incendie avec un commissariat, ou pour localiser des animaux dans l'Ariège. La communication avec les objets connectés peut être mono ou bidirectionnelle, ou assurer leur géolocalisation. Les flux de données fournis par le réseau M2M/loT de Sigfox sont au format IP et sont directement intégrables dans les systèmes d'information existant dans les entreprises.
Bonne nouvelle donc pour les fournisseurs de batteries destinées à alimenter tous ces systèmes connectables. Mauvaise pour ceux qui veulent rester à l'abri de tous les réseaux interconnectés.
www.sigfox.com
Raphael Ducos

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Les pertes de données sont-elles inévitables à l’ère du numérique ?

Au moment où on parle beaucoup de Big Data, de Cloud, de bases de données (etc.), Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France soulève une question essentielle : Les pertes de données sont-elles inévitables à l'ère du numérique ?
"Sachant que 93 % des grands groupes et 76 % des petites entreprises[1] reconnaissent avoir été victimes d'une faille de leur sécurité au cours des deux dernières années, vous auriez toutes les raisons de penser que les entreprises s'exposent inévitablement au risque de perdre des données. D'ailleurs, une étude d'Iron Mountain révèle[2] que plus de la moitié des entreprises européennes (53,3 %) s'attendent à perdre un jour des données ; c'est qu'elles ne sont tout simplement pas préparées à protéger leurs informations confidentielles.
Un tel manque de vigilance est inquiétant. Beaucoup préfèrent s'assurer contre le coût financier d'une violation ou un perte de données que de prendre des mesures pour se prémunir du risque. Or, il serait bien plus rentable et favorable pour la prospérité des entreprises sur le long terme qu'elles investissent pour combler les failles de leur programme de protection des données et empêcher que leurs informations tombent entre de mauvaises mains.

Les conséquences de la perte de contrôle sur ses données
La proposition de réforme de la législation relative à la protection des données de la Commission Européenne, présentée en janvier 2012, prévoyait des amendes pouvant atteindre 1 million d'euro ou 2 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise en cas de violation de données. Un vote récent des législateurs de l'UE contre ces sanctions, proposant plutôt de confier la définition de l'importance d'une amende dans les mains des régulateurs nationaux, indique que la loi définitive est susceptible d'être moins sévère que prévu. Quelle que soit la taille finale des amendes qui seront infligées, nous remarquons que la menace de pénalités financières aussi lourdes n'a pas incité les entreprises à adopter des politiques de gouvernance appropriées pour protéger leurs informations sensibles des citoyens de l'UE.
Mais les conséquences financières ne sont pas les seules. La compromission de données peut être bien plus préjudiciable pour la réputation d'une marque et la confiance des clients. Avec la généralisation des médias sociaux autant à des fins personnelles que professionnelles, les réputations se défont plus vite et à plus grande échelle que jamais, au point qu'une violation de données aussi minime soit-elle, peut avoir de graves conséquences.

Satisfaire les attentes de protection des données
Avant qu'une entreprise puisse mettre en place des mesures de protection de ses informations, elle doit d'abord définir clairement les responsabilités et obligations vis-à-vis de ces données, où qu'elles soient stockées. La loi invoque la responsabilité des entreprises en cas de perte de leurs données, même si les informations concernées sont stockées par un tiers. Il revient donc aux entreprises d'évaluer, de gérer et de limiter l'exposition au risque de leurs informations d'un bout à l'autre de la chaîne, dans le cadre d'un programme de responsabilité des informations d'entreprise (ou Corporate Information Responsibility, CIR).
La nouvelle proposition de législation de protection des données de l'UE implique de gros changements pour les entreprises. Selon le projet de réforme, les entreprises devraient notifier les autorités de réglementation sous 24 heures suivant une compromission. Ceci suppose d'avoir des processus efficaces et bien huilés d'identification et de reporting d'incident. La question de la surveillance de l'intégrité des données se pose également, surtout  au vu de la multiplication des médias sociaux et des terminaux mobiles. Ce peut être un vrai casse-tête que de savoir où se trouvent les informations que possède l'entreprise, sur quels supports et dans quels formats physiques et électroniques.
La nouvelle législation de protection des données que souhaite adopter l'UE forcera les entreprises à prendre au sérieux le risque de perdre des données et à agir en ce sens. Son application promet de nombreuses évolutions positives pour le suivi et la prévention des risques encourus par l'information, mais cela ne se fera pas en un jour. En Allemagne, les entreprises ont déjà pour obligation de désigner parmi leur personnel un(e) responsable de la protection des données et du maintien de la conformité avec la loi.  Voilà un bon exemple à suivre pour les autres pays de l'UE.
Les violations de données ne devraient pas être considérées comme aussi inévitables. Les changements induits par la nouvelle législation de l'UE sont une formidable occasion pour les entreprises de faire le point sur les règles et processus en place et de s'interroger sur leur capacité à prévenir les pertes de données. C'est l'occasion de consolider leurs défenses, de limiter leur exposition aux risques pour l'information et de faire valoir une approche responsable de la protection des informations sensibles et leur engagement à prendre les mesures qui s'imposent pour protéger les données personnelles que leur confient les citoyens européens. Concernant les fuites d'information, il est temps pour les entreprises d'arrêter de passer la serpillière et de penser plutôt à bien fermer le robinet."

[1] Information Security Breaches, étude de PwC , 2012
[2] Etude réalisée par Opinion Matters pour le compte d'Iron Mountain, entre le 30/11/2012 et le 14/12/2012. Panel : 1 275 décideurs des services informatique, financier et juridique de moyennes à grandes entreprises (de 50 à 5000 employés) au Royaume-Uni, en France, en Hongrie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations cliquez ici
www.ironmountain.fr

Raphael Ducos

 

 

 

 

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