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Naissance de l'Alliance Mopria

Canon, HP, Samsung et Xerox viennent de s'engager dans une alliance pour développer une approche unique et simple de l'impression mobile. C'est l'Alliance Mopria. Il s'agit de mettre au point des standards indépendants des marques pour pouvoir imprimer simplement à partir d'un terminal mobile (smartphone, tablette ou autre). Pour cela il faut rapprocher les fournisseurs de mobiles, de logiciels, et d'imprimantes de façon à mettre au point une approche universelle de l'impression à partir de n'importe quel mobile vers n'importe quelle imprimante, où qu'elle soit située.
L'idée est d'abolir la nécessité de télécharger de multiples pilotes d'impression (comme c'est le cas actuellement), d'améliorer l'utilisation de l'impression mobile par les utilisateurs, et de faciliter l'émergence et d'adoption de standards indépendants.
A la fin de 2013, le nombre d'équipements mobiles connectés dépassera le nombre d'êtres humains sur la terre! Dans les trois prochaines années, 56% des salariés utiliseront leurs équipements mobiles sur leurs lieux de travail, contre 40% actuellement. En 2015, 50% des utilisateurs de smartphones et 56% des utilisateurs de tablettes voudront imprimer directement, contre respectivement 24% et 32% aujourd'hui.
L'Alliance Mopria a pour but de simplifier l'impression mobile que ce soit par le biais de logiciels, d'équipements mobiles ou/et d'impression. Des fournissseurs de logiciels se sont déjà engagés dans cette voie aux côtés de Canon, HP, Samsung et Xerox. Il s'agit d'Adobe, Papyrus, HP Live Photo et Diptic.

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Etiquette, emballage : le numérique a pris le pouvoir

L'impression de court ou moyen tirage, l'impression à la demande, l'impression personnalisée, ou régionalisée, ont conquis progressivement tous les secteurs des industries graphiques. L'impression numérique associée à des stratégies marketing offensives se retrouve déjà dans l'univers riche du cross-media (mail, courrier, téléphone, internet sur mesure, QR Codes et impressions, etc.) qui séduit tant les professionnels du secteur du marketing direct.
Les derniers salons dédiés respectivement aux secteurs de l'étiquette (Label Expo) et de la communication visuelle (Viscom) ont montré que l'impression d'étiquettes (et de petits emballages), et celle dédiée aux grands formats, commencent d'être concernées par ces nouvelles synergies. Agfa, Caldera, Domino, Durst, EFI, Epson, Fujifilm, HP, Kodak, Screen, Xeikon (etc.) ont démontré leurs engagements dans ce sens. Les solutions logicielles (flux de travail, gestion de la colorimétrie, des équipements, intégration dans les CRM des entreprises, etc.) de ces fournisseurs permettent ces rapprochements. L'annonce de l'accord stratégique de développement de Bobst (leader de l'emballage) avec Kodak (logiciels et impression numérique) est la plus belle démonstration de la conquête du numérique de tous les secteurs des industries graphiques. Et ce n'est pas fini, puisque Benny Landa annonce des presses numériques au format B1 (pour l'emballage et l'impression commerciale) utilisant des encres nanographiques de nouvelles génération pour la fin 2014.

Raphael Ducos

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La semaine de tous les jet d'encre

En petit ou en grand format, l'impression jet d'encre est en vedette cette semaine. Deux manifestations sont l'occasion de faire le point sur les avancées du jet d'encre dans les marchés de la production d'étiquettes (Label Expo à Bruxelles à partir du 24 septembre) et dans les marchés de l'impression grand format (Viscom à Paris Nord Villepinte, aussi à partir du 24 septembre).
Dans les deux secteurs la technologie d'impression jet d'encre (dans toutes ses variantes) est progressivement utilisée par la majorité des fournisseurs de solutions d'impression. La nouveauté c'est qu'une toute récente technologie nanographique utilisée par le constructeur de têtes d'impression Memjet commence à être adoptée par beaucoup car elle permet d'augmenter significativement la vitesse de production, avec une très haute qualité.
Pour la production d'étiquettes, on trouve désormais des petites imprimantes ou presse numérique jet d'encre avec finition pour de petites séries, mais aussi des presses numériques bobine/bobine avec finition associée pour assurer des tirages moyens. Que ce soit au travers de moteurs d'impression exclusivement jet d'encre, ou en association avec des systèmes d'impression plus classiques par le biais de têtes jet d'encre permettant d'ajouter de la variation de données.
A voir à Label Expo: Afinia, Allend Datagraph, Aztech, Domino, Durst, EFI, Epson, Fujifilm, Gallus, RTI, Screen, etc.
En grand format, on le sait tout est possible du A2 aux laizes de 5 m! Toutes les approches sont utilisées avec des encres à l'eau, à l'huile, à base de solvant, avec des colorants sous forme de dye ou de pigments. On imprime directement ou indirectement, tous les supports y compris le textile. A voir à VIscom : Canon, EFI, Esko, Epson, HP, Mimaki, Prismaflex et Xerox, etc. Pour le moment quatre fournisseurs ont choisi la technologie memjet pour imprimer en grand format : Canon, RTI, Xanté et Xerox.
Raphael Ducos

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C'est enfin la rentrée

Print 13 (Chicago) se termine, l'impression numérique de livres (Interquest) se tient le 17 septembre à Paris, Label Expo démarre le 24 septembre à Bruxelles, tout comme Viscom à Paris (grand format). Le numérique progresse partout, et les solutions logicielles prennent le pouvoir.
L'été a été plutôt animé. Les chiffres d'IDC concernant les marchés européens au second trimestre 2013 ont dominé les nouvelles. Les systèmes d'impression ont progressé de +4,3% à 4,69 millions d'unités (mais valeur en baisse de -3,3%). Deux gagnants : les systèmes laser - surtout couleur - et les jet d'encre d'entreprise. Un perdant : le jet d'encre grand public. Le grand format est lui en baisse de -14,6% à moins de 15 500 unités (A2-A0+), et les scanners de documents progressent de + 29,9% à 89 000 unités.
Print 13 a été l'occasion pour Xerox de montrer son engagement dans le jet d'encre (production avec Impika et CiPress, grand format avec IJP 2000). Riso a montré qu'il s'engage aussi dans les courts tirages de livres et de marketing direct. La finition numérique se renforce avec la Scodix Ultra (B2).
La production d'étiquettes devient de plus en plus numérique avec les offres de Kodak, HP, Durst, EFI, Epson, et maintenant de Fujifilm qui distribue la presse Graphium de FFEI. On va le voir à Label Expo.
Le grand format est marqué par l'affrontement des modèles à base de moteurs d'impression memjet chez Canon-Océ, Xanté et Xerox. Rendez vous à Viscom pour vérifier si d'autres acteurs ne s'intéressent aux marchés européens.
Sur le front des logiciels, la dynamique continue avec le lancement de Prinergy 6 de Kodak, du Webshop et du RIP 9.2 de Caldera, de EFI iQuote (devis), de Connect 11 d'Enfocus, de Colorproof 5.5 et de CoZone de GMG (épreuvage y compris virtuel), et des solutions et services informatiques de Konica Minolta, (etc.).
Les équipements d'impression bureautiques se sont enrichis de nouveaux modèles chez Kyocera, Oki, Panasonic, Samsung. Quelques copieurs de Xerox ont manifesté en août des sautes d'humeur pour cause de dé-réglages de logiciels de compression. Mais tout est rentré dans l'ordre avant la fin du mois à l'aide de patches adaptés.
Du côté des entreprises la principale nouvelle est la renaissance d'un petit Kodak dédié essentiellement aux industries graphiques, et les rachats de sociétés qui continuent (Xerox avec CPAS Systems, Lexmark avec Saperion, Esko avec CAPE Systems etc.). Ne pas oublier aussi : le soudain intérêt de Google pour le livre scolaire (aux Etats-Unis pour le moment).  
Raphael Ducos

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Fin de semestre

Demander au médecin ce qu'il faut essayer de faire au cas où vous acquérez des conséquences indésirables. levitra 10 mg pages jaunes Pour en savoir combien de temps il finira par prendre le médicament à prendre levitra europe sur l'influence et ce à compter du cout du levitra en pharmacie moment où le médicament de secours commence à levitra avis levitra 10mg pharmacie faire le travail. Demandez à votre médecin de parler des détails juste en cas levitra generique prix où il ne peut être joint à son bureau. levitra suisse Un autre fourniture de acheter levitra en connexion données relatives à des questions au sujet de vos médicaments levitra acheter en baisse sont pharmaciens. Ces spécialistes doivent vous levitra generique derniere minute fournir des faits importants levitra generique mmorpg levitra 10mg de vos médicaments sur ordonnance, basf levitra 20mg prix du levitra 10 mg ce qui peut inclure des choses comme le nom générique, les choix et tableau de valeurs avec les médicaments prescrits énoncés. Parler sur les capacités et les effets secondaires de l'utilisation de médicament de secours avec un médecin histoire du levitra est generique levitra pharmacie généralement de troubles. Il s crucial d'obtenir une conversation approfondie avec votre médecin avant vous commencez à prendre des médicaments. La supervision et l'évaluation continue des effets secondaires de vos traitements levitra 20mg prix pharmacie respectifs sont nécessaires pour levitra 10mg bo établir l'efficacité de votre levitra 20mg club approuvée. En bref, au nom de votre médecin est aussi levitra generique 10mg essentielle parce que l'acte d'obtenir votre dose quotidienne de traitements. Donc, la prochaine cout levitra fois que vous rencontrerez complications ou avoir les réponses aux cialis prix levitra prix du levitra 20mg prix du levitra en luxembourg origine demandes cruciales concernant vos médicaments, levitra magasin vous savez que personne levitra generique orodispersible aCoewhat tu vas téléphone. Charles Myrick, Président et CEO d'American Consultants Rx fournit entreprise cruciale, classique et cartes étant légués s de pas pour les gains, les hôpitaux privés, les établissements scolaires, les églises, levitra pour femmes cialis levitra ou viagra etc, dans un effort pour permettre à l'assuré, sous-assurés, et le paquet des personnes viagra levitra pharmacie en ligne âgées tout en en utilisant des frais plus élevés de médicaments prescrits professionnels de la santé. Les cartes American live levitra Consultants Rx sont pour être offert gratuitement à toute personne ayant besoin d'aide ramenant le tarif élevé des médicaments viagra levitra prix prescrits professionnels de la santé. informations qui ont été stockés à l'écart et encore peut être rappelé à l'esprit en toute occasion et à la notification d'un moment. La question dans le département thérapeutique de la Jouenal de tlie American Medical Association acheter levitra maroc a été commentée favorablement par beaucoup, et les demandes répétées ont été faites pour sa reproduction sous forme de livre. C'est à cause de ces commentaires et demandes que ce livre est publié.
Les technologies de capture, du traitement, de gestion, de transmission et de reproduction de documents, d'images ou de sons ne cessent d'évoluer. Quelques pistes pour réfléchir.
  • La capture des documents va-t-elle basculer vers les mobiles? Comme les PC? Le dernier smartphone Nokia annonce un oeil de 41 millions de pixels! (une diapositive analogique de 24 x 36 mm représente 36 millions de pixels)
  • La mobilité des professionnels (ou des individus) devient une extension des systèmes d'impression qui permettent de capturer ou d'imprimer un document via un smartphone grâce à des applications (Apps) gratuites.
  • D'où les questions de sécurité supplémentaires que cela pose pour les entreprises et institutions. Le BYOD (bring your own device), c'est à dire l'utilisation par les salariés de leurs propres équipements de communication dans les locaux, doit être traité par les décideurs.
  • Le Cloud s'impose partout sans qu'on sâche très bien où cela se passe. Se stocke. Qui contrôle qui et quoi?
  • Dans le domaine commercial on s'aperçoit que ce qui est gratuit doit être traduit par : c'est l'utilisateur qui paye avec ses propres données. Apple, Facebook Google, Microsoft, Twitter, etc. : capturent gratuitement toutes les informations personnelles des utilisateurs, pour les revendre ensuite sur le marché mondial, au plus offrant sans doute.
  • Les dossiers Prism, ou le contrôle par les Etats, nous rappellent une évidence : nous sommes sans protection sur la toile. Nous savons maintenant que cela peut être en direct (live)! On comprend que certains commencent à se méfier. Le Kremlin rachète des machines à écrire pour que ses secrets ne soient pas numérisés (cela retarde leur mise à disposition sur le réseau). A quand l'élevage de pigeons voyageurs pour remplacer les réseaux?
  • Au fait, comment fonctionnent les réseaux? Qui les finance? Qui les contrôle?
  • En même temps, une révolution industrielle est en cours : celle de l'impression 3D. Cela va de la production de prototypes à des nouvelles façon de produire des éléments existants ou des petites séries. Quelques magasins Office Dépôt proposent déjà un service d'impression 3D aux côtés de ceux plus classiques de la bureautique (copie, impression, numérisation).
  • L'impression numérique est partout. De l'impression personnelle à la production en passant par la bureautique et le grand format. Sa qualité augmente, et sa productivité aussi. Elle s'intègre de plus en plus dans les environnements informatiques des entreprises. Ce qui simplifie et automatise les opérations grâce à des flux de données unifiés (JDF, web-to-print, MIS, ERP, etc.). Elle prend logiquement une place de plus en plus importante aux dépens des moyens d'impression traditionnels. Ceux-ci bénéficient cependant de tous les apports du numérique pour la préparation, la gestion et la transmission des données, et même pour l'impression de données variables.
A lire : "Tubes, a journey to the center of the internet. Andrew Blum" (CF. L'émission "Place de la Toile", France Culture, qui a diffusé un entretien avec son auteur le 13 juillet 2013. )
Bonnes vacances, si vous en prenez. La lettre reprendra son rythme hebdomadaire de diffusion au début septembre prochain.
Raphael Ducos

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Gestion des risques pour l’information

Les 10 leçons que les entreprises peuvent apprendre les unes des autres. Une tribune de Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France.

L'information bien gérée est devenue un actif stratégique précieux des entreprises. Ce gain de valeur crée inévitablement une plus grande vulnérabilité. On assiste à une recrudescence des cas de violation de données, des cyber-menaces et des fraudes. De telles malveillances assorties d'erreurs humaines rendent les entreprises plus vulnérables; face à la sophistication et à la rapidité d'évolution de l'information, celles-ci craignent pour la réputation de leurs marques. Sur fond de cadre réglementaire pas toujours très clair, les entreprises s'efforcent de jongler entre la nécessité de gérer leurs archives et les énormes volumes de données que génèrent les nouvelles technologies. Elles se trouvent confrontées à des niveaux sans précédent de risque pour l'information.
Une nouvelle étude[i] d'Iron Mountain, le spécialiste des services de conservation et de gestion de l'information, et de PwC révèle de fortes différences de perception et de gestion du risque pour l'information entre les entreprises jeunes et celles plus anciennes. Toutes ont à apprendre des enseignements des autres.

Enseignements des entreprises matures aux plus jeunes :

1.     Il est tout aussi important de suivre une stratégie que de 'faire le job'.
Un peu moins de la moitié (49 %) des entreprises jeunes, entre deux et cinq ans d'exercice, reconnaissent être bien meilleures dans la conduite de leurs opérations qu'en planification stratégique. Les plus anciennes, celles qui ont au moins dix ans, semblent avoir compris qu'il est tout aussi important de comprendre pourquoi on fait quelque chose que de le faire, et plus de la moitié (56 %) ont mis en place une stratégie de suivi des risques pour l'information contre 14 % seulement des sociétés plus jeunes.

2.     La prudence est de mise vis-à-vis des employés et de leur manière de gérer l'information.
Les sociétés plus jeunes font beaucoup plus confiance à leurs employés et à leurs données. 18 % seulement pensent que leurs employés sont une menace potentielle pour la sécurité de l'information et seule la moitié leur impose un code de conduite ; les entreprises plus anciennes sont 42 % à considérer leurs employés comme une menace potentielle et deux tiers ont mis en place un code de conduite des employés. Si la prudence amène à faire appliquer des codes, à préconiser des directives et à dispenser des formations pour aider les employés à mieux appréhender les risques et protéger l'information, alors la prudence doit être vivement recommandée et félicitée.

3.     S'il y a un risque que les choses tournent mal, mieux vaut s'y préparer.
Les sociétés plus anciennes sont trois fois plus nombreuses à avoir un plan de reprise d'activité après un sinistre (66 % contre 27 %) En l'absence d'un tel plan, n'importe quel sinistre risque de paralyser l'entreprise et de l'exposer à des violations de ses données ou à une perte d'information dont elle pourrait bien ne pas se relever.

4.     Il faut contrôler l'efficacité des mesures en place.
L'étude révèle que les sociétés plus anciennes sont près de deux fois plus nombreuses à contrôler l'efficacité des mesures qu'elles décident d'appliquer. Faute de contrôles, il est probable que les entreprises jeunes gaspillent des ressources ou qu'elles s'obligent à des procédures en vain, sans réelle efficacité en terme de réduction des risques.

5.     La gestion des risques pour l'information doit être une priorité de la direction.
Dans la moitié des jeunes entreprises, la question de la sécurité de l'information ne figure pas à l'ordre des priorités du conseil d'administration, à l'inverse de leurs aînées qui y accordent bien plus d'attention. L'adhésion des dirigeants et leur implication dans la gestion des risques pour l'information sont primordiales.

6.     Chaque employé doit être sensibilisé à la nécessité de réduire les risques pour l'information.
Alors qu'elles se méfient peu de leurs employés, un peu plus de la moitié (52 %) des jeunes structures reconnaissent que leurs salariés ne mesurent pas l'importance de la protection des données. Elles font donc volontiers confiance à ceux dont elles soupçonnent qu'ils ne se préoccupent pas beaucoup de la protection de l'information. Deux tiers des entreprises matures sondées estiment à l'inverse que leurs employés mesurent l'importance de la sécurité de l'information.

Points intéressants auxquels les entreprises, jeunes et plus anciennes, doivent faire attention :

7.     L'environnement de l'information, complexe et hybride, va perdurer.
Les jeunes entreprises sont plus à l'aise avec les pratiques de gestion des données structurées et non structurées, aux formats électroniques et physiques, distribuées sur différents sites (55 % contre 38 % chez leurs aînées). Dorénavant, l'environnement des données sera multi-format et multi-canal ; il faut s'y faire, l'accepter et se préparer à le gérer.

8.     Il est temps de mieux définir les frontières entre pratiques personnelles/professionnelles des médias sociaux.
Les frontières entre les usages personnels et professionnels des médias sociaux continuent d'évoluer. Ces questions exposent les entreprises imprudentes à de graves difficultés d'ordre juridique et de protection des données. La confusion et l'incertitude jaillissent de la multitude des approches et des préférences d'utilisation des médias sociaux mises en évidence par l'étude. Elle nous apprend, par exemple, que plus de la moitié (59 %) des jeunes entreprises surveillent l'utilisation des médias sociaux par leurs employés, contre 36 % des sociétés plus anciennes. Les entreprises plus jeunes surveillent l'utilisation qui est faite de Facebook (73 %), tandis que leurs aînées sont deux fois plus nombreuses à surveiller les publications sur LinkedIn (67 %). La tendance s'inverse quand il s'agit de recruter : un tiers des entreprises de plus de 10 ans (31 %) utilisent Facebook quand elles examinent des candidatures contre seulement 10 % des plus jeunes ; à l'inverse, pour leurs besoins de recrutement, 82 % des jeunes entreprises utilisent LinkedIn, contre 46 % de leurs aînées. Les réponses obtenues ne permettent pas d'évaluer l'utilité qu'elles retirent de l'analyse de ces informations.

9.     Les préjudices financiers ne sont pas les seuls. C'est votre réputation qui risque le plus de pâtir d'une violation de données.
Toutes les entreprises mesurent l'impact d'une violation de données sur la fidélité de leurs clients (58 % des deux catégories) et la réputation de leur marque (52 % des deux catégories), mais les entreprises plus anciennes sont près de deux fois plus préoccupées par les conséquences juridiques et financières.

10.  La gestion des risques prévaut sur les économies.
3% seulement des jeunes entreprises privilégient nettement la réduction des coûts à la diminution des risques, contre 28% des leurs aînées. Peut-être que ceci s'explique par le fait que deux tiers des entreprises plus anciennes estiment que le risque d'une violation de données est faible, contre un tiers des plus jeunes, qui craignent probablement de se sentir submergées par le risque d'être victimes d'une violation de données et le rythme du changement.

Le risque pour l'information concerne tout le monde. Les entreprises détiennent des renseignements sur leurs employés et sur leurs fournisseurs, des données précieuses de propriété intellectuelle et de connaissances acquises, mais aussi des informations personnelles sur nous, consommateurs de leurs produits et services. Il faut absolument que ces informations soient protégées. Pour y parvenir, il faut explorer toutes les pistes permettant de réduire le risque. Les entreprises ont beaucoup à apprendre des meilleures pratiques des unes et des autres et de leurs procédures de gestion des risques pour l'information.

[i] Beyond awareness: the growing urgency for data management in the European mid-market, étude de PwC pour Iron Mountain. Pour cette étude, PwC a interrogé les dirigeants et cadres supérieurs de 600 entreprises européennes, entre 250 et 2500 employés, des secteurs des services financiers, des assurances, des cabinets juridiques, de la fabrication industrielle, du génie civil et de l'industrie pharmaceutique. L'analyse porte sur les résultats obtenus pour la France, l'Allemagne, la Hongrie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Espagne.

Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France
www.ironmountain.fr.

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Les lauréats EDP 2013

Les lauréats EDP 2013Pour la septième année consécutive, les prix EDP (European Digital Press Awards) viennent d'être décernés pour distinguer les meilleures solutions d'impression numérique. Ils ont été remis aux fournisseurs lauréats pendant la Fespa 2013 de Londres. Seuls les candidats ayant déposés leurs dossiers avant le 15 avril 2013 ont été pris en compte. Un lauréat, plus un ou des nominés, sont distingués dans chaque catégorie.
Les prix EDP sont décernés chaque année par vingt magazines des industries graphiques d'Europe, dont "France Graphique" et "Signal Etiq" pour la France. Tous les détails sur : www.edpassociation.com.

Logiciels
Solution web-to-print :

  • Agfa Graphics Apogee StoreFront (nominé : Kinetik iBright Gecko)

Solution d'application spéciale :

  • HP Wall Art Solution (nominé : Optimus Cloud Mobile)

Solution de gestion de workflow :

  • Zünd Cut Center 2.0 (nominés : Zünd I-Cut Suite 12; HP Hiflex MIS)

Logiciel de personnalisation et de gestion de données variables :

  • ColorGATE VDP Creator

Logiciel. Prix du comité technique EDP :

  • Adobe Creative Cloud

Encres et supports
Technologie à base de toner :

  • Nominés : Kodak Nexpress Gold and Pearlescent Inks; Kyocera Biomass Toner

Technologie d'encre à solvant nouvelle génération :

  • Roland Eco-Sol MAX 2 (nominés : Mimaki Solvent-UV Ink; Mutoh Universal Mild Solvent)

Support environnemental :

  • 3M Envision Wrap Films 480Cv3 (nominé : Sihl digital Imaging Persomural; Stafix Digital)

Systèmes d'impression
Imprimante grand format bobine/bobine jusqu'à 1,6 m :

  • Epson SureColor SC-F70600 Signage printer (nominés : Mimaki JV400-SUV Series; Mutoh ValueJet 1638)

Imprimante grand format bobine/bobine de plus de 1,6 m :

  • EFI R3225 (nominé : Mutoh ValueJet 2638)

Imprimante à plat UV polymérisable de moins de 200 K Euro :

  • Mimaki JFX500-2131 (nominé : Oce Arizona 480 GT/XT)

Imprimante à plat UV polymérisable de plus de 200 K Euro :

  • Screen Truepress 1632 UV (nominé : Inca Onset s40i)

Imprimante hybride UV de plus de 200 K Euro :

  • Durst Rho P10 250/320 (nominés : EFI VUTEk HS100 Pro; EFI VUTEk QS3 Pro)

Imprimante textile grand format :

  • Mutoh ValueJet 1638 W (nominés : Epson SureColor SC-F 7000 dye-sub printer; MTEX 500

Imprimante MFP :

  • Xerox D95/D110/D125 Copier/Printer (nominés : Konica Minolta bizhub C754; Ricoh Pro C901+S)

Imprimante de production à bobine :

  • Impika iPrint Compact (nominés : Océ ColorStream 3700; KBA RotaJet 76)

Imprimante de production feuille à feuille (haute) :

  • Konica Minolta bizhub Press 1250 series (nominés : HP Indigo 7600 Digital Press; Xerox Nuvera 200/288/314 EA)

Imprimante de production feuille à feuille (légère) :

  • Ricoh Pro C901/C901S Graphic Arts (nominé : Xerox Colour J75/C75 Press)

Imprimante B2 :

  • HP Indigo 10000

Solution d'impression industrielle :

  • Palis SP 750 wallpaper high speed (nominés : Hymmen Jupiter W840 direct to laminate; MS La Rio)

Module d'impression pour presse conventionnelle :

  • IIJ Digital Label Module i-series (nominé : Kodak Prosper S30 Monocolor)

Intégration numérique pour l'impression sérigraphique :

  • Kornit Paradigm

Systèmes de finition
Système de finition de production :

  • Highcon Euclid (nominé : MGI JET Varnish 3D)

Système de finition à plat :

  • Zünd G3 Move-it (nominé : Trotec Speedy 400 flexx)

Raphael Ducos

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Le Responsive Design

Applications mobiles, Responsive Design : Quel positionnement adopter ? Le Groupe Jouve propose une analyse des différentes approches en mobilité.

La multiplication des écrans, la montée en puissance des terminaux mobiles et des réseaux sociaux créent de nouveaux usages en mobilité et des opportunités pour les entreprises et institutions. Selon la dernière enquête annuelle publiée par l’ARCEP en décembre 2012, le nombre de français possédant au moins un appareil nomade connecté à internet (ordinateur portable, téléphone mobile et/ou tablette) a largement progressé (+11 points en un an) atteignant 64 % de la population, soit la quasi-totalité des internautes français. L’année dernière aux Etats-Unis, 47,6% de l'audience mobile provenait d'une application contre 45,5% pour les navigateurs. Même constat dans les cinq plus gros marchés européens (Royaume-Uni, Espagne, France, Italie et Allemagne) où les pourcentages étaient de 38,2% contre 38,1%.

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Fespa : à la recherche de la productivité et de la qualité

FESPA2013_tnDu 25 au 29 juin, la Fespa de Londres sera le rendez vous des professionnels de l'impression grand format, et textile. Différentes animations ponctueront ces cinq jours : séminaires, compétitions, etc. Le site internet Fespa.com donne tous les détails. En attendant, voici quelques annonces technologiques qui ont retenu notre attention.
Retenons seulement que les imprimantes numériques sont de plus en plus productives, et que la qualité offerte progresse sans cesse. L'automatisme règne en maître chez tous les fournisseurs. Elles deviennent de véritables presses numériques. Aidées en cela par les solutions logicielles plus ou moins intégrées de Caldera, EFI, HP, etc.
L'impression nanographique.
Cette nouvelle technologie (jusqu'à 1,5 pl) est utilisée par les barres d'impression de Memjet que l'on retrouve chez Xante Excelgraphix 4200 (déjà sur le marché), chez WideStar d'Own-X  (106,7 cm de laize, 150 mm/s en 1600 x 1600 dpi, déjà présenté), chez Océ-Canon avec la Velocity (500 m2/h, 106,7 cm, six bobines, vu à la drupa 2012) et Xerox avec un modèle dérivé du Docuwide C 842 de Fuji Xerox (106,7 cm, 1600 dpi, 7 x A0/mn, déjà lancé en Asie, un prototype était présenté à la drupa 2012). Question : verra-t-on d'autres offres concurrentes de ce type dans les allées du salon?
Productivité et qualité
Les imprimantes peuvent atteindre maintenant jusqu'à 1000 m2/h et les têtes de 10 picolitres se multiplient.
Durst. Rho 1012 (12 pl, 490 m2/h)) et 1030 (UV, 1000 m2/h). Variodrop pour la Rho P10 et Rho 500R. nouvelle Rhotex 320 pour le textile.
FujiFilm et Inca annoncent l'Onset Q40i (10 pl). Plus rapide que le modèle standard (310 m2/h).
HP renomme ses imprimantes latex et lance une nouvelle Latex 3000 (120 m2/h max)
Konica Minolta distribue maintenant les solutions grand format Roland et KIP, présentera sa dernière imprimante textile Nassenger Pro 120.
Mimaki. Deux nouvelles imprimantes seront annoncées : les JV400-SUV (solvant, UV) et UJV500-160 (60m2, UV). Une nouvelle gamme de traceurs de découpe CG-SRIII, et une nouvelle encre latex LX 101 pour la JV400LX. etc.
Mutoh. Trois nouveaux modèles sont attendus : la ValueJet Hybrid VJ-1617H (162.5 cm) avec encre blanche; la ValueJet 1624W 162.5 cm) pour la sublimation, et le modèle compact DrafStation RJ-900x (108 cm) pour l'impression quotidienne en sublimation.
Screen. Une nouvelle Truepress Jet wide format est attendue. Plus la Truepress JetW1632UV à plat (94 m2/h, 1200 dpi). Le tout étant piloté par le flux Equios.
Stork, qui revendique 4000 systèmes d'impression jet d'encre installés dans le monde mettra l'accent sur ses gammes d'encre pour le textile, les étiquettes et l'emballage
Solutions logicielles
Caldera. Nouvelle solution web to print grand format, pour l'impression textile, et dernière version du RIP logiciel v9.20 et workflow system Flow +2.0. On trouve Caldera aux commandes de nombreux équipements aux côtés d'EFI.
EFI. Logiciels de production intègrent l'offre de Gamsys récemment acheté.
GMG Production Suite 2.0. Une solution tout en un pour l'impression grand format.
Zund. Solution logicielle de découpe Cut Centre 2.0
http://www.fespa.com/london/
Raphael Ducos

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Graphitec 2013

   logo    Le salon des industries graphiques "Graphitec" ouvre ses portes du 11 au 14  juin à Paris Porte de Versailles (10 à 19h, et 17h le 14 juin) sur le thème "Quand l'innovation repousse les limites de l'impression". De nombreuses animations spécifiques se dérouleront pendant ces quatre jours : plateaux TV, Place des nouveautés, Campus de la filière Graphique, Journée impression numérique le 12 juin. Voici un bref tour d'horizon de ce qui sera exposé (CF reviewofprint du 25 mai dernier).

Agfa Graphics. Solutions logicielle Web to print Apogee StoreFront (4A024)
Chili Publish. Logiciel d'édition de documents en ligne CHILI Publisher 3.5, qui s'intègre avec de nombreux flux et plates-formes de production (4 Β 016)
CP Bourg. Système de finition BB 3102 (4C005)
GMG. Solution logicielle Production Suite 2.0. (4D012)
HP. Presse numérique HP Indigo 10 000 (B2), solution HP WallArt pour papier peint. (4D043)
ID Numérique. Revendeur de systèmes d'impression grand format (HP et Mimaki notamment) et de consommables et médias. (4D048)
Kodak. Plaque sans traitement Sonora XP, système Flexcel NX, Prinergy Workflow version 6, etc. et systèmes d'impression numérique : Nexpress SX, Nexpress à 5 groupes, Prosper Serie S. (stand 4D035)
KBA. Presse rotative jet d'encre RotaJet76 (4B027)
Konica Minolta Business Solutions. Système d'impression business hub Press 1250 et solution logicielle Printgroove JT Suite 5.0. (4D024-028)
Konica Minolta Sensing Europe. Spectrophotomètres, spectro-densitomètres, cabines lumineuses à LED (stand 4C 052)
MGI. Jetvarnish 3D : 2360 feuilles/heure en 36 x 48 cm en vernis sélectif relief, plus de 3000 feuilles en 52 x74 cm en vernis sélectif classique. Option dorure à chaud. (4D015)
O2I PRINT. Impression numérique grand format TurboLine 320 UV Led, et TurboLine 254 UV (4A035)
Oki. Le Lab CMJN exposera l'imprimante A3 C910, et le MFP A4 MC780dfn, tandis que le lab CMJB présentera les imprimantes à toner blanc C920WT et C711WT (4C058)
Pitney Bowes. Vernisseuse UV Argos. Horizon : Thermorelieur BQ 280 PUR, Raineuse Plieuse CRF 362 etc. (4A031)
Primera Technology. Le nouveau système de marquage laser LP 130. (4C006)
Ricoh. Solutions logicielles Marcom Central et Fusion Pro. Systèmes d'impression Pro C5100S/5110S, Pro C901+/C901S+Graphic Arts (4C015)
RISO. The Bridge. une solution documentaire intégrée : du fichier d'impression à la remise postale avec BOWE SYSTEC. (4B041)
Scodix. Système de finition numérique version Metallic, braille, rainbow  (4A016)
Xante. L'imprimante grand format Excelgraphix 4200 à base d'un moteur memjet (4D051)
Xerox. Presse couleur Xerox C75/J75 (Appligraphic 4C043)

http://www.graphitec.com

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L'internet des objets est déjà là

On connecte des copieurs, des imprimantes, des scanners, des multifonctions, des presses offset, des téléphones, des tablettes, des ordinateurs, des GPS, des caméras, des appareils photos, des télévisions : pourquoi pas tous les autres objets qui sont alimentés en énergie? Genre massicots, plieuses, perforeuses, chariots automatiques, unités de traitement du courrier, stocks, etc.?
L'omniprésence des réseaux numériques dans la vie quotidienne que ce soit en entreprise, en ville ou ailleurs ouvre la porte à de très nombreux candidats potentiels à la connexion! Réfrigérateurs, véhicules, panneaux d'affichage, boîtiers d'alarme incendie, portes automatiques de garage, etc., en font déjà partie tout comme la géolocalisation d'êtres vivants.
Un article publié dans Le Monde daté du 28 mai 2013 nous apprend sur ce sujet qu'une société toulousaine "Sigfox" a développé depuis un an, sur quasiment tout le territoire français, un réseau très bas débit, avec l'aide de TDF, pour connecter des objets sans avoir besoin de beaucoup d'énergie. Des dizaines de milliers d'objets sont déjà connectés comme des panneaux d'affichage pour savoir s'ils sont opérationnels, des boîtiers alarme incendie avec un commissariat, ou pour localiser des animaux dans l'Ariège. La communication avec les objets connectés peut être mono ou bidirectionnelle, ou assurer leur géolocalisation. Les flux de données fournis par le réseau M2M/loT de Sigfox sont au format IP et sont directement intégrables dans les systèmes d'information existant dans les entreprises.
Bonne nouvelle donc pour les fournisseurs de batteries destinées à alimenter tous ces systèmes connectables. Mauvaise pour ceux qui veulent rester à l'abri de tous les réseaux interconnectés.
www.sigfox.com
Raphael Ducos

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Les pertes de données sont-elles inévitables à l’ère du numérique ?

Au moment où on parle beaucoup de Big Data, de Cloud, de bases de données (etc.), Marc Delhaie, Président-Directeur Général d'Iron Mountain France soulève une question essentielle : Les pertes de données sont-elles inévitables à l'ère du numérique ?
"Sachant que 93 % des grands groupes et 76 % des petites entreprises[1] reconnaissent avoir été victimes d'une faille de leur sécurité au cours des deux dernières années, vous auriez toutes les raisons de penser que les entreprises s'exposent inévitablement au risque de perdre des données. D'ailleurs, une étude d'Iron Mountain révèle[2] que plus de la moitié des entreprises européennes (53,3 %) s'attendent à perdre un jour des données ; c'est qu'elles ne sont tout simplement pas préparées à protéger leurs informations confidentielles.
Un tel manque de vigilance est inquiétant. Beaucoup préfèrent s'assurer contre le coût financier d'une violation ou un perte de données que de prendre des mesures pour se prémunir du risque. Or, il serait bien plus rentable et favorable pour la prospérité des entreprises sur le long terme qu'elles investissent pour combler les failles de leur programme de protection des données et empêcher que leurs informations tombent entre de mauvaises mains.

Les conséquences de la perte de contrôle sur ses données
La proposition de réforme de la législation relative à la protection des données de la Commission Européenne, présentée en janvier 2012, prévoyait des amendes pouvant atteindre 1 million d'euro ou 2 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise en cas de violation de données. Un vote récent des législateurs de l'UE contre ces sanctions, proposant plutôt de confier la définition de l'importance d'une amende dans les mains des régulateurs nationaux, indique que la loi définitive est susceptible d'être moins sévère que prévu. Quelle que soit la taille finale des amendes qui seront infligées, nous remarquons que la menace de pénalités financières aussi lourdes n'a pas incité les entreprises à adopter des politiques de gouvernance appropriées pour protéger leurs informations sensibles des citoyens de l'UE.
Mais les conséquences financières ne sont pas les seules. La compromission de données peut être bien plus préjudiciable pour la réputation d'une marque et la confiance des clients. Avec la généralisation des médias sociaux autant à des fins personnelles que professionnelles, les réputations se défont plus vite et à plus grande échelle que jamais, au point qu'une violation de données aussi minime soit-elle, peut avoir de graves conséquences.

Satisfaire les attentes de protection des données
Avant qu'une entreprise puisse mettre en place des mesures de protection de ses informations, elle doit d'abord définir clairement les responsabilités et obligations vis-à-vis de ces données, où qu'elles soient stockées. La loi invoque la responsabilité des entreprises en cas de perte de leurs données, même si les informations concernées sont stockées par un tiers. Il revient donc aux entreprises d'évaluer, de gérer et de limiter l'exposition au risque de leurs informations d'un bout à l'autre de la chaîne, dans le cadre d'un programme de responsabilité des informations d'entreprise (ou Corporate Information Responsibility, CIR).
La nouvelle proposition de législation de protection des données de l'UE implique de gros changements pour les entreprises. Selon le projet de réforme, les entreprises devraient notifier les autorités de réglementation sous 24 heures suivant une compromission. Ceci suppose d'avoir des processus efficaces et bien huilés d'identification et de reporting d'incident. La question de la surveillance de l'intégrité des données se pose également, surtout  au vu de la multiplication des médias sociaux et des terminaux mobiles. Ce peut être un vrai casse-tête que de savoir où se trouvent les informations que possède l'entreprise, sur quels supports et dans quels formats physiques et électroniques.
La nouvelle législation de protection des données que souhaite adopter l'UE forcera les entreprises à prendre au sérieux le risque de perdre des données et à agir en ce sens. Son application promet de nombreuses évolutions positives pour le suivi et la prévention des risques encourus par l'information, mais cela ne se fera pas en un jour. En Allemagne, les entreprises ont déjà pour obligation de désigner parmi leur personnel un(e) responsable de la protection des données et du maintien de la conformité avec la loi.  Voilà un bon exemple à suivre pour les autres pays de l'UE.
Les violations de données ne devraient pas être considérées comme aussi inévitables. Les changements induits par la nouvelle législation de l'UE sont une formidable occasion pour les entreprises de faire le point sur les règles et processus en place et de s'interroger sur leur capacité à prévenir les pertes de données. C'est l'occasion de consolider leurs défenses, de limiter leur exposition aux risques pour l'information et de faire valoir une approche responsable de la protection des informations sensibles et leur engagement à prendre les mesures qui s'imposent pour protéger les données personnelles que leur confient les citoyens européens. Concernant les fuites d'information, il est temps pour les entreprises d'arrêter de passer la serpillière et de penser plutôt à bien fermer le robinet."

[1] Information Security Breaches, étude de PwC , 2012
[2] Etude réalisée par Opinion Matters pour le compte d'Iron Mountain, entre le 30/11/2012 et le 14/12/2012. Panel : 1 275 décideurs des services informatique, financier et juridique de moyennes à grandes entreprises (de 50 à 5000 employés) au Royaume-Uni, en France, en Hongrie, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.
Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations cliquez ici
www.ironmountain.fr

Raphael Ducos

 

 

 

 

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« Canon Insights Office »

   Canon étude Insights Office   L'étude indépendante, commandée par Canon Europe, « Canon Insights Office » analyse la perception des utilisateurs quant à la valeur ajoutée des équipements utilisés en entreprises et fait le point sur l’impact des nouvelles technologies dans les usages d’aujourd’hui.
Elle montre, entre autres, que les entreprises tardent à mettre à la disposition des utilisateurs les équipements technologiques nécessaires aux nouveaux modes de travail. Il existe une réelle différence de perception entre décideurs et utilisateurs quant à la mise en place de ces équipements avec le risque sous-jacent que cette situation freine la valeur ajoutée que ces matériels sont susceptibles d’apporter aux entreprises.

Principaux résultats de « Canon Insights Office »

  • Une inadéquation entre les besoins des utilisateurs et les technologies mises à leur disposition

Malgré les efforts des entreprises pour tenter de réduire leur consommation de papier, les documents imprimés occupent toujours une place prépondérante, parallèlement au volume toujours croissant de documents électroniques. Cependant, c’est davantage la manière dont les collaborateurs veulent pouvoir créer et gérer leur documents qui  est en pleine évolution en raison de la flexibilité dans la façon de travailler, de la  mobilité et de la consumérisation des équipements technologiques.
Or, selon cette étude, les entreprises européennes peinent à offrir à leurs collaborateurs les technologies dont ils ont besoin pour travailler facilement lors de leurs déplacements. En effet, seule une minorité d’entre elles, certes non négligeable, équipe ses collaborateurs avec des smartphones (20 %) ou des tablettes (9 %). Ceux qui les utilisent déjà sont quant à eux certains qu’il s’agit d’outils indispensables à leur travail. Les personnes interrogées sont en outre une majorité à souhaiter des conseils et un soutien de leur service informatique de façon à optimiser leur productivité au bureau ou en déplacement.
« La technologie s’adapte en permanence pour répondre aux besoins de l’utilisateur. Aujourd’hui, au bureau, ce phénomène est plus rapide que jamais, et les nouvelles pratiques de travail accélèrent ces changements », commente Céline Brzezinski, Directrice Adjointe Marketing Office, Business Imaging Group, Canon France. « Si les entreprises veulent maintenir la productivité de leurs collaborateurs, il est important qu’elles prennent en compte leurs besoins. Il est essentiel que les décideurs connaissent les besoins des utilisateurs de façon à pouvoir identifier les équipements technologiques adéquats ; L’autre challenge consiste à former les utilisateurs finaux afin qu’ils soient capables d’en utiliser toutes les fonctionnalités. »

  • Assurer la sécurité des documents : une nécessité mal intégrée

Assurer la sécurité lors du traitement des documents est également un enjeu essentiel. L’étude a mis en évidence un décalage certain entre ce qui est attendu de la part des utilisateurs finaux et ce qui leur est proposé par leur service informatique. Plus des deux tiers des employés interrogés gèrent des documents confidentiels ou sensibles  dont l’impression est réalisée sur des périphériques accessibles à tous (78 %). Les utilisateurs pensent que leur entreprise gère de manière efficace la sécurité des documents alors qu’en réalité, moins de 5 % des décideurs affirment que la sécurité est un critère dans le choix du matériel d’impression, de copie ou de numérisation.

  • Un manque de communication entre utilisateurs et décideurs

L’étude révèle que les collaborateurs se sentent exclus du processus de choix des technologies mises à leur disposition par l’entreprise.  Les employés européens veulent être mobiles (un tiers travaille à distance) et certains seraient mêmes favorables à l’idée d’utiliser leur ordinateur portable (31 %) ou leur smartphone (26 %) personnel à des fins professionnelles (BYOD*).
« Il est évident que cette divergence au sein des entreprises entre   
décideurs et utilisateurs, risque, si ce n’est pas déjà le cas, de nuire à la productivité», ajoute  Céline Brzezinski . « Pour combler cet écart et tirer pleinement profit des investissements informatiques, les utilisateurs finaux devront à terme exercer une plus grande influence sur le processus d’achat. Les décideurs se doivent d’écouter les utilisateurs et de mieux comprendre leurs souhaits et leurs besoins s’ils veulent que les entreprises gagnent en productivité et gardent l’avantage sur la concurrence», conclut-elle.

Le « Canon Office Insights Report » est une étude indépendante  commandée par Canon et réalisée par le cabinet d’étude londonien RS Consulting. Elle a été réalisée auprès de 1671 personnes dans 18 pays en Europe dont 300 décideurs issus d’un large éventail d’entreprises de toutes tailles et de différents secteurs d’activité et a été complétée par 60 entretiens approfondis. Les personnes interrogées utilisent toutes les technologies de gestion documentaires (imprimantes, scanners, multifonctions, etc.). Afin de garantir un large éventail représentatif, aucune limite ou restriction n’a été fixée quant aux marques des périphériques installés.

www.canon.fr  / www.canon-europe.com

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L'avenir de l'imprimé dans le mix de la communication

Lutt Willems (Duomedia)L'imprimé doit s'adapter pour continuer à jouer un rôle primordial dans le mix de communications. C'est ce que révèle l'enquête internationale sur l'avenir de l'imprimé réalisée auprès de consultants sectoriels par Duomedia. Des prescripteurs et professionnels de l'imprimé de 10 pays ont livré leur avis d'expert sur la manière dont ce médium va évoluer dans l'ère numérique.
Explication de Lutt Willems, associée chez duomedia : « L'enquête réalisée en fin d'année par duomedia dépeint précisément l'état du secteur de l'imprimerie. En recueillant les points de vue de professionnels et de prescripteurs du monde entier, nous pouvons aider les imprimeurs à identifier les domaines les plus importants sur lesquels se concentrer pour améliorer leur chiffre d'affaires et faire en sorte que l'imprimé reste une composante hautement efficace du mix de communications cross-média. »
D'une industrie manufacturière à une activité de services
De nombreux répondants ont pointé l'urgence qu'il y a pour les imprimeurs à adopter une nouvelle stratégie. Ils les ont exhortés à ne plus se contenter d'être des fournisseurs, mais à collaborer plus étroitement avec les clients et les marques pour se profiler comme des prestataires de services à valeur ajoutée dans la chaîne d'approvisionnement du marketing et de la communication.
Pour Eddy Hagen, directeur et trendwatcher au VIGC (Institut flamand pour la communication graphique) : « Les imprimeurs doivent changer de mentalité et s'atteler à offrir des solutions et des services plutôt que de se cantonner à la vente de produits. De quoi le responsable marketing a-t-il besoin ? Pas de la brochure imprimée en tant que telle, mais d'une solution pour faire passer son message à ses clients (potentiels). L'identification des besoins réels des clients va engendrer des offres nouvelles et intéressantes. J'ai épinglé dernièrement un exemple simple, mais très efficace, de cette nouvelle pensée orientée-solutions : un imprimeur a résolu le problème numéro un d'un petit producteur de vins (des ventes difficiles), rien qu'en retravaillant le layout de l'étiquette. Petite adaptation, mais gros impact. Bien sûr, un changement de mentalité nécessite d'investir du temps et des ressources. Mais le jeu en vaut la chandelle si le prestataire est vu comme un maillon à valeur ajoutée dans la chaîne de marketing et de développement du produit, plutôt que comme un simple fournisseur de papier ou d'emballage imprimé. Le secteur évolue d'une industrie centrée sur le produit vers une activité de solutions et de services. »
L'impression à la demande de plus en plus... demandée
Un grand nombre de répondants ont également évoqué la tendance croissante aux courts tirages à la demande, une évolution facilitée par les avancées dans le domaine de l'impression numérique. Les grands volumes vont diminuer avec le temps, et l'imprimé sera produit de plus en plus à la demande.
Les livres scolaires constituent un parfait exemple de la raison du succès de ces courts tirages ponctuels. Vu la vitesse à laquelle ils deviennent obsolètes, il ne se justifie plus d'un point de vue économique de les imprimer à plusieurs milliers d'exemplaires. Grâce au numérique, l'école peut en faire tirer autant qu'elle le souhaite, au gré de ses besoins, et en adapter le contenu de manière à ce que ses supports pédagogiques restent aussi pertinents que possible.
Un marché pour les produits imprimés à valeur ajoutée
Les répondants entrevoient des opportunités de croissance du côté de la confection de produits auxquels les gens attachent une fonction nouvelle, une valeur ajoutée ou une dimension émotionnelle, comme les photos.
Pour Ed Boogaard, journaliste pigiste spécialisé dans l'imprimerie, certaines personnes considéreront toujours l'imprimé comme plus précieux que son pendant numérique : « Beaucoup, par exemple, accordent une importance particulière aux tirages papier. Faire défiler des images à l'écran d'un portable n'a pas la même saveur que de feuilleter un album ou un photobook. Par ailleurs, les magazines vont devenir de plus en plus fonctionnels pour leurs lecteurs, surtout avec la tendance aux courts tirages. »
Rendre l'imprimé interactif
Que l'on parle de revues, de tirages commerciaux ou d'emballages, de codes QR, d'URL personnalisées ou de réalité augmentée, il existe une kyrielle de moyens de rendre l'imprimé interactif et de le fondre de manière plus ou moins transparente dans les stratégies de communications numériques.
Selon Cary Sherburne, rédactrice senior à WhatTheyThink, « Les imprimeurs envisagent les alternatives numériques à l'imprimé comme une menace et ils s'inquiètent de la cannibalisation de leur métier. Le fait est que cette cannibalisation continuera d'avoir lieu, avec ou sans eux. Rendre l'imprimé interactif, ce qui n'est somme toute pas si difficile, aura pour effet d'étendre sa durée de vie et d'en accroître la valeur. De plus, doter une brochure imprimée d'une valeur ajoutée en l'agrémentant d'une appli pour tablette ou smartphone qui lui superpose du contenu enrichi, comme du son, de la vidéo, etc., peut générer des sources de revenus à forte marge et renforcer la fidélité du client. »
Croissance continue du secteur de l'emballage et de l'étiquette
Les personnes interrogées prédisent que, si les volumes d'imprimés commerciaux vont diminuer, le secteur de l'emballage et de l'étiquette va suivre le chemin inverse.
Ainsi que le résume l'un des répondants : « Peu importe comment le numérique va évoluer, une crème glacée est impossible à télécharger. Vous aurez toujours besoin de l'emballage. »
Mais la pression environnementaliste visant à réduire toujours plus les volumes d'emballages ne va-t-elle par rendre le marché plus étroit ? Pas nécessairement, pense un correspondant. « Voyez comment l'emballage a diminué du côté des œufs de Pâques. Mais cela ne signifie pas la fin pour les imprimeurs d'emballages. Simplement, l'accent est d'avantage mis sur le packaging créatif. Les concepteurs et fabricants d'emballages peuvent toujours conférer une valeur ajoutée aux produits des marques en produisant des packagings créatifs et attrayants. Seulement, leur espace d'expression est fortement réduit. »
Développement durable - terrain crucial
Selon l'enquête, la problématique du développement durable va prendre encore plus d'importance, les marques renvoyant à leurs références écologiques pour glaner un avantage concurrentiel.
Les répondants suggèrent à cette fin que toutes les entreprises actives dans le secteur papetier communiquent plus largement sur leurs accréditations et initiatives écoresponsables. Et ce surtout dans la mesure où la sphère numérique sera appelée de plus en plus à rendre des comptes quant à son incidence réelle sur l'environnement.
Le papier a encore l'image du « mouton noir » auprès du grand public, alors que la production papetière est loin d'être aussi dommageable pour la planète qu'on le dit. Ainsi aux États-Unis, on fait par exemple pousser plus d'arbres qu'on n'en coupe. Le numérique, en comparaison, a actuellement le beau rôle parce que la plupart des gens n'ont aucune conscience de l'impact environnemental des déchets électroniques. Les industries du papier peuvent tourner cette situation à leur avantage. À force de défendre leur position depuis si longtemps, elles ont à faire valoir une kyrielle d'initiatives écoresponsables qui plaident pour leur engagement en faveur de pratiques plus vertes.
L'éducation et l'adoption du numérique, clés d'un avenir plus rose pour l'imprimé
Un thème commun, récurrent dans toute l'enquête, concernait le besoin pour chaque partie impliquée dans le secteur de faire mieux connaître les derniers développements technologiques dans le domaine de l'impression. Autrement dit, tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement de l'imprimé doivent collaborer plus étroitement pour vendre les avantages de la communication sur papier. La plupart des imprimeurs ne savent en effet pas comment s'y prendre.
Toute résistance au numérique est futile, dit Ed Boogaard : « Il ne sert à rien de vouloir combattre le numérique. Il est là pour durer. L'imprimé et le numérique peuvent certainement coexister et se compléter l'un l'autre. Les imprimeurs et les fournisseurs du secteur devraient se focaliser sur les domaines où le papier et l'imprimé peuvent jouer un rôle important et apporter une valeur ajoutée hors de portée du numérique. » www.duomedia.com
Raphael Ducos

 

 

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L'explosion

L'impression a explosé, explose, explosera encore dans de nouvelles directions. Déposer de l'encre sur du papier, du carton, du plastique etc. analogiquement, numériquement, de façon hybride en combinant les avantages des deux : c'est possible et même déjà réalisé aux quatre coins du globe. A cette description linéaire traditionnelle s'ajoutent plusieurs développements qui méritent l'attention.

Le cross media. L'impression doit être considérée du point de vue du donneur d'ordre qui utilise tous les médias (mail, web, réseaux sociaux, papiers etc.) à sa disposition pour atteindre ses cibles de consommateurs. Une occasion unique pour un prestataire d'impression de remonter une filière et de gagner des compétences

Le mobile.
Dans le même univers, le document destiné à l'impression doit pouvoir être vu sur d'autres supports que le seul papier. Sur PC, sur écran géant, sur tablette, sur smartphone. Ici aussi le développement de solutions spécialisées (App) permettent de bénéficierde nouveaux canaux d'activités. C'est aussi à la portée de chaque entreprise.

La dématérialisation. En entrée ou/et en sortie? A travers toutes les étapes suivies par les anciens flux papier. La dématérialisation a de beaux jours devant elle. D'autant que la valeur ajoutée qui l'accompagne compense le recul de chiffre d'affaires constaté dans le domaine de l'impression pure et dure.

L'impression 3D
. Un domaine qui a très rapidement  atteint le grand public et le professionnel. De nouveaux fournisseurs comme Stratasys, des anciens comme HP ou Roland etc. en profitent pleinement. Un nouvel arc à la portée des prestataires traditionnels ou de nouveaux entrants.

L'impression électronique est un des secteurs les plus prometteurs. Les marchés mondiaux pourraient être multipliés par cinq d'ici dix ans. On parle ici des OLED, e-paper, bio-electronics, etc. Des sociétés comme Ceradrop sont déjà placées.

Nouvelles technologies d'impression. Personne n'est à l'abri de nouvelles avancées technologiques qui pourraient bouleverser les habitudes. L'arrivée des nanotechnologies dans les systèmes jet d'encre est déjà à l'oeuvre chez plusieurs constructeurs. On n'attends plus que de vérifier si les promesses de Benny Landa pourront être tenues (nouvelle technologie d'encre et partenariat avec les grands constructeurs d'offset).

En arrière plan, on trouve cependant dans chaque développement de nouvelles compétences informatiques, notamment dans le domaine de la création, de la transmission et de la gestion des données. A suivre donc.
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www.IDTechEx.com/pe   *    www.ceradrop.fr
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Raphaël DUCOS

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Les contraintes du Cloud

La sécurité et l'organisation des données, le respect de la confidentialité et de l'environnement constituent les quatre dimensions auxquelles il faut soumettre le Cloud, pour ne pas en être victime.
Après Apple, Microsoft, Facebook, et Twitter (etc.), Evernote vient d'être à son tour la cible des hackers. Point commun à toutes ces victimes : le Cloud! Elles utilisent toutes le Cloud (décentralisation du stockage des données à distance par réseau dans des fermes de serveurs redondants). Dans le cas d'Evernote (50 millions d'utilisateurs) il semble que les noms, les adresses email, et les mots de passe aient été atteints. Evernote indique que rien ne prouve que les contenus, les détails des transactions soient concernés par ces actions. D'où le conseil du fournisseur à tous ses utilisateurs de changer leur mot de passe (CF Lettre ROP N°125 sur la sécurité du Cloud)
L'utilisation du Cloud continue pendant ce temps sa progression irrésistible tirée par la publicité, l'automatisation des processus professionnels, et le SaaS. Au total plus de 130 milliards de dollars de chiffre d'affaires en progression de près de 20% cette année selon le cabinet d'études Gartner. Pour resituer l'importance du Cloud, rappelons que le marché mondial des cartouches de toner n'est que de 50 milliards de dollars/an selon Photizo.
Non seulement les marchés du Cloud prennent de plus en plus d'importance dans les pays développés, mais l'entrée des nouveaux acteurs que sont les pays émergents, et le développement de nouveaux moyens de gestion et de recherche du Cloud de la part de Google rend tout espoir de changement d'orientation illusoire. Le Cloud est condamné à devenir de plus en plus efficace et indispensable.
Il reste un point dont on ne parle pas si souvent : celui du contrôle du Cloud par les Etats. Les lois régissant l'accès aux informations stockées dans le Cloud sont différentes aux Etats-Unis, en Europe, et en Asie, pour ne citer que les plus importants. Toutes les avancées développées pour gérer le Big Data (les données non structurées) sont ici testées grandeur nature. La garantie de la sécurité de ces mêmes Etats est mise en avant, pour analyser toutes les données mises sur le Cloud par les navigateurs, les micro-ordinateurs, ou les imprimantes multifonctions dotées de nouvelles fonctionnalités d'impression et d'envoi par le Cloud. Et comme tout passe par des tuyaux communs...
Bien sûr, il y a aussi l'aspect environnemental qu'il faudrait analyser. Quel coût réel le stockage de données effectués dans de gigantesques fermes de serveurs représente-t-il pour la communauté humaine (énergie, CO2 etc.)? La Lettre de ROP n° 137 s'était déjà penchée sur ce sujet.
Raphael Ducos

 

 

 

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Les stratégies de rétention documentaire à l’ère numérique

En principe, la rétention documentaire devrait être une étape simple du plan de gestion des informations : vous déterminez les données que vous souhaitez ou devez conserver, vous les archivez en lieu sûr et les détruisez conformément aux directives nationales. Mais il n’en est rien ! Par Marc Delhaie, Président-Directeur Général d’Iron Mountain France

Car les réglementations européennes de rétention documentaire sont multiples et complexes. Elles prescrivent des durées de conservation variables selon le type d’information, de quelques mois à 20 ans, voire plus. Et pour ne rien arranger, elles diffèrent selon les pays et les secteurs d’activité, et sont constamment révisées.
Conservez certains documents trop longtemps et vous risquez d’enfreindre les lois sur la confidentialité et la protection des données ; supprimez-en trop tôt et vous pourriez tomber sous le coup des lois sur la production électronique de documents (e-disclosure). 35 % des entreprises européennes de taille moyenne[i] choisissent ainsi de conserver l’intégralité de leurs documents papier et électroniques, par simple précaution. Cette proportion atteint même 39 % dans le secteur de la finance et 45 % dans celui de la fabrication et de l’ingénierie.
Preuve du sentiment de confusion générale qui règne, la plupart des entreprises ne gardent en revanche aucune trace de leurs communications numériques de type e-mails, messages texte et publications sur réseaux sociaux.
Comme le souligne une récente étude de l’organisme mondial de normalisation AIIM[ii], si près de 3/4 (73 %) des entreprises ont étendu leur plan de rétention de données aux e-mails, la plupart ont conservé des processus de suppression manuels. Dans 55 % des cas, les entreprises laissent la sauvegarde et la suppression des e-mails à l’appréciation de leurs salariés ; une approche d’autant plus risquée que les poursuites judiciaires utilisant les e-mails comme principaux éléments de preuve se multiplient et font la Une des médias. 
Il faut toutefois reconnaître que la présence potentielle de copies des communications électroniques sur différents postes de travail, terminaux mobiles et ordinateurs portables rend leur suivi et leur gestion pratiquement impossibles et ne facilite pas leur rétention.
La situation est encore pire avec les SMS, qui sont parfois supprimés des téléphones professionnels lorsque les salariés quittent l’entreprise, emportant avec eux des données parfois cruciales.
Quant aux réseaux sociaux, ils sont les grands absents des plans de rétention des entreprises. Elles seraient moins de 15 % à conserver des enregistrements des publications sur réseaux sociaux externes, selon l’étude d’AIIM. Si certaines ne traitent pas ces informations comme des données institutionnelles pour des raisons pratiques, de réduction des risques notamment, la grande majorité se sent dépassée par ces technologies qui évoluent rapidement et semblent trop difficiles à contrôler et surveiller.
Pourtant, 1/3 des entreprises qui conservent une trace des publications sur réseaux sociaux ont déjà tiré profit de ces enregistrements. Ils ont permis à 27 % d’entre elles, une minorité néanmoins significative, de résoudre des litiges avec des clients et à 17 % de régler des conflits internes, contribuant ainsi à préserver leur réputation.
La situation n’est toutefois pas près de s’améliorer puisque, selon l’AIIM, 1/3 des entreprises n’ont toujours pas désigné de responsable de la gouvernance des messages instantanés, communications mobiles et contenus de réseaux sociaux externes. Ce constat est d’autant plus alarmant que les litiges se multiplient, entreprises et consommateurs étant plus que jamais conscients de leurs droits et soucieux de les faire valoir.
Qu’adviendra-t-il si les entreprises s’obstinent dans ces mauvaises pratiques de rétention alors que le volume d’informations produites ne cesse de croître ? Car il est aussi risqué de conserver trop longtemps des données, personnelles ou de candidatures infructueuses par exemple, que de détruire trop tôt des échanges qui pourraient être utiles en cas de poursuites judiciaires, comme des correspondances par e-mail ou encore des informations sur des risques sanitaires.
Il est de la responsabilité des organismes juridiques et de gestion de l’information d’éclairer les entreprises pour qu’elles s’adaptent à cet environnement changeant et prennent le contrôle de toutes leurs informations. Ce n’est qu’en s’appuyant sur des bases solides qu’elles parviendront à gouverner la rétention de leurs données.
[i] Etude menée en 2013 par PwC, pour Iron Mountain. PwC a interrogé 600 cadres dirigeants au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, en France et en Hongrie.
[ii] Rapport 2013 « AIIM Industry Watch : Information Governance – records, risks and retention in the litigation age »
www.ironmountain.fr.
Raphael Ducos

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Production : Où l'on rebat les cartes

On aurait du s'en douter. Qu'il y avait anguille sous roche. Aux journées Innovation Days d'Hunkeler à Lucerne les stands voisins d'Impika et de Xerox semblaient étrangement étrangers. Ce qui n'avait pas été le cas aux journées de 2011, où tout l'état-major de la RD de Xerox avait examiné de près et enregistré les performances des presses jet d'encre numérique d'Impika. Camera à la main. Depuis, Xerox a même revendu quelques moteurs Impika chez un prestataire du Benelux. Si l'on analyse l'offre de chacun des deux constructeurs on s'aperçoit qu'il n'y a pas de redondance entre les gammes de presses, au contraire. L'offre d'Impika est totalement complémentaire de celle de Xerox. En un sens, l'acquisition d'Impika permet à Xerox de rattraper son retard en matière d'impression jet d'encre liquide. Il s'appuyait jusqu'ici sur la seule technologie jet d'encre solide héritée de l'acquisition de Textronix à la fin du siècle dernier. Avec les avantages et les inconvénients de celle-ci. Pour Impika, cela permet d'accéder à l'univers des flux logiciels de Xerox (FreeFlow, etc.), un secteur où il manquait d'arguments.
Gageons que de même que le rachat d'Indigo par HP a assuré une pérennité et des développements inexpérés à Indigo, de même l'entrée d'Impika et de ses têtes chercheuses (55 ingénieurs) dans le giron de Xerox risque bien de rebattre les cartes de l'impression de production.
Raphael Ducos

 

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Interfaces où êtes vous?

"Changing perspectives" est le thème central de la première conférence internationale sur les interactions homme-ordinateur qui se tient jusqu'au 2 mai à Paris. CHI 2013 est une conférence multi-disciplinaire alimentée par les travaux et les réflexions venant d'horizons aussi variés que la science, le design, le management, les jeux, la santé, les arts numériques, etc. Les participants (plus de 3000) viennent de soixante pays. Le directeur de cette conférence est Wendy E.Mackay, directeur de recherche du INSITU Lab, INRIA, France. La variété et la richesse des interventions méritent d'être soulignée. Les irrigations interdisciplinaires le sont tout autant. Cela va des interfaces 3D à l'apprentissage en passant par le language, le cerveau, les affichages souples, les outils intelligents, les tables et sols interactifs, les relations sociales, la santé, etc.
Ce qui est d'autant plus intéressant que parallèlement un standard de communication internet pour les objets connectés (machine to machine, internet of things) est en train de voir le jour. Un comité technique d'OASIS (advancing open standards for the information society) doit élaborer le standard MQTT (message queuing telemetry transport) dont une version première est déjà utilisée par CISCO, IBM, Red Hat etc.
Un seul conseil : consulter le site et le futur compte rendu de cette conférence. En espérant que la complexité actuelle des interfaces des ordinateurs, et autres systèmes numériques, bénéficient au plus vite des découvertes mises à jour lors de ces journées de travail. La commande/reconnaissance vocale, ou visuelle, font partie des nouvelles approches, qui commencent à trouver leur place dans l'environnement numérique.
http://chi2013.acm.org/
https://www.oasis-open.org
Raphael Ducos

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Hunkeler's Innovation Days : premier bilan

Hunkeler Robot_tnCinq nouvelles presses numériques jet d'encre, des presses numériques améliorées, des solutions logicielles, et bien sur de nouvelles solutions de finition Hunkeler vont marquer le secteur graphique dans les mois à venir.

Des visiteurs très professionnels (environ 5500), et 70 exposants se sont retrouvés à Lucerne à l'initiative d'Hunkeler du 11 au 15 février derniers. Les équipements de pré et post-impression de ce dernier se retrouvaient sur tous les stands des fournisseurs de systèmes d'impression, et associés aux autres partenaires du secteur de la finition.
En vedette : la Rotajet de KBA, qui est un monstre compact de 22 tonnes. Une presse jet d'encre couleur conçue par le plus ancien constructeur mondial de rotatives. Elle a tout pour assurer productivité et qualité (3000 x A4/mn; 600 x 600 dpi natif).
Kodak a introduit une Prosper intelligente : la presse jet d'encre 5000 XLi, avec contrôle en continu de nombreux paramètres pour optimiser qualité et productivité, et de nouvelles encres à nanoparticules.
Une rotative à jet d'encre solide SED a fait son apparition chez Xerox : la CiPress 500 SED (impression recto verso avec un seul moteur). Elle était accompagnée par la présentation technologique d'une nouvelle presse feuille couleur Xerox Colour 8250 Production Printer destinée au marché du transactionnel, et du marketing direct. Elle doit être lancée en 2013.
La presse monochrome Monocube de Graph-Tech (groupe Domino) imprime en noir et blanc jusqu'à 783 mm de large et 150 m/mn. Résolution de 600 x 600 dpi. Coût d'investissement : à partir de 285 000 euros (446 mm de large et 75 m/mn).
L'IP 5000 d'InfoPrint Solution s'enrichit d'un nouveau sécheur IR pour améliorer le rendu de l'impression. Démonstration concluante avec un ouvrage quadri sur les jardins. Deux lignes de production démontraient sur le stand la souplesse d'utilisation de la plate-forme (livres noir et couleur).
Canon/Océ mettait l'accent sur la rotative jet d'encre Océ 3900 munie de deux sorties Hunkeler : l'une pour la production de corps d'ouvrages en ligne (première mondiale), et l'autre pour la production du journal du salon avec des micro-perforations pour coupon détachable.
Impika présentait une ligne de production de journaux ou de brochure à partir de sa presse iPrint Compact.
Screen de son côté exposait deux chaînes de production de corps de livres en noir et couleur sur la plate-forme Truepress 520.
Côté logiciels, à retenir l'annonce de la version majeure Prisma 5 de Canon Océ à partir de laquelle vont se développer les générations suivantes (elle fonctionnera en 64 bits natif, permettra l'enrichissement d'un document de codes à barre, ou d'images avant la mise dans la file d'attente, un reporting plus détaillé avec un meilleur contrôle de l'encrage réel)
Chez Ricoh, Process Director assure une meilleure intégration, PDF Doc Enhancer permet de travailler en post process sans toucher aux applications, mais Total Flow Cadence n'est encore qu'en démonstration technique. De son côté le Ricoh 901+ bénéficie du dernier RIP d'EFI.
Hunkeler a présenté notamment ses nouveaux modules UW8 (dérouleur) et RW8 (ré-enrouleur) pour la nouvelle chaîne de traitement du papier en sortie d'impression numérique; son module de découpe laser et de perforation dynamique HL6; un module d'enduction avant et vernissage après impression jet d'encre PC7 primer coater.

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De l'intérêt du marketing digital

Le marketing digital est la voie de la croissance pour les points de vente, selon  Matthias Berahya-Lazarus, Président de Bonial France.

L’arrivée en France de coaches Google pour les professionnels désirant développer leur visibilité en ligne est pour les commerçants un signal de plus : les points de croissance nécessaires pour combattre le marasme économique se trouvent sur Internet. Frappée de plein fouet par la crise, la grande distribution doit aussi faire face à l’essor des pure players. A l’heure où déjà un Français sur trois (1 ) fait de la recherche en ligne « son 1er réflexe de préparation d’achats », Morgan Stanley prévoit ainsi qu’Amazon pourrait représenter 26% du commerce mondial dans trois ans.
Comment les enseignes traditionnelles peuvent-elles faire face à la montée en puissance d’internet, média qu’elles n’ont jusqu’ici exploité que partiellement, pour capter et séduire ces consommateurs en ligne ? N’ont-elles pas tout à gagner à concurrencer ces nouveaux acteurs sur leur propre terrain, tout en jouant de leurs atouts historiques ?

L’offensive de l’e-commerce n’épargnera aucun secteur de la distribution

Force est de constater que le commerce en ligne n'épargne aucun secteur : ce n'est qu'une question de temps et de maturité. Après le tourisme, l’électronique ou le textile, c’est au tour d’autres secteurs, pourtant réputés difficiles à pénétrer, d’être concurrencés par des pure-players sur le web. Ces derniers n'hésitent pas à investir massivement en publicité, en ligne bien sûr mais également à la télévision, avec des objectifs de conquête agressifs.
Qui eût cru, par exemple, que le grand public achèterait un jour des voitures (Aramisauto.com) ou même des pièces détachées (Oscaro.com) sur internet ? De même, la bataille du meuble ne fait que commencer avec l’arrivée en France d’acteurs tels que Made.com, très présent dans les médias actuellement, ou de l’offre idoine d’Amazon. Il s’agit pourtant d’un secteur jugé délicat à pénétrer en raison du caractère impliquant des achats, de la nécessité prétendument incontournable de voir et toucher les produits et bien sûr de contraintes logistiques fortes.
Une autre concurrence inattendue provient enfin des industriels eux-mêmes, fournisseurs de la distribution. L’annonce par L’Oréal du lancement d’un site de vente en ligne est un exemple révélateur. Habituée à un usage intensif des média de masse, la marque s’émancipe de ses partenaires historiques de la distribution traditionnelle pour se lancer dans une stratégie d’investissement en ligne.

Le marketing et l’influence, au cœur de la bataille

En proportion, la part du e-commerce sur ces secteurs reste évidemment faible. Ces nouveaux acteurs du web, aussi solides et expérimentés soient-ils, ne vont pas emporter du jour au lendemain la moitié de leur marché. Néanmoins, leurs dépense en marketing, resposant essentiellement sur une parfaite maîtrise des leviers digitaux, montre un dynamisme saisissant (+14.8%) face à des dépenses marketing en quasi-stagnation côté Grande Distribution (+2.6%) (2). A l'heure du consommateur ultra-connecté, c’est une arme redoutable qui pourrait leur permettre de capter une part significative de la maigre croissance du marché en 2013 et 2014.
Les points de ventes physiques, historiquement maîtres dans l’art d’instaurer une pression promotionnelle via différents canaux traditionnels de communication, sont désormais largement concurrencés sur ce terrain par les pure players. Ces derniers génèrent leurs meilleures ventes grâce à des sollicitations permanentes et à la diffusion massive et ciblée d’offres promotionnelles agressives. La bataille de la croissance ne se joue donc plus seulement en circuit fermé entre distributeurs traditionnels, mais aussi et surtout en ligne.

Le digital, canal d'influence et de croissance pour les points de vente

Jusqu'ici, les enseignes traditionnelles ont surtout exploité internet pour les besoins de la vente en ligne, en concentrant autant que possible le trafic vers leur site de e-commerce. C'est un premier pas – et le plus logique – mais le digital, qui inclut à présent les mobiles et tablettes, peut également apporter beaucoup aux points de ventes physiques. Il peut notamment séduire et attirer ces nouveaux consommateurs connectés dans les magasins.
En quelques années, le temps passé sur le web a explosé, avec des internautes de toutes classes d’âge ou catégories socioprofessionnelles. Les temps de consommation média le montrent : les Français passent en moyenne 27,7 heures sur Internet, plus que la moyenne européenne (3).Chez les utilisateurs de smartphones (soit plus de la moitié des Français), ordinateurs, smartphones et tablettes captent aujourd'hui bien plus d'attention que la télévision et la radio… réunies ! A ce titre, ils ont donc atteint ensemble le statut de « média de masse » capable d'accueillir et de diffuser des campagnes d’influence de très grande ampleur, apte à développer les ventes d’un réseau ou restaurer une image-prix défaillante.
En outre, le digital rend le travail de ciblage bien plus facile qu'il ne l'a jamais été dans l'histoire des média. Nul besoin de découper le plan média en fonction des critères d'audience : le consommateur en phase de recherche ne cesse de livrer spontanément ses intentions au gré des moteurs de recherche ou au travers d'applications mobiles, souvent géolocalisées de surcroît. C'est la magie de l’« opt-in » et du mode « pull » digital, par opposition au mode « push » des médias traditionnels.
Ainsi, dans l’univers de la distribution, la question de l'affectation des budgets digitaux doit se poser à tous les décideurs. En effet, l’audience en ligne constitue aujourd’hui un fabuleux vivier à utiliser habilement. Non pas pour contrer frontalement des e-commerçants spécialisés toujours plus nombreux et aguerris, en considérant le digital uniquement comme un canal de vente, mais pour jouer à fond les atouts différenciants de son réseau physique. C’est toute la force des démarches « web-to-store », considérer le Web également et peut-être avant tout comme un canal d’influence.

1) Source IFOP-Bonial, Janv-2013.
2) Croissance des investissements publicitaires 2012 vs. 2011, Source Kantar
3) Source : Etude ComScore 2013

Raphael Ducos

 

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Tous à Lucerne!

Du 11 au 15 février 2013, Hunkeler organise à Lucerne, en Suisse, une manifestation unique en son genre : les Innovationdays. Le constructeur suisse rassemble tous ses partenaires fournisseurs de systèmes d'impression, de finition (façonnage, courrier), et de papiers du monde entier. Une occasion unique de faire le point sur les solutions complètes de production de documents.
On y trouvera donc : Canon/Océ, HP, Impika, Kodak, Pitney Bowes, Ricoh, Screen, Xeikon, Xerox.
Mais aussi Böwe Systec, Gramag, Guk, Heidelberg, Horizon, Hunkeler, Kern, Kern-data, KBA, Monocube, Muller Martini, Bograma, ImagingSolutions, Meccanotecnica, Sitma.
Sans oublier Actega, adphos, Alfa Klebstoffe, Atlantic Suisse Tec, ATS, CIP 4, Compart, CVG Papier, docucom, doxnet, Ebda, Eukalin, Folien Fischer, Francis Buehler, Gietz, GMC, GOP, Graphax, HSW, icon, Interquest, Kama, manroland web systems, Mathias Baoeurle, Merlin, Mitsubishi Paper Mills, Mondi, multigraf, neopost, PODI, Polar, Schneider, SET, W+D, Wohlenberg et Ziegler Papier.
Outre Canon/Océ, Compart, Impika et Screen (dont on trouvera les développements ci-joints), HP doit exposer ses presses numériques Indigo W7250 et T-Series jet d'encre couleur avec différents équipements de finition d'Hunkeler, de Meccanotecnica et d'Horizon pour des applications comme la production de livres, de direct mail, de journaux.
Hunkeler devrait présenter son nouveau module de finition pour la dépose d'un vernis (de type acqueux) en sortie de rotative numérique.
Interquest organise un séminaire sur le livre numérique le 13 février.
Kama présente son nouveau module ProFold 74 (plieuse, encolleuse, perforation, rognage).
Ricoh mettra l'accent sur ses rotatives InfoPrint 5000, ses presses feuilles, mais surtout sur ses approches logicielles comme le ProcessDirector Express, le TotalFlow Cadence for Publishing et DocEnhancer, et le calculateur Digital ou Offset du programme Ricoh Business Driver.
Xeikon doit démontrer son savoir faire en impression de tickets avec plusieurs niveaux de sécurité sur une Xeikon 8600.
Enfin on s'attend à ce que Xerox annonce une nouvelle version de sa rotative CiPress et de nouvelles solutions logicielles.
Raphael Ducos
http://innovationdays.hunkeler.ch

 

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Vrai ou faux?

Vrai ou faux? On ne sait plus qui, et quoi croire. Images et textes sont désormais a priori suspects. Surtout depuis l'avènement du numérique. Bon, d'accord avant ce n'était pas mieux. Les pratiques frauduleuses étaient cependant moins nombreuses par manque de moyens. On savait effacer la présence d'un responsable, ou d'un dirigeant politique, tombé en disgrace, d'une photo emblématique à un moment où le chef, toujours au pouvoir, déployait déjà sa présence rayonnante (opération très pratiquée en Allemagne sous le règne des nazis, ou en Russie du temps des communistes, etc.). Les améliorations des images de propagande assuraient aussi du travail aux artistes de la chambre noire. Chez les écrivains, journalistes et autres auteurs de documents destinés à être imprimés uniquement sur du papier on pouvait se poser aussi la question des truquages. Comme la circulation des informations n'était pas aussi facile que maintenant, la part des ré-inventions et erreurs d'interprétations et de traductions a joué aussi son rôle (C.F. "Scoop" d'E.Waugh), sans oublier les diverses opérations de propagande conduites par chaque pays.
Un très bon article dans "The Economist" souligne que le truquage des photos est maintenant chose assez courante dans les dossiers soumis aux assurances, dans les articles scientifiques proposés aux journaux spécialisés de référence, et même dans les communications de certains pays. Chaque fois, il s'agit "d'améliorer" les images dans un sens favorable à une démonstration. Il faut désormais recourir aux services d'analystes, de spécialistes, pour déterminer l'authenticité d'une photo, afin de savoir si elle n'a pas été "photoshopée". Des concepteurs de logiciels s'y sont aussi penchés et fournissent des outils spécialisés d'aide à la détection des manipulations. L'association de ceux-ci avec le savoir-faire des spécialistes permet de détecter parfaitement les images truquées semble-t-il. Mais toutes les instances concernées ne sont pas encore équipées…Il faudrait inventer des lunettes spéciales permettant de détecter instantanément des images truquées!
Dans le domaine du texte de nombreuses affaires trés récentes, ou un peu plus anciennes, montrent que le plagiat, ou pillage littéraire, relève désormais d'un savoir-faire sophistiqué et répandu. Un article, tout aussi pertinent que le précédent, du quotidien "Le Monde" daté du 16 avril 2013, et signé de Mme Hélène Maurel-Incart fait le point la dessus : "Plagiat : les nouveaux faussaires". "Aujourd'hui, dit-elle, les nouveaux faussaires des oeuvres de l'esprit semblent avoir envahi le marché du livre." Le bilan dressé est loin d'être brillant puisque dans un encadré ont apprend, rien que pour la France, qu'un chef religieux, de grands écrivains, un journaliste, un directeur de rédaction ont été pris la main dans le sac, et certains condamnés. L'auteur de l'article analyse les raisons du développement de ces pratiques illégales, et donne enfin un conseil : "Aux hommes surmenés, aux esprits fatigués, nous préconisons l'ouvrage collectif dûment signé par des collaborateurs bien identifiés, ou plus raisonnablement le repos ou, mieux, le silence." Conseil à suivre sans restriction!

http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21572915-digital-imaging-insurers-publishers-law-enforcement-agencies-and-dating-sites-are
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/15/plagiat-les-nouveaux-faussaires_3159654_3232.html
Raphael Ducos

 

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IT Partners 2013 : les nouveautés du traitement du document

logo_itpIT Partners 2013 qui se tient les 5 et 6 février à Disneyland Paris sur 11 000 m2 devrait être l'occasion pour de nombreux acteurs du secteur de l'impression bureautique de présenter de véritables nouveautés.
Trois acteurs concurrents, utilisant des technologies différentes, proposent ainsi des imprimantes conçues sur le principe de la barre d'impression jet d'encre fixe sur toute la largeur de la page :
  • Brother (Stand C27) présente son imprimante jet d'encre noir et blanc A4 à 100 ppm;
  • HP (Stand C23) introduit ses imprimantes et MFPs utilisant la technologie d'impression wide array;
  • Memjet-Sispeo (Stand A17) annonce l'impression jet d'encre couleur à base de nouvelles têtes d'impression nanographiques (jusqu'à 60 ppm en couleur).

On ne manquera pas de faire un tour chez Toshiba (Stand C 34) pour vérifier l'intérêt du MFP qui peut effacer ce qu'il a imprimé : l'éco-MFP e-STUDIO 306LP/RD30.
Un nouvel acteur d'origine chinoise fera aussi son entrée sur le salon : Pantum (stand B 04) présentera des imprimantes monochrome à 20 ppm.
Numérisation
Fujitsu (Stand B11). Le ScanSnap iX500 est mis en avant; Kodak (Stand B05) exposera scanmate i940, scanner compact transportable.
Solutions de numérisation
IRIS (Stand B 08), et Nuance (Stand A 16) présenteront des solutions logicielles concurrentes de numérisation et de reconnaissance de caractères.
Impression
Les derniers équipements d'impression jet d'encre et à base de toner seront présentés chez Canon (Stand B19), Epson (Stand C07), Konica Minolta/Develop (Stand C05), Kyocera (Stand B10), Lexmark (stand B 03), Oki (stand C11), Ricoh (stand B 15), Samsung (Stand C30).
Bonnes découvertes.

Raphael Ducos

 

 

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Papier : une espèce en voie de disparition?

adobe_illustrationUne étude, réalisée pour Adobe aux Etats-Unis au début 2013, indique que la majorité des responsables d'entreprise interrogés ont une attitude négative envers les processus d'entreprise à base de papier. Ils citent la productivité, la sécurité, l'attrait de nouveaux talents, et le respect de l'environnement comme les bénéfices des processus complètement numériques. D'où le titre de l'étude "Paper : an endangered species?" (Papier : une espèce en voie de disparition?).
L'étude montre que le papier peut être une entrave à la productivité. Plus de la moitié des responsables estiment ainsi que des approches numériques simplifient le travail, sont faciles à utiliser, et leur permettent d'être plus efficaces. Les entreprises qui sont lentes à adopter des pratiques entièrement numériques se trouvent désavantagées pour faire croître leurs activités, et attirer de nouveaux clients:
  • 51% des interrogés indiquent qu'un flux numérique rend le classement et la gestion des documents plus simples
  • 61% disent que travailler numériquement réduit les coûts
  • 32% indiquent qu'un flux numérique est plus efficace, qu'il leur donne un avantage pour les travaux avec les clients, et enfin les aide à gagner de nouvelles affaires.

En matière de contrats, le papier perd la bataille dans toutes les catégories, du coût à l'efficacité et à la simplicité d'utilisation. Le basculement vers le tout numérique pourrait bien être à l'horizon, car les responsables interrogés indiquent qu'ils seraient très intéressés par l'utilisation d'un outil automatique par internet qui faciliterait la signature, le suivi et la sécurité des contrats:
  • 98% des interrogés indiquent qu'ils utilisent encore du papier pour les échanges avec contrats
  • 18% ont déjà choisi des méthodes entièrement numériques pour signer des contrats
  • 72% disent que des outils numériques, comme un service d'eSignature, satisferaient un besoin essentiel des entreprises
  • 73% affirment que la vie serait plus facile si tous les contrats échangés au travail étaient réalisés numériquement

Le papier a une incidence sur la confiance entre les entreprises, leurs partenaires, leurs  revendeurs et leurs clients. La recherche montre que ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le caractère inviolable des contrats, le coeur de tous les accords d'affaires et de toutes transactions commerciales:
  • Plus des deux tiers des personnes interrogées pensent que les contrats sur papier ont tendance à se dégrader
  • 60% des responsables pensent que les documents électroniques, protégés par des mots de passe, sont plus surs que des documents papiers enfermés dans un coffre fort.
  • 56% citent la peur d'égarer un papier, en tête des défauts d'utilisation du papier

L'étude montre qu'il y a une attitude de plus en plus répandue comme quoi il est plus prestigieux de travailler dans une entreprise qui a choisi de travailler en numérique:
  • 76% des responsables interrogés indiquent qu'ils sont impressionnés par les entreprises qui sont très développées dans le numérique
  • 71% disent qu'ils souhaitent que leur entreprise soit davantage numérique
  • 68% expliquent qu'il est important pour une entreprise de travailler essentiellement en numérique, et non à base de papier, quand ils doivent choisir où travailler

L'étude "Paper : an endangered species?" (Papier : une espèce en voie de disparition?) a été menée en ligne par Edelman Berland pour Adobe fin janvier début février 2013 auprès de 1051 responsables américains d'entreprises de toutes tailles. Son taux d'erreur est de + ou - 3,1%.

Raphael DUCOS
http://www.adobe.com/aboutadobe/pressroom/pdfs/Adobe_Paper_An_Endangered_Species_Study.pdf

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Sans Papier ou sans Google?

La campagne "Go paperless in 2013" (sans papier en 2013), pour protéger l'environnement et les forêts, lancée par Google et quelques sociétés (HellFax, Manilla, HelloSign, Expensify, Xero, et Fujitsu) en début janvier 2013 aux Etats-Unis a rallumé la mèche de la guerre que se livrent les tenants de l'imprimé avec ceux du numérique.
Les professionnels des industries graphiques ont réagi en deux temps:
  • Premier temps : des sociétés couvrant toute la chaîne de valeur ajoutée de la communication graphique (forêts, papeteries, encres et produits chimiques, prépresse, presse, finition, édition, impression) réunies au sein d'une initiative commune "Two Sides" ont souligné, en réponse à cette campagne, l'impact environnemental des activités de Google (consommation de 2,3 milliards de kwh d'électricité par an; des centres de données qui consomment 2% de la consommation totale d'électricité des USA; pour chaque kwh utilisé pour le traitement des données il en faut presqu'autant pour faire fonctionner les systèmes de refroidissement et de chauffage; 100 recherches effectuées sur Google représentent la consommation d'une ampoule de 60 watt pendant 20 minutes soit 0,02 kwh d'électricité et 13 g de dioxide de carbonne; enfin chaque utilisateur de gmail consomme 2,2 kwh d'électricité chaque année et génère 1,2 kg de dioxide de carbonne). Et d'ajouter avec GreenPeace que le volume des déchets électroniques progresse plus rapidement que tous les autres avec les impacts environnementaux que cela entraîne. La lecture d'un document qui doit être consulté par plusieurs personnes peut être plus respectueuse de l'environnement si elle est imprimée. Enfin, les forêts loin d'être détruites pour fabriquer du papier ont progressé aux Etats-Unis de 49% en 50 ans, et de 30% en Europe depuis 1950. L'énergie consommée pour produire de la pâte et du papier est assurée aux Etats-Unis à 65% par la biomasse renouvellable et en Europe à 54%.
  • Deuxième temps : Verdigris, l'initiative commune pour rassembler les innovations environnementale en matière de médias imprimés (Agfa, Digital Dots, drupa, HP, Kodak, Ricoh, Splash8, unity, EFI, Fespa, Heidelberg, Pragati, Xeikon) propose en réponse à Google d'arréter d'utiliser les services Google (Google, Google+, Chrome, Android) pour faire annuler cette campagne par la société américaine.
L'organisation Printing Indusries of America (PIA), de son côté, soutient dans une campagne appelée "la valeur de l'imprimé" l'approche environnementale juste des industries graphiques et pose la question des conséquence qu'aurait l'abandon de l'utilisation de l'utilisation de Google par le million de salariés de ce secteur, plus leurs familles et amis.
Comment vivre sans papier et/ou sans google pour continuer à faire semblant de travailler, de s'instruire et de s'amuser?
Meilleurs Voeux à toutes et tous pour 2013 de la part de toute l'équipe de reviewofprint.
Raphael Ducos

http://www.paperless2013.org/
www.twosides.info ou www.twosides.us
http://value.printing.org/page/10574#mobile
www.verdigrisproject.com

 

 

 

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Les chevaux du temps

ThrowBack_tnLe morse, le télex, le fax, et internet ont libéré les chevaux du temps. Dépassant à très grande vitesse le courrier papier, ou "snail mail". L'information, puis l'image peuvent attendre, sagement ou non, que le destinataire y accède ou vienne les relever. On est loin du téléphone (mobile, smartphone, tablette compris), de la radio et de la télévision. Encore que les répondeurs, les podcasts, les modes replay (re-voir), et les réseaux dits sociaux compensent l'absence d'interlocuteur au moment de l'appel ou de la diffusion. On peut tout transmettre instantanément : textes, sons, images, vidéos. Inutiles ou utiles. A partir de n'importe où, et de presque n'importe quoi.
Tous ces medias ne traitent cependant que du temps passé. On ne parle, ou diffuse, que ce qui s'est déjà passé (vrai ou faux). Au mieux on trouve des reconstitutions de villes détruites dans des films réalisés en 3D comme celui consacré à Varsovie en 1935, de la cathédrale de Strasbourg diffusé sur Arte, ou la comparaison de photos prises au même endroit à Paris en 1900 et en 2013 (rue89). On remonte toujours du passé vers le présent tout comme les nouvelles ou les actualités, qui sont toujours dé-passées!
Pour aborder les temps futurs, un nouvel acteur vient de lancer une application photographique gratuite qui enregistre sur le nuage (Cloud) une photo prise avec un iPhone et la restitue de façon aléatoire dans le futur proche, c'est à dire n'importe quand entre demain et cinq ans. Son nom : ThrowBack.
Un bon moyen pour se libérer de la pression de l'actualité, qui disparaît  toujours sous le rouleau compresseur de l'actualité de demain. Avant d'entrer peut être un jour dans l'Histoire, pour des raisons invisibles au jour le jour.
C'est toujours mieux qu'un contrat, une assurance ou un testament, documents papier classiques pour le futur, depuis toujours.
Les chevaux du temps retrouvent un nouveau terrain de jeu.
Merci au journal Le Monde et à rue89 qui ont publié certaines de ces informations.
Raphael Ducos
https://itunes.apple.com/us/app/throwback/id551185859?mt=8
www.lemonde.fr
http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/03/24/paris-1914-2013-en-photos-grimpez-dans-notre-fabuleuse-machine-remonter-le

 

 

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2013 : encore le jet d'encre!

Il faut se faire une raison : le jet d'encre va encore faire la une des médias spécialisés dans les mois à venir. Et plutôt deux fois qu'une! Soutenu en partie par les évolutions technologiques de son environnement.
Deux étapes à ne pas manquer en 2013 pour suivre ses évolutions futures : les innovationdays d'Hunkeler organisés à Lucerne du 11 au 15 février pour les solutions de production et de finition, et la Fespa 2013 du 25 au 29 juin à Londres pour les solutions d'impression grand format. Les manifestations nationales de 2013 permettront d'actualiser les annonces qui y seront faites : Graphispag (Barcelone 17 au 20 avril), Grafitalia (Milan 7 au 11 mai), Graphitec (Paris, 11 au 14 juin), Graphexpo (Chicago, 8 au 12 septembre).
Les avantages des technologies d'impression jet d'encre (souplesse d'utilisation, résistance, qualité, coût, etc.) expliquent leur présence dans tous les secteurs de l'impression:
  • Dans le domaine de l'impression en entreprise (bureautique) trois acteurs majeurs avancent leurs pions en matière d'impression jet d'encre en concurrence directe des modèles laser : Epson, HP, et Memjet.
  • En impression grand format, l'éventail des concurrents est plus large : Agfa, Canon et Océ, Durst, Epson, HP, Memjet (Own X, Océ, Fuji Xerox), Mimaki, Mutoh, Ricoh depuis peu, Roland. Dans ce domaine, l'impression à base de toner noir et blanc ou couleur a du mal à résister (KIP, Océ, Ricoh)
  • En impression de production, la dynamique est bien lancée : Atlantic Zeiser, Domino, Fuji Graphic, HP et Pitney Bowes, Kodak, Konica Minolta, Impika, InfoPrint Solutions, Océ, MGI, Memjet (Delphax), Miyakoshi-Ryobi, Screen, Xerox. A surveiller : la montée en puissance de Landa avec son encre nanographique, qui a annoncé des accords avec les principaux constructeurs de presses offset.
  • En impressions spéciales, toujours à base de jet d'encre, on n'oubliera pas les évolutions de l'impression 3D avec HP, Objet, Roland, etc. Tout en surveillant du coin de l'oeil l'impression sur verre, sur céramique et bien sûr sur textile.
Dans l'environnement professionnel de l'impression jet d'encre, la multiplication des écrans ne va pas cesser : tablettes, smartphones équipés de nouveau moyens de communication (NFC, RFID, Bluetooth, USB, WiFi, 4G), à deux écrans sur le recto et sur le verso, récupérant et envoyant des données avec les MFPs, écrans souples, et enfin la nouvelle génération en cours de gestation des écrans 8K - mieux que la haute définition - soutenus par la télévision publique japonaise. Autant de sources de données à imprimer ou à récupérer.
Tout étant désormais rélié, volontairement ou non, se posent aussi des problèmes de sécurité, avec la pratique du BYOD (entre autres), de gestion des volumes de données à traiter (Big Data), et d'utilisation à distance de serveurs installés on ne sait pas toujours où (Cloud).
Trois remarques pour terminer:
  • Du côté de l'impression à base de toner, le lancement du copieur effaceur de Toshiba suscite pas mal d'interrogations sur son futur accueil dans les entreprises. A priori, la réduction du coût d'impression, et la protection de l'environnement qui résulte de son utilisation, devraient séduire les organismes engagés dans une stratégie de responsabilité vis à vis de l'environnement.
  • La montée en puissance de l'impression jet d'encre dans tous les domaines ne signifie pas la disparition de l'impression à base de toner que ce soit avec du laser ou des led, car certaines applications ne peuvent pas être assurées par le jet d'encre.
  • L'impression par jet d'encre a un très bel avenir devant elle : 99% du marché de l'impression mondiale (en volume), et 90% (en valeur), reste à conquérir, même s'il faudra bien laisser un peu de place à l'impression à base de toner!
ReviewofPrint va profiter des fêtes de fin d'année pour se revêtir d'un nouvel habit que nous espèrons mieux adapté à tout ce qui s'annonce. Meilleurs voeux à tous nos lecteurs, où qu'ils soient, de la part de toute l'équipe. Rendez vous en janvier.
Raphael Ducos

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Le ballet des expos

Quatre manifestations importantes dans le domaine de la production et de la gestion de la production graphique au premier semestre 2013, trois à l'horizon 2014 et 2016. Point commun : la part toujours plus grande prise par l'approche numérique de la production (pré-presse, flux, impression et même finition).
Graphispag.digital 2013 (et non plus Graphispag) se tient du 17 au 20 avril à la foire de Barcelone en même temps que le salon Sonimagfotos & Multimedia et l'Image&Print World Congress. Une façon d'annoncer clairement les nouvelles directions que doivent prendre les prendre les professionnels de l'impression, du numérique et de l'image. www.graphispag-digital.com
Interquest organise le 16 mai à Paris le Forum de l'impression numérique et de la communication multicanal. Une journée pour faire le point de la synergie entre communication imprimée et électronique. www.inter-quest.com
Graphitec se déroulera du 11 au 14 juin 2013 à Paris Porte de Versailles sur le thème "No Limit". Une occasion de rassembler toute la filière graphique présente en France. www.graphitec.com
Fespa, manifestation dédiée à l'impression grand format, se tiendra à Londres du 25 au 29 juin 2013. www.fespa.com
Ipex, salon de toute la chaîne graphique, organisé par Informa Group après son rachat à Picon (fédération des fournisseurs britanniques) devrait se tenir du 24 au 29 mars 2014 à Londres. Beaucoup de ténors de l'offset (Heidelberg, Komori) et du numérique (Agfa, Canon, HP, Landa, Mimaki, Xerox) ont décidé de ne pas y participer. www.ipex.org
Interpack, manifestation leader centrée sur l'emballage, du 14 mai 2014 à Dusseldorf, en Allemagne. www.interpack.com
drupa, première manifestation mondiale de toute la chaîne de production graphique, aura lieu pendant onze jours du 31 mai au 10 juin 2016 à Dusseldorf, en Allemagne. www.drupa.com.
Raphael Ducos

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Impression de production jet d'encre : la compétition est sévère !

HP (et Pitney Bowes), Oce (groupe Canon), Kodak, Impika, InfoPrint Solutions (Ricoh), Xerox s'affrontent avec des rotatives jet d'encre concurrentes sur les marchés de l'impression de production. Chacun place ses pions - ses installations - au quatre coins du monde. De l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud. Il est dommage que beaucoup d'utilisateurs souhaitent rester discrets sur leurs investissements dans ces domaines. En voici cependant quelques uns.
HP vient d'annoncer l'installation d'une rotative au CSQ (Centro Stampa Quotidiani), groupe de presse italien pour produire les éditions locales de quotidiens internationaux. L'impression de livres sur rotatives HP a déjà été mise en service chez CPI (Firmin Didot) en France en 2010, etc. Au total, HP annonçait l'installation de 60 rotatives jet d'encre au printemps dernier (avec Pitney Bowes qui utilise les moteurs des rotatives HP).
Kodak est installé à la réunion chez Graphica pour l'impression d'édition locales de quotidiens nationaux, en France chez Sagim et Laballery et chez Clays (UK) pour l'impression de livres, etc.
Océ est présent en France chez Interval pour l'impression de marketing direct et de journaux, à la Poste Suisse pour "My Newspaper", chez Impulso (Espagne) pour la production de livres à la demande, chez TNT Post (Hollande) pour de l'impression transactionnelle, chez Stroma et Newspaper Abroad (Londres) pour l'impression de journaux à partir d'une base de 1400 titres mondiaux, chez Arvato Services (groupe Bertelsman) pour du transpromo, etc.
Infoprint solutions est notamment installé chez Docapost avec plusieurs presses, pour assurer de l'impression transactionnelle, tout comme chez First Data (Boulder, USA), etc.
Impika se retrouve chez le groupe Diffusion Plus pour du marketing direct, et du transactionnel, et dans le Groupe Sema (Australie) et chez AddComm (Hollande) pour du marketing direct, etc.
Xerox s'est installé avec sa rotative à jet d'encre solide chez dmh Marketing Partners (USA) pour du marketing direct, ses rotatives ne sont toutefois disponibles sur les marchés que depuis la fin 2012.
Si tous ces acteurs utilisent du jet d'encre, chacun a choisi une variation de cette technologie : thermique (HP), piezo (Océ, InfoPrint Solutions), continu (Kodak), solide (Xerox)! Ils proposent tous des solutions monochrome ou couleur. Chacun se présente toujours accompagné d'un environnement logiciel conséquent qui s'enrichit au fil des mois: SmartStream pour HP, Prisma pour Océ, Unified Workflow pour Kodak, InfoPrint ProcessDirector pour InfoPrint Solutions (Ricoh) et Freeflow pour Xerox. Impika s'intégrant sur mesure avec tout environnement logiciel. Toutes ces solutions d'impression peuvent assurer des courts ou longs tirages, des impressions de données variables ou des productions complètement personnalisées.
Les marchés visés sont pour le moment ceux du marketing direct, de la presse quotidienne, et du transactionnel. En attendant l'arrivée de nouveaux acteurs qui vont sans aucun doute élargir encore l'horizon abordé par l'impression numérique jet d'encre.
www.hp.com; www.kodak.com; www.oce.com; www.infoprint.com; www.impika.com; www.xerox.com
Raphael Ducos

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